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Émilie Pitoiset, Pretty Pimpin, 2016
Photo Brice Guilbert
Les couples à bout de souffle engagés dans des marathons de danse, moins pour faire les beaux que pour gagner 3 francs 6 sous, ont inspiré à Émilie Pitoiset toute une série de pièces : des sculptures tubulaires anthropomorphes vêtues d’habits, carapaces baroques de cuir ou de caoutchouc, et des photos zébrées de lignes de fuite. L’artiste ne se contente pas de livrer en vrac sa bande-son idéale : elle trame, entre et avec les titres, le récit nocturne d’une danseuse esseulée.
Introduction, par Earth, 1996
« C’est comme un déhanché lent dans un bar quasi vide dont la cadence trop rapide des spots bleus noie la réalité de l’heure qu’il est. »
Words Are for the Birds, par Orphan, 2010
« La lumière du jour menace et l’incapacité de s’arracher des lieux angoisse. J’ai adoré regarder cette femme magnifique danser avec son handicap. Ses gestes rituels sont précis et articulés, elle lutte contre ses vieilles superstitions avant de rentrer. »
Crawling on Bruised Knees, par Pharmakon, 2013
« Elle aurait pu être un cabot épouvantable. »
Weird Tales / Electric Frost / Golgotha / Altar of Melektaus, par Electric Wizard, 2000
« Mais elle s’en foutait, les genoux bleuis, elle était saisie par la liturgie de la nuit… »
It Took the Night to Believe, par Sunn O))), 2005
« La nuit pour y croire. »
Tainted Love
Du 16 décembre 2017 au 4 mars 2018
Confort moderne • 185 Rue du Faubourg du Pont Neuf • 86000 Poitiers
www.confort-moderne.fr
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