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Fraîchement ouvert par Polybrid Production, cet ancien hangar de la SNCF accueille des événements du mercredi au dimanche jusqu’en janvier 2018. L’Aérosol, l’un des derniers projets nés des Sites artistiques temporaires proposés par la SNCF, est devenu en quelques semaines un lieu de fusion entre des disciplines urbaines telles que le graffiti, le skate, la musique, la street food… Vecteur de rencontre et de création, le hangar accueille des collectifs divers, qui n’hésitent pas à repeindre une parcelle du superbe « Wall Of Fame » qui borde la terrasse. S’il vous vient l’envie de participer vous aussi à ce déferlement de couleurs c’est possible : des bombes sont proposées à la vente et des murs disponibles. En outre, depuis septembre, l’Aérosol s’est doté d’un véritable musée du street art (Banksy, Obey, Blek le Rat, JonOne,…), en coproduction avec l’équipe de Maquis-Art, site Internet dédié à la culture graffiti.
Vue de l’Aérosol
© Louise Vanoni
Ici, on a affaire à du « street art » au sens propre du terme : les rues qui entourent le canal de l’Ourq sont parsemées de petits bijoux muraux. Le quartier est devenu une véritable institution du graffiti, qui a aussi envahi les abords proches de la petite ceinture. Porté par l’ambiance décontractée du quartier, les graffeurs (Popof, Dacruz…) n’hésitent pas à passer et repasser les murs qui longent le canal, de la Villette jusqu’à Jaurès. Et si on pousse un peu la promenade, les premiers mètres du canal Saint-Martin, devant le Point Éphémère (bar et salle de concert), sont eux aussi investis par de belles fresques en évolution permanente !
Dacruz, Sur le canal de l’Ourcq
© Louise Vanoni
Souvent qualifié d’un des plus beaux points de vue de la ville, le belvédère de Belleville a ce charme typique du 20e arrondissement. Accessible par la rue de Belleville ou la rue des Couronnes, elles aussi constamment graffées, le spot, dont les mosaïques surplombent le parc de Belleville, est le point culminant du quartier. De la mythique rue Denoyez au belvédère en passant par la rue des Maronites, la balade dans les dédales du 20e vaut le détour.
Rue Denoyez à Belleville
Photo Myrabella / Wikimedia Commons
Le belvédère de Belleville
27, rue Piat • 75020 Paris
Parsemées sur les façades des grands ensembles du quartier, des fresques monumentales décorent les rues du 13e arrondissement parisien. Un des meilleurs moyens de les voir est encore de prendre la ligne de métro aérienne, entre les stations Quai de la Gare et Place d’Italie (ligne 6), pour admirer à hauteur ces peintures gigantesques de street artistes comme Obey (Shepard Fairey), Bom.K, C215 ou Vhils. Ce parcours a été mis en place en 2009 par la mairie du 13e et la galerie Itinerrance pour redonner un coup de neuf à ce quartier, aujourd’hui devenu un véritable musée à ciel ouvert.
Obey, 13e arrondissement
© Obey / Galerie Itinerrance / Street Art 13
De plus en plus séduites par la culture graff, nombreuses sont les galeries qui accueillent l’art urbain entre leurs murs. Et les artistes jouent le jeu en adaptant leurs pratiques aux formats des galeries. Les fresques murales se transforment ainsi en peintures in situ tandis que les graffitis se retrouvent sur des toiles et que des sculptures émergent de ces nouveaux procédés d’exposition. Aux côtés de la mythique galerie Itinerrance qui a largement contribué à l’implantation du street art dans le 13e arrondissement, d’autres galeries dédiées au graffiti, comme 42b, The Wall ou encore Openspace, se révèlent incontournables pour s’y initier en douceur.
Éric Lacan, Vue de l’exposition Beautiful Decay, Septembre-octobre 2017
© François-Xavier Laurent – courtesy Galerie Openspace, Paris
Un château, un festival, des hectares de campagne… Le projet LaBel Valette, mené de front par l’association Urban Art Paris, a de l’ambition. Avant une journée d’ouverture au public en septembre dernier en prévision d’un festival au printemps 2018, le domaine de la Valette, situé dans le Loiret, a été redécoré par 100 street artists qui ont investi pour l’occasion plus de 10 000 mètres carrés. Okuda a ainsi plongé d’édifice principal dans un bain multicolore. Un bel exemple de collaboration entre patrimoine local et art urbain, qui donnera lieu a un week-end de clôture ponctué de concerts, ateliers et performances au printemps 2018… Affaire à suivre !
Okuda, Skull in The Mirror, 2017
Façade du château du domaine La Valette, à Pressigny-les-Pins, LaBel Valette Festival • © Okuda / Urban Art Paris / Photo Adrien Tiski
Entre les 140 œuvres issues du 1 % artistique – dans le cadre de la construction de nouveaux bâtiments – et les innombrables peintures qui ornent ses murs, Vitry-sur-Seine est un modèle de ville-musée. Depuis 2010, ce mouvement de graffiti « sauvage » s’exporte partout dans le Val-de-Marne, cela sans déplaire aux municipalités qui encouragent des artistes comme C215, Pixel Pancho ou Brok à investir les espces librement. Et un détour par le Mac Val ou par la très active galerie municipale Jean-Collet permet de finir en beauté cette balade où le street art est roi !
Vue de Galerie municipale Jean-Collet, Vitry
Photo Sylvain Lefeuvre
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