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La série des Saisons de 1896 est la première de ses célèbres séries de panneaux décoratifs. Réalisées lors de sa période parisienne, ces lithographies se distinguent non par leur thématique – somme toute classique – mais par la fraîcheur et la sensualité des jeunes filles personnifiant les différentes phases de l’année. Fort de cet énorme succès commercial, Mucha sera invité par l’imprimeur Champenois à en dessiner d’autres variations, dès l’année suivante, puis encore une autre fois, trois ans plus tard. G. E.
Les jolies filles sont des muses, cette fois. Chacune incarnant un des « arts majeurs » : la peinture, la musique, la poésie et la danse. On retrouve tous les attributs de la « femme Mucha », toute en courbes, cheveux souples et ondoyants, magnifiée par les jeux de plissés et de drapés. L’artiste reprend également son élément graphique favori : le halo circulaire, orné d’une répétition de motifs décoratifs. On notera que la muse de la Peinture tient délicatement dans sa main droite une rose nichée au centre de cercles concentriques, dessinant un arc‑en‑ciel. G. E.
Nouvelle variation poétique déclinée en quatre volets. Avec cette série d’estampes de 1902, Mucha s’amuse de la symbolique des astres : le clair de lune, l’étoile du matin et celle du soir, l’étoile polaire. Plus sages que les précédentes, les femmes sont ici toutes nimbées d’une douce lueur, vaguement surnaturelle, presque mystique. Les tons chauds ont disparu. L’atmosphère n’est plus badine et primesautière mais étrange et fascinante. Les fleurs et la végétation exubérante n’entourent plus les corps sensuels mais sont rejetées en motifs décoratifs dans les bordures. G. E.
Sur l’affiche du ballet pantomime de Ladislav Novák, Princesse Hyacinthe (1911), la comédienne tchèque Andula Sedlácková reprend à peu de choses près la pose alanguie et rêveuse d’une Parisienne typique de la Belle Époque, que Mucha avait photographiée à Paris quelques années auparavant. La femme de l’affiche regarde frontalement le spectateur, là où le regard de son modèle se perdait dans un ailleurs, un peu rêveur. G. E.
Alphonse Mucha, Affiche pour « Princesse Hyacinthe », 1911
Lithographie en couleur • 125 × 83,5 cm • Coll. fondation Mucha, Prague • © Bridgeman Images
Cette oeuvre est un des seuls témoins d’une commande passée à Mucha en 1902 (mais qui sera annulée sans raison connue) pour une église dédiée à la Vierge à Jérusalem, avec le projet de vitrail Harmonie. Le voile de la Vierge évanescente portée par une nuée de lys (fleur symbole de la pureté) entoure la jeune Slave traitée de façon très réaliste. D. S. & S. P.
Alphonse Mucha, Madone aux lys, 1905
Tempera sur toile • 147 × 182 cm • Coll. fondation Mucha, Prague • © Bridgeman Images
Alphonse Mucha
Du 12 septembre 2018 au 27 janvier 2019
Musée du Luxembourg • 19, rue de Vaugirard • 75006 Paris
museeduluxembourg.fr
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