Laser sur la cathédrale de Metz
© Philippe Gisselbrecht
Les Constellations de Metz, ce sont deux parcours en un. L’historique, créé en 2016, s’intitule « Pierres numériques » et met, comme son nom l’indique, le patrimoine messin en valeur grâce à des technologies diverses. La déambulation a lieu la nuit autour de dix œuvres, réparties sur 1,9 km. Impossible de se perdre. Un faisceau lumineux bleu indique la direction à prendre d’une étape à l’autre.
Parce qu’elle porte le nom du festival, l’œuvre Constellation (au singulier) signée par 1024 architecture, label artistique fondé par François Wunschel et Pier Schneider, s’impose comme l’installation manifeste de cette sixième édition. Grâce à un algorithme, la Moselle s’anime de rayons laser qui, lorsqu’ils se croisent sur l’eau, forment d’éblouissants motifs stellaires. À contempler depuis le pont Saint-Georges, de même que Lotus, paysage floral imaginé, au jardin Fabert, par Nicolas Paolozzi : « On peut y passer 5 minutes ou… toute une nuit, si on est bien accompagné », soutient l’artiste. Dernier arrêt – et non des moindres ! – la cathédrale Saint-Étienne qui, en plus d’être la troisième plus haute de France (derrière Beauvais et Amiens) et d’abriter des vitraux de Marc Chagall, accueille cette année deux mappings : « Nature » du duo japonais FLIGHTGRAF et « Climate » du collectif espagnol Onionlab. Un point d’orgue doublement spectaculaire.
À cette promenade nocturne, répond le parcours « Arts & Jardins ». En place depuis l’an passé, celui-ci comprend également dix œuvres. À commencer par le Cessez le feu de Valentin Pierrot, point de départ de la visite, porte des Allemands. Avis aux arachnophobes : au niveau de la tour au diable, gardez la tête baissée ! Une énorme araignée suspendue pourrait vous donner des frayeurs. Elle est l’œuvre de l’un des étudiants de l’ÉSAL (École Supérieure d’Art de Lorrain), invités à semer leurs créations le long du sentier des remparts. Heureusement, il y a HOPES (espoirs, en français) du prospectiviste Yannick Monget, un peu plus loin, pour s’en remettre. Quoique ses huit « peintures numériques » représentent l’avenir plus ou moins dystopique de grandes capitales mondiales, telle Londres inondée ou Athènes en feu. Toutes ces œuvres sont à découvrir sur l’application « Histoires de Metz », au même titre qu’un circuit d’art urbain, que couronne cette année une exposition consacrée au duo bordelais Monkeybird, à l’Arsenal. De quoi avoir des étoiles dans les yeux !
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