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Arts joailliers

Boucheron resplendit à la Monnaie de Paris

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Publié le , mis à jour le
À l’occasion de ses 160 ans, la maison Boucheron, fondée en 1858, propose une exposition originale et immersive, un voyage au cœur de son univers où l’on croise l’emblématique place Vendôme, des animaux-icônes qui jalonnent son histoire, des créations contemporaines mises en résonance avec les bijoux d’hier… Voici cinq bonnes raisons de vous y rendre.

1. Découvrir l’ADN Boucheron à travers les siècles

Née en 1858, près du Palais-Royal, la maison Boucheron fut vite reconnue grâce au talent exceptionnel de Frédéric Boucheron et de pièces restées iconiques. L’exposition fait dialoguer cette riche histoire avec les créations contemporaines, à l’exemple du célèbre collier « Point d’interrogation » créé en 1879 : le voici décliné aujourd’hui en « Lierre de Paris » et « Plume de paon ». Plus récente, la ligne stylisée « Serpent Bohème » de 1968 est revisitée en 2018 version XXL, et ornée de malachite ou de grenat rhodolite. On découvre également le loup et la chouette des neiges, nouveaux venus dans le bestiaire joaillier cher à la maison.

Archives Boucheron, Collier « Point d’interrogation » (à gauche) et « Collier Plume » de paon (à droite)
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Archives Boucheron, Collier « Point d’interrogation » (à gauche) et « Collier Plume » de paon (à droite), 1882 – 2017

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Plume de paon pavé de diamants, saphir et émeraudes / Plume de Paon pavé de diamants, sur or blanc • © Boucheron

2. Vivre une expérience interactive

« Vendôrama » se veut une immersion dans l’univers de la Maison et fait pour cela appel à tous nos sens. Pénétrant dans la structure elliptique qui accueille l’exposition, nous voilà plongés dans une nature luxuriante où résonne le chant des oiseaux. Livres animés, tablettes, écrans tactiles et vidéo à 360° ponctuent et accompagnent la visite. Wladimir, le chat persan noir aux yeux jaunes en citrine, emblème de la maison, nous initie même à la réalité augmentée et nous raconte, tout au long du parcours, des anecdotes sur l’histoire de Boucheron.

Vue de l’exposition Vendôrama
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Vue de l’exposition Vendôrama

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© Boucheron

3. Pénétrer les coulisses de la joaillerie

Cette immersion décline les quatre moments clés de la création joaillière. Tout commence par l’« Inspiration », se manifestant à travers les 1 500 livres d’archives que conserve la Maison, où figurent toutes les créations, les achats et les commandes. Comme cette acquisition d’un diamant ayant appartenu à la Couronne de France et offert par Frédéric Boucheron à sa femme. Vient ensuite la « Création », illustrée par une centaine de gouachés que l’on peut prendre en main et étudier de près. Le passage du studio de dessin à l’atelier de fabrication est matérialisé par une série de vitrines contenant des gemmes au dégradé arc-en-ciel. Nous voici dans l’atelier : quatre métiers d’art – polisseur, lapidaire, joaillier et sertisseur – sont filmés au plus près en pleine fabrication du bijou. Vient enfin la « Révélation », qui présente des pièces finalisées déclinant deux collections iconiques de Boucheron, « Quatre » (2004) et « Reflet » (1947).

Collection « Hiver Impérial ». Phase d’enfilage des billes d’onyx sur le collier « Grand Nord »
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Collection « Hiver Impérial ». Phase d’enfilage des billes d’onyx sur le collier « Grand Nord », 2017

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© Boucheron

4. Découvrir un lieu historique secret

La maison-mère de Boucheron occupe depuis 1893 la célèbre place Vendôme, conçue par l’architecte favori de Louis XIV, Jules Hardouin-Mansart (1646–1708). En écho à ce style classique, « Vendôrama » s’est installée dans l’écrin d’un lieu confidentiel, le petit hôtel de Conti (ou aile Mansart) situé dans l’enceinte de la Monnaie de Paris. Typique des hôtels particuliers parisiens se situant entre cour et jardin, c’est là une des premières œuvres connues du jeune Mansart, érigée en 1669. Ce bâtiment n’a dû sa survie qu’au nom de son prestigieux architecte lorsque, sous Louis XV, fut construite quai de Conti la manufacture de la Monnaie. L’occasion unique de découvrir un lieu dérobé, connu des seuls initiés.

Photographie de Robert Doisneau avec vue sur la colonne Vendôme
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Photographie de Robert Doisneau avec vue sur la colonne Vendôme, 1949

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© Robert Doisneau

5. Mettre en parallèle les savoir-faire de deux grandes maisons

« C’est magique de comparer le travail du précieux entre les artisans de la Monnaie et ceux de la joaillerie », explique Aurélien Rousseau, à la tête de la Monnaie de Paris. Les similitudes sont nombreuses : métaux précieux, instruments, savoir-faire, esprit de création … « Le partenariat entre la Monnaie de Paris et Boucheron fait partie des très belles rencontres de savoir-faire et d’envie », ajoute-t-il. Boucheron a participé au mécénat privé visant à restaurer l’aile Mansart. Ce partenariat devrait donner lieu à une exceptionnelle collection conjointe un peu plus tard dans l’année – dont le secret est encore jalousement préservé.

Collection « Hiver Impérial ». Positionnement du diamant rond de 4,14 ct au centre du collier « Rostov »
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Collection « Hiver Impérial ». Positionnement du diamant rond de 4,14 ct au centre du collier « Rostov », 2017

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© Boucheron

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Vendôrama

Du 12 janvier 2018 au 28 janvier 2018

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