En Flandre, l’art contemporain est une fête !
En Flandre, la belle saison s’annonce riche en découvertes culturelles et artistiques ! Trois grands événements font en effet leur retour en 2024 : la Triennale de Beaufort (« Beaufort24 »), qui se déploie le long du littoral de la mer du Nord, la Triennale de Bruges (« Spaces of Possibility ») et la Triennale d’art contemporain de Courtrai (« After Paradise 2024 »).
Lucy + Jorge Orta, Gazing Ball: Reflective Dialogues, 2024
Acier inoxydable, verre miroir • 412 x 412 x 432 cm • Photo Colin Delfosse
La Triennale de Beaufort
Beaufort24. The Fabric of Life
Du 27 mars au 3 novembre
La Triennale de Beaufort donne d’abord le la : du 27 mars au 3 novembre, dix-huit œuvres d’art contemporain signées Johan Creten, Monika Sosnowska ou Romain Weintzem sont à découvrir le long d’un itinéraire iodé qui s’étend de La Panne à Knokke-Heist. Pensée par la commissaire Els Wuyts, cette huitième édition intitulée « The Fabric of Life », en hommage à un poème de Kay Ryan, invite à poser un nouveau regard sur l’environnement.
Iván Argote, Who?
Photo Colin Delfosse © Adagp, Paris 2024
La Triennale de Bruges
Spaces of Possibility
Du 13 avril au 1er septembre
La Triennale de Bruges prend quant à elle ses quartiers du 13 avril au 1er septembre. Cet autre grand rendez-vous de la création contemporaine en Flandre, qui s’articule autour du thème « Spaces of Possibility », propose aux visiteurs d’explorer les potentiels insoupçonnés de cette ville incontournable des circuits touristiques, que l’on croit (à tort) connaître par cœur.
Vue de Courtrai
Photo Triënnale Kortrijk
La Triennale de Courtrai
Paradise Kortrijk 2024
Du 29 juin au 06 octobre
Ne manquez pas non plus cet été la Triennale d’art contemporain de Courtrai qui, du 29 juin au 06 octobre, rassemblera une kyrielle d’artistes de tous horizons : Yoko Ono, Berlinde de Bruyckere, Ugo Rondinone… Tous questionneront la place du rêve et des utopies dans notre monde pas toujours très rose. De quoi réenchanter le quotidien !
BEAUFORT 24
Lucy + Jorge Orta, Gazing Ball: Reflective Dialogues, 2024
Acier inoxydable, verre miroir • 412 x 412 x 432 cm • Photo Colin Delfosse
Beaufort 24
Un immense musée à ciel ouvert : voilà comment on pourrait qualifier le littoral belge, qui s’étend sur 67 kilomètres, de La Panne, proche de la frontière française, à Knokke-Heist, aux portes des Pays-Bas. Depuis 2003, la Triennale de Beaufort redessine ce paysage qui a vu naître les plus grands peintres belges, de Léon Spilliaert à James Ensor, grâce à des interventions artistiques dans l’espace public – sur les plages bien sûr, mais aussi au cœur même des villes. Si l’événement ne dure que quelques mois, certaines œuvres ont pris leurs quartiers sur la côte pour de bon, faisant ainsi de Beaufort un grand parc de sculptures en plein air, à parcourir à pied, à vélo mais aussi en tram !
Johan Creten, The Herring, 2024
Bronze • Hauteur 500 cm, diamètre 150 cm • Photo Colin Delfosse © Adagp, Paris 2024
Orchestrée par la curatrice Els Wuyts, cette nouvelle édition, intitulée « The Fabric of Life » d’après un poème de l’Américaine Kay Ryan, questionne le concept d’interconnexion entre les hommes et les lieux dans lesquels ils évoluent, nous invitant à « poser un nouveau regard sur notre environnement immédiat et à le relier à des imaginaires possibles. » Johan Creten, Richard Deacon, Femmy Otten, Lucy + Jorge Orta… Dix-huit artistes internationaux ont répondu à l’appel de cette huitième Triennale de Beaufort, qui investit des lieux inédits et inattendus, situés plutôt en retrait du littoral. En route !
Jour 1, 9h
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LA PANNE / DE PANNE
Notre itinéraire débute à La Panne (De Panne), ville côtière voisine de la France. Si sa grande plage offre un terrain de jeu idéal pour les amateurs de char à voile qui filent au gré du vent, elle ravit aussi les amoureux du grand air qui y trouveront le cadre idéal pour une balade sous le soleil ou les embruns. Emblématique de la ville côtière, le quartier Dumont et ses splendides maisons du début du XXe siècle, bâties autour des dunes dans un style « cottage », vaut lui aussi le détour !
voir toutes les imagesVue de La Panne (De Panne)
Photo Valeria Mongelli
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LA PANNE / DE PANNE
Notre itinéraire débute à La Panne (De Panne), ville côtière voisine de la France. Si sa grande plage offre un terrain de jeu idéal pour les amateurs de char à voile qui filent au gré du vent, elle ravit aussi les amoureux du grand air qui y trouveront le cadre idéal pour une balade sous le soleil ou les embruns. Emblématique de la ville côtière, le quartier Dumont et ses splendides maisons du début du XXe siècle, bâties autour des dunes dans un style « cottage », vaut lui aussi le détour !
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La Panne
La Panne
Photo Valeria Mongelli
Vue de La Panne (De Panne)
Photo Valeria Mongelli
Vue de La Panne (De Panne)
La Panne
La Panne
Photo Valeria Mongelli
Filip Vervaet
― Staging Sea
Construite à la fin du XIXe siècle, l’église Saint-Pierre, la toute première église de La Panne, sera bientôt transformée en bibliothèque et lieu de rencontre par le cabinet d’architecture TM Juxta-Fallow. C’est face à ce lieu emblématique de la ville que Filip Vervaet a installé Staging Sea, une fontaine entourée de douze panneaux de verre bleuté qui filtrent la lumière. Au centre, la puissance du jet d’eau varie en fonction du niveau de la marée, qui peut atteindre sur le littoral belge jusque cinq mètres. Le visiteur devine ainsi la présence de la mer toute proche, bien qu’elle soit encore invisible à cet endroit du centre-ville.
Lieu : Kerkstraat 53, La Panne / De Panne
Filip Vervaet, Staging Sea, 2024
Acier inoxydable, verre laminé, béton, fontaine, technique mixte, verre soufflé, lumière, paysage de dunes • 400 x 5000 x 3400 cm • Photo Colin Delfosse
Filip Vervaet, Staging Sea, 2024
Acier inoxydable, verre laminé, béton, fontaine, technique mixte, verre soufflé, lumière, paysage de dunes • 400 x 5000 x 3400 cm • Photo Ann-Sophie Deldycke
Filip Vervaet, Staging Sea, 2024
Acier inoxydable, verre laminé, béton, fontaine, technique mixte, verre soufflé, lumière, paysage de dunes • 400 x 5000 x 3400 cm • Photo Ann-Sophie Deldycke
D'autres œuvres à ne pas manquer...
Laure Prouvost
Touching To Sea You Through Our Extremities
Lieu : zone de plage près du monument Leopold Ier, esplanade, La Panne / De Panne
Laure Prouvost, Touching To Sea You Through Our Extremities, 2021
Bronze • Courtesy Laure Prouvost Studio © Adagp, Paris 2024
Maëlle Dufour
Capsule
Lieu : Maerebrug, La Panne / De Panne
Maëlle Dufour, Capsule, 2024
Verre, métal, miroirs • hauteur 425 cm, diamètre 157 cm • Photo Colin Delfosse © Adagp, Paris 2024
Gerhard Lentink
Christophorus
Lieu : au coin de la Dynastielaan et de l’E. Verhaerenlaan, La Panne / De Panne
Gerhard Lentink, Christophorus, 2003
Bois, acier • 690 x 300 x 421 cm • Photo Colin Delfosse © Adagp, Paris 2024
10h30
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COXYDE / KOKSIJDE
Par grand soleil ou grand vent, on peut admirer les pêcheurs de crevettes arpenter sa grande plage de sable fin, juchés sur leurs chevaux. Un spectacle pittoresque digne d’une carte postale, qui fait tout le charme de Coxyde (Koksijde). Véritable joyau du littoral belge, cette station balnéaire est également réputée pour son domaine naturel de plus de 700 hectares. C’est là que se trouve la plus haute dune du « plat pays » (Hoge Blekker), dont le sommet culmine à 32 mètres !
voir toutes les imagesVue de Coxyde (Koksijde)
Photo Valeria Mongelli
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COXYDE / KOKSIJDE
Par grand soleil ou grand vent, on peut admirer les pêcheurs de crevettes arpenter sa grande plage de sable fin, juchés sur leurs chevaux. Un spectacle pittoresque digne d’une carte postale, qui fait tout le charme de Coxyde (Koksijde). Véritable joyau du littoral belge, cette station balnéaire est également réputée pour son domaine naturel de plus de 700 hectares. C’est là que se trouve la plus haute dune du « plat pays » (Hoge Blekker), dont le sommet culmine à 32 mètres !
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Photo Valeria Mongelli
Vue de Coxyde (Koksijde)
Photo Valeria Mongelli
Vue de Coxyde (Koksijde)
Photo Valeria Mongelli
Johan Creten
― The Herring
À l’abri des hautes dunes de Saint-André se dresse une majestueuse silhouette féminine, le regard tourné vers la mer et l’horizon. Dans ses mains, elle tient un hareng, qui a donné son nom à cette sculpture monumentale en bronze de Johan Creten : The Herring. Cette dernière rappelle un épisode de la Seconde Guerre mondiale, bien connu des Belges : durant l’hiver 1942-1943, la quantité de harengs échoués sur la plage était telle qu’on pouvait alors les ramasser à mains nues ! Ce cadeau de la nature a ainsi permis aux habitants de la région de se nourrir malgré ces années difficiles. Creten qui, enfant, passait ses vacances en famille sur la côte belge, joue ici aussi sur le double sens des mots « mer » / « mère ». Lorsque la tempête balaie le littoral, l’œuvre se retrouve les pieds dans l’eau !
Lieu : Plage Saint-André au bout de G. Scottlaan, Coxyde-Ostdunkerque / Koksijde-Oostduinkerke
Johan Creten, The Herring, 2024
Bronze • Hauteur 500 cm, diamètre 150 cm • Photo Colin Delfosse © Adagp, Paris 2024
Johan Creten, The Herring, 2024
Bronze • Hauteur 500 cm, diamètre 150 cm • Photo Colin Delfosse © Adagp, Paris 2024
Johan Creten, The Herring, 2024
Bronze • Hauteur 500 cm, diamètre 150 cm • Photo Colin Delfosse © Adagp, Paris 2024
D'autres œuvres à ne pas manquer...
Jorge Macchi
All the words in the world
Lieu : Zeedijk (digue), à hauteur de E. Vanlangenhovestraat, Coxyde / Koksijde
Jorge Macchi, All the words in the world, 2024
Béton • 800 x 40 x 370 cm • Photo Colin Delfosse
Els Dietvorst
Windswept
Lieu : zone de plage sur Trumelet Faberstraat, Coxyde-Ostunkerque / Koksijde-Oostduinkerke
Els Dietvorst, Windswept, 2021
Bronze • Photo Valeria Mongelli
Anne & Patrick Poirier
Acqua Scivolo
Lieu : Prof. Blanchardlaan, sur la digue à hauteur de Ster Der Zee, Coxyde-Ostunkerque / Koksijde-Oostduinkerke
Anne & Patrick Poirier, Acqua Scivolo, 2003
Acier galvanisé • 2100 x 615 x 320 cm • Photo Valeria Mongelli © Adagp, Paris 2024
À deux pas du casino de Coxyde, le restaurant De Kelle propose une cuisine mitonnée à partir de succulents produits de la mer dans un cadre à la fois sobre et élégant qui fait écho au raffinement du dressage des assiettes. Le plus : la terrasse cachée à l’arrière du restaurant – un écrin de verdure inattendu où l’on mange à l’ombre des parasols. Mieux vaut réserver car les places sont chères !
De Kelle
Adresse : Zeelaan 265, Coxyde / Koksijde
Terrasse De Kelle
Photo De Kelle
14h
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MIDDELKERKE
Située au centre de la côte, à mi-chemin entre la frontière française et hollandaise, Middelkerke est une petite station balnéaire tranquille, particulièrement appréciée des familles. À la belle saison, on y vient pour profiter de toutes sortes d’activités de plein air : cyclisme, randonnée, ou encore paddle. Et, pourquoi pas, jouer au casino !
voir toutes les imagesVue de Middelkerke
Photo Colin Delfosse
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MIDDELKERKE
Située au centre de la côte, à mi-chemin entre la frontière française et hollandaise, Middelkerke est une petite station balnéaire tranquille, particulièrement appréciée des familles. À la belle saison, on y vient pour profiter de toutes sortes d’activités de plein air : cyclisme, randonnée, ou encore paddle. Et, pourquoi pas, jouer au casino !
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Photo Colin Delfosse
Vue de Middelkerke
Photo Colin Delfosse
Vue de Middelkerke
Photo Colin Delfosse
Lucy + Jorge Orta
― Gazing Ball: Reflective Dialogues
À Middelkerke, le Normandpark, conçu dans les années 1930 comme un « quartier normand », est un petit coin de paradis verdoyant où s’amusent les enfants. C’est dans ce cadre propice aux rencontres que Lucy et Jorge Orta ont installé Gazing Ball: Reflective Dialogues, un monument ouvert sur l’environnement, surmonté d’une surprenante sphère en miroir. Située non loin d’une ancienne station radio dont les ondes permettaient de communiquer avec les navires en mer, l’œuvre évoque les connexions entre les hommes mais aussi les liens invisibles entre le ciel la terre, le passé et le présent.
Lieu : Normandpark, Middelkerke-Westende
Lucy + Jorge Orta, Gazing Ball: Reflective Dialogues, 2024
Acier inoxydable, verre miroir • 412 x 412 x 432 cm • Photo Colin Delfosse
Lucy + Jorge Orta, Gazing Ball: Reflective Dialogues, 2024
Acier inoxydable, verre miroir • 412 x 412 x 432 cm • Photo Colin Delfosse
Lucy + Jorge Orta, Gazing Ball: Reflective Dialogues, 2024
Acier inoxydable, verre miroir • 412 x 412 x 432 cm • Photo Colin Delfosse
D'autres œuvres à ne pas manquer...
Simon Dybbroe Møller
The Navigator Monument
Lieu : plage de la Kwinte, Koning Ridderdijk 100, Middelkerke
Simon Dybbroe Møller, The Navigator Monument, 2018
Bronze • 500 x 1000 x 60 cm • Photo Valeria Mongelli
Nick Ervinck
Olnetop
Lieu : dunes à hauteur du Grand Hôtel Bellevue et de l’Octave van Rysselbergheplein, Middelkerke-Westende
Nick Ervinck, Olnetop, 2012
Acier, mousse PVC, polyester • 850 x 615 x 705 cm • Photo Valeria Mongelli © Adagp, Paris 2024
Jef Meyer
Untitled
Lieu : plage, au bout de Louis Logierlaan, Middelkerke-Westende
Jef Meyer, Untitled, 2024
Béton • 250 x 250 x 520 cm • Photo Ann-Sophie Deldycke
16h30
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OSTENDE / OOSTENDE
C’est sans doute la station balnéaire la plus connue du littoral belge ! Cette ville portuaire, qui accueille le plus grand nombre d’œuvres composant le parc de sculptures de Beaufort, a vu naître les célèbres peintres Léon Spilliaert et James Ensor, dont on commémore cette année les 75 ans de sa disparition. Elle a aussi marqué l’histoire de la musique : dans les années 1980, Marvin Gaye y a composé son mythique Sexual Healing ! Et c’est aussi à Ostende (Oostende) qu’est né Arno, qui chantait de sa voix rocailleuse : « J'suis seul avec toi, Oostende, bonsoir ».
voir toutes les imagesVue d’Ostende (Oostende)
Photo Valeria Mongelli
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OSTENDE / OOSTENDE
C’est sans doute la station balnéaire la plus connue du littoral belge ! Cette ville portuaire, qui accueille le plus grand nombre d’œuvres composant le parc de sculptures de Beaufort, a vu naître les célèbres peintres Léon Spilliaert et James Ensor, dont on commémore cette année les 75 ans de sa disparition. Elle a aussi marqué l’histoire de la musique : dans les années 1980, Marvin Gaye y a composé son mythique Sexual Healing ! Et c’est aussi à Ostende (Oostende) qu’est né Arno, qui chantait de sa voix rocailleuse : « J'suis seul avec toi, Oostende, bonsoir ».
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Photo Valeria Mongelli
Vue d’Ostende (Oostende)
Photo Valeria Mongelli
Vue d’Ostende (Oostende)
Photo Valeria Mongelli
Femmy Otten
― Moeder
Conçu par l’architecte Léon Stynen, l’axe du Kursaal et son bassin tout en longueur offrent une perspective imprenable sur le casino d’Ostende. Comme posée sur l’eau, étendue telle une sirène, Moeder de Femmy Otten, grande sculpture de marbre blanc, s’inscrit dans la longue tradition des « nus couchés ». L’artiste, originaire des Pays-Bas, revisite l’héritage classique de l’histoire de l’art occidental, préférant aux représentations érotisées des femmes dans l’espace public une image beaucoup plus proche du réel : cette Moeder (« mère » en néerlandais) qui s’apprête à donner la vie, porte fièrement son ventre rond !
Lieu : Leopold II-laan 28, Ostende / Oostende
Femmy Otten, Moeder, 2024
Marbre • 230 x 114 x 141 cm • Photo Colin Delfosse
Femmy Otten, Moeder, 2024
Marbre • 230 x 114 x 141 cm • Photo Colin Delfosse
Femmy Otten, Moeder, 2024
Marbre • 230 x 114 x 141 cm • Photo Colin Delfosse
D'autres œuvres à ne pas manquer...
Marius Ritiu
At the Mercy of Nature (Sisyphus Part X)
Lieu : entre Spuikom et Bredensesteenweg, Ostende / Oostende
Marius Ritiu, At The Mercy Of Nature (Sisyphus Part X)
Cuivre • 1200 x 500 x 460 cm • Photo Ann-Sophie Deldycke
Arne Quinze
Rock Strangers
Lieu : digue à hauteur de la Zeeheldenplein, Ostende / Oostende
Arne Quinze, Rock Strangers, 2012
Acier • Dimensions variables, jusqu'à 2 000 cm de haut • Photo Valeria Mongelli © Adagp, Paris 2024
Rosa Barba
Pillage of the Sea
Lieu : plage à la fin de Vergeet-mij-nietjeslaan, Ostende-Mariakerke / Oostende-Mariakerke
Rosa Barba, Pillage of the Sea, 2021
Photo Valeria Mongelli © Adagp, Paris 2024
Pas de chichi ! Ici, tous les plats sont à partager en famille ou entre amis. Au menu : des produits de la mer bien sûr (huîtres, ceviche de bar…) mais aussi de bons petits plats inspirés par la cuisine du monde entier (chou-fleur rôti aux épices tahini et raz el-hanout, joue de porc marinée au whisky japonais). Côté boissons, on se régale avec de délicieux cocktails maison, le tout dans un cadre branché et une ambiance hyper conviviale.
Paroles Paroles
Adresse : Brandariskaai 5-7, Ostende / Oostende
Paroles Paroles, plats à partager
Photo Paroles Paroles
Situé à deux pas de la plage, l’hôtel Upstairs offre tout le confort pour une nuit de repos bien méritée ! Chambres spacieuses, déco originale dans un style industriel et des espaces communs particulièrement chaleureux (avec même un grand toboggan pour les plus téméraires). Une adresse à retenir !
Upstairs Hotel
Adresse : Hertstraat 15, Ostende / Oostende
Lounge de l’Upstairs Hotel
Photo Skinn Branding Agency
Jour 2, 10h
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BLANKENBERGE
Avec ses nombreux clubs de plage et ses activités à destination de toute la famille, Blankenberge est sans nul doute l’une des stations balnéaires les plus dynamiques du littoral belge ! Véritable landmark dans le paysage, sa célèbre jetée s’élance dans la mer sur 350 mètres et offre aux promeneurs une vue imprenable sur l’horizon. À ne pas manquer également, le Paravang (du français « paravent »), un admirable vestige de la Belle Époque (ils sont rares sur cette portion de la côte qui a particulièrement souffert des dommages de la guerre) qui rappelle, avec son architecture néogothique aux influences exotiques, les flamboyants débuts du tourisme sur la côte au XIXe siècle.
voir toutes les imagesVue de Blankenberge
Photo Valeria Mongelli
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BLANKENBERGE
Avec ses nombreux clubs de plage et ses activités à destination de toute la famille, Blankenberge est sans nul doute l’une des stations balnéaires les plus dynamiques du littoral belge ! Véritable landmark dans le paysage, sa célèbre jetée s’élance dans la mer sur 350 mètres et offre aux promeneurs une vue imprenable sur l’horizon. À ne pas manquer également, le Paravang (du français « paravent »), un admirable vestige de la Belle Époque (ils sont rares sur cette portion de la côte qui a particulièrement souffert des dommages de la guerre) qui rappelle, avec son architecture néogothique aux influences exotiques, les flamboyants débuts du tourisme sur la côte au XIXe siècle.
voir toutes les imagesVue de Blankenberge
Photo Valeria Mongelli
Vue de Blankenberge
Photo Valeria Mongelli
Vue de Blankenberge
Photo Valeria Mongelli
Romain Weintzem
― Attentifs ensemble
« Attentifs ensemble » : les Parisiens connaissent bien ce slogan qui, dans les transports en commun, exhorte les voyageurs à veiller (ou à se surveiller ?) les uns les autres. Installée sur la jetée, l’œuvre du Français Romain Weintzem s’inspire de ce message anxiogène. Composée de huit sièges séparés par une cloison, cette structure, qui rappelle les édicules du métro parisien conçus par le maître de l’Art nouveau Hector Guimard, invite les passants à s’asseoir et à observer leur environnement sans être toutefois en mesure de communiquer avec leurs voisins. Une expérience troublante !
Lieu : Pier, Blankenberge
Romain Weintzem, Attentifs ensemble, 2024
Acier, bois • Hauteur 350 cm, diamètre 283 cm • Photo Colin Delfosse
Romain Weintzem, Attentifs ensemble, 2024
Acier, bois • Hauteur 350 cm, diamètre 283 cm • Photo Colin Delfosse
Romain Weintzem, Attentifs ensemble, 2024
Acier, bois • Hauteur 350 cm, diamètre 283 cm • Photo Colin Delfosse
D'autres œuvres à ne pas manquer...
David Černý
Baby's
Lieu : façade du bâtiment du casino, Blankenberge
David Černý, Baby’s, 2006
Polyester • 3 x (340 x 100 x 260 cm) • Photo Jimmy Kets
Folkert de Jong
Monument voor een Saltimbanque
Lieu : Paravang, Havenstraat-Franchommelaan, Blankenberge
Folkert de Jong, Monument voor een Saltimbanque, 2012
Bronze peint • 240 x 100 cm • Photo Jimmy Kets
À Blankenberge, les bonnes adresses ne manquent pas ! Pour le déjeuner, nous vous recommandons Taboe, adresse idéale pour les amateurs de brunch copieux et de déjeuners équilibrés ! Côté brunch, on se régale avec des avocado toasts, toutes sortes de granola bowls ou encore de généreuses gaufres vegan. Pour le déjeuner, le restaurant propose un large choix de salades, de bagels ou encore de poke.
Taboe
Adresse : Generaal Lemanstraat 5-7, Blankenberge
Taboe, vue de la salle du restaurant
Photo Taboe
14h
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KNOKKE-HEIST
Notre itinéraire s’achève à Knokke-Heist, à la frontière des Pays-Bas. Cet ancien village de pêcheurs est aujourd’hui devenu l’une des stations balnéaires plus courues de la côte belge ; l’une des plus cossues aussi, avec son casino et ses majestueuses villas. Promenades à pied ou à vélo, détente sur la plage, balade à cheval dans les dunes ou visite au centre d’art Scharpoord : les activités ne manquent pas, et ce pour toute la famille !
voir toutes les imagesVue de Knokke-Heist
Photo Colin Delfosse
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KNOKKE-HEIST
Notre itinéraire s’achève à Knokke-Heist, à la frontière des Pays-Bas. Cet ancien village de pêcheurs est aujourd’hui devenu l’une des stations balnéaires plus courues de la côte belge ; l’une des plus cossues aussi, avec son casino et ses majestueuses villas. Promenades à pied ou à vélo, détente sur la plage, balade à cheval dans les dunes ou visite au centre d’art Scharpoord : les activités ne manquent pas, et ce pour toute la famille !
voir toutes les imagesVue de Knokke-Heist
Photo Colin Delfosse
Vue de Knokke-Heist
Photo Colin Delfosse
Vue de Knokke-Heist
Photo Colin Delfosse
Lucie Lanzini
― Trouble Sea
Pour trouver l’œuvre de Lucie Lanzini, il vous faudra vous enfoncer à l’arrière des dunes de Knokke-Heist, parmi les arbres et les tapis de jacinthe des bois. C’est dans cet écrin de verdure que l’artiste française, qui aujourd’hui vit et travaille à Bruxelles, a installé Trouble Sea : un cadre en acier traversé par une baie vitrée dont la couleur fait écho à celle de la mer, tandis qu’une corde sculptée en bronze rappelle celles utilisées par les pêcheurs. Une véritable fenêtre ouverte sur le paysage...
Lieu : Directeur-Generaal Willemspark, Frans Welvispad, Knokke-Heist
Lucie Lanzini, Trouble Sea, 2024
Acier, verre, bronze • 350 x 290 x 325 cm • Photo Ann-Sophie Deldycke
Lucie Lanzini, Trouble Sea, 2024
Acier, verre, bronze • 350 x 290 x 325 cm • Photo Ann-Sophie Deldycke
Lucie Lanzini, Trouble Sea, 2024
Acier, verre, bronze • 350 x 290 x 325 cm • Photo Ann-Sophie Deldycke
D'autres œuvres à ne pas manquer...
Richard Deacon
N/E/W/S
Lieu : Burgemeester de Ghelderepark, Knokke-Heist
Richard Deacon, N/E/W/S, 2024
Acier inoxdable, socle en béton • 280 x 260 x 240 cm • Photo Colin Delfosse
Jean-François Fourtou
Beach Castle
Lieu : Maurice Lippensplein, Knokke-Heist
Jean-François Fourtou, Beach Castle, 2018
Acier, bois • 1200 x 800 x 600 cm • Photo Colin Delfosse © Adagp, Paris 2024
Jeremy Deller
Ask the Animals, and They Will Teach You
Lieu : Van Bunnenplein, Knokke-Heist
Jeremy Deller, Ask the Animals, and They Will Teach You
Photo Colin Delfosse
Informations pratiques
Tarif : gratuit.
Lieux : plein air.
S'Y RENDRE DEPUIS PARIS & LYON
En train, jusqu'à Bruxelles :
En Eurostar depuis Paris. Horaires, tarifs et réservations sur : https://www.eurostar.com/fr
En TGV depuis Lyon (ligne directe). Horaires, tarifs et réservations sur : https://www.sncf-connect.com
Puis train de Bruxelles à La Panne ou l'une des autres villes côtières. Horaires, tarifs et achat de billets sur : https://www.belgiantrain.be/fr/
En voiture : Autoroute A1 depuis Paris.
CIRCULER ENTRE LES DIFFÉRENTES DESTINATIONS
Le tram du Littoral : la ligne de tram la plus longue au monde ! 68 arrêts entre La Panne et Knokke-Heist, pour 67 kilomètres au total. Le tram du Littoral circule toutes les 10 minutes en été et toutes les 20 minutes en hiver.
LE GUIDE DU VISITEUR BEAUFORT24
Dans ce livre pratique, vous trouverez un aperçu de toutes les œuvres d'art, des itinéraires de marche et de vélo, ainsi qu'une carte générale. Disponible à l'achat, en ligne sur https://shop.visitwestvlaanderen.be/fr ou dans tous les offices de tourisme pour 2€.
PLUS D'INFORMATIONS
Trouvez plus d'informations sur la Triennale de Beaufort24 : https://www.triennalebeaufort.be/fr
Trouvez plus d'informations sur le parc de sculpture de Beaufort : https://www.triennalebeaufort.be/fr/parc-de-sculptures
SPACES OF POSSIBILITY
Ivan Morison, Star of the Sea
Photo Colin Delfosse
Bruges, une ville résolument tournée vers l’avenir
Une balade dans Bruges s’apparente à un délicieux voyage dans le temps. Avec ses paisibles canaux, sa majestueuse Grande-Place et son architecture typiquement flamande, celle que l’on surnomme à raison « la petite Venise du Nord » est l’un des joyaux de la Flandre. De son imposant beffroi à l’époustouflante basilique du Saint-Sang, elle porte aujourd’hui encore les nombreuses marques de sa grandeur passée, lorsqu’à partir du Moyen Âge elle s’est imposée comme l’une des places fortes du commerce en Europe.
Sumayya Vally, Grains of Paradise
Photo Colin Delfosse
Pour autant, on aurait tort de croire la cité classée au Patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO tout à fait figée dans le temps ! En témoigne la Triennale de Bruges qui, tous les trois ans, invite les habitants comme les visiteurs de passage à porter un nouveau regard sur cet environnement d’exception. En prenant pour thème « Spaces of possibility » (« Espaces du possible ») cette nouvelle édition, qui se tient du 13 avril au 1er septembre, nous mène à la découverte du potentiel caché – ou du moins méconnu – de la ville à l’aune des bouleversements climatiques.
Conçu par le duo de curatrices Shendy Gardin et Sevie Tsampalla, le parcours qui se déploie aux quatre coins de la ville rassemble une dizaine d’artistes contemporains et architectes dont les interventions dans l’espace public redessinent le paysage. Il se poursuit aussi dans plusieurs musées brugeois, où l’exposition « Rebel Garden » fait dialoguer maîtres anciens et artistes d’aujourd’hui. Une programmation riche et dense, pour admirer Bruges sous un nouveau jour !
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Shingo Masuda + Katsuhisa Otsubo Architects, empty drop
Photo Colin Delfosse
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Vue de Bruges
Photo Colin Delfosse
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Studio Ossidiana, Earthsea Pavilion
Photo Colin Delfosse
- voir toutes les images
Vue de Bruges
Photo Colin Delfosse
La Triennale "outdoor"
12 installations pour découvrir Bruges sous un nouveau jour
Un conseil pour en profiter à fond et vivre une expérience typiquement flamande : optez pour une visite à vélo ! Dans le centre historique, de nombreuses adresses proposent des locations à la journée.
Iván Argote, Who?
Photo Colin Delfosse
Who?
Iván Argote
Un géant est-il passé par là en oubliant ses chaussures ? C’est la question que l’on se pose, intrigué face à ses bottes de sept lieues en bronze, dont la surface semble porter les traces du passage des siècles. Installée dans le canal Speelmansrei, dont l’origine remonte au XIIe siècle, cette œuvre d’Iván Argote interroge les représentations qui peuplent nos villes et incarnent leur histoire. Aujourd’hui encore, dans l’espace public, ces récits sont portés non pas par les habitants eux-mêmes mais par d’influentes figures masculines blanches, guerrière ou colonisatrices, comme c’est notamment le cas dans le pays d’origine de l’artiste, la Colombie. Avec Who?, Iván Argote invite les Brugeois et tous les visiteurs de la triennale à inventer de nouveaux modèles émancipateurs.
Lieu : Speelmansrei au niveau de Beenhouwersstraat 2
Bangkok Project Studio, The tower of balance
Photo Colin Delfosse
The tower of balance
Bangkok Project Studio
S’il y a bien quelque chose de typique à Bruges, c’est bien son beffroi, d’où s’échappent à heures fixes les notes de son carillon. Situé sur l’emblématique Grand-Place de la ville, il fait office, avec la cathédrale Saint-Sauveur et l'église Notre-Dame, de véritable landmark dans le paysage. Dans le parc Roi Albert Ier, à l’ouest de la ville, Bangkok Project Studio, l’un des cabinets d’architectes les plus influents en Thaïlande, propose avec The tower of balance un contrepoint contemporain à cette emblématique tour en brique : une haute structure en bois ouverte sur l’environnement et surmontée d’une cloche que chacun peut faire sonner. Un véritable monument populaire, ouvert à tous.
Lieu : en face du parc Roi Albert Ier près de l'abbaye Sainte-Godelieve
Mariana Castillo Deball, Firesong for the bees, a tree of clay
Photo Colin Delfosse
Firesong for the bees, a tree of clay
Mariana Castillo Deball
Parce qu’elle pollinisent la nature et nous nourrissent de leur miel délicieux, les abeilles sont indispensables à l’équilibre de notre écosystème. Mariana Castillo Deball l’a bien compris et offre à ces insectes menacés par le changement climatique un abri, installé dans le parc Sebrechts (un ancien jardin potager attenant à un couvent, aujourd’hui transformé en parc public). L’artiste, qui travaille régulièrement en collaboration avec des archéologues, des anthropologues ou encore des scientifiques, a imaginé une structure semblable à une plateforme, aux pieds de laquelle sont empilées différentes ruches en céramique à l’image de celles fabriquées pendant quatre mille ans par les apiculteurs avant l’apparition au XIXe siècle de ruches standardisées. L’installation est coiffée de trois ruches qui abritent une colonie d’abeille sur laquelle veille un duo d’apiculteurs brugeois, Margot et Uther.
Lieu : parc Sebrechts
Mona Hatou, Full Swing
Photo Colin Delfosse
Full Swing
Mona Hatoum
De prime abord, on ne distingue qu’un muret de pierres noires contenues dans du grillage. Pour expérimenter l’œuvre de Mona Hatoum, il faut d’abord s’engouffrer, en descendant quelques marches, dans cette étonnante architecture semi-souterraine au sol instable. Surprise : au centre trône une balançoire – une invitation au jeu dans un environnement des plus angoissants… Rien de plus normal si vous vous sentez oppressés : installée dans l’arrière-cour d’un hôpital psychiatrique, Full Swing interroge les mécanismes d’enfermement dans les établissements pénitenciers. Une expérience artistique des plus troublantes, qui ne laisse personne indifférent.
Lieu : Jardin de l'hôpital psychiatrique PZ Onzelievevrouw, entrée par la Stationslaan. Suivez le sentier pédestre à gauche du collège Sint-Lodewijks et prenez ensuite à droite en passant par la prairie avec les chèvres pour rejoindre l'installation.
Norell/Rodhe, Raamland
Photo Colin Delfosse
Raamland
Norell/Rodhe
Le Triennale de Bruges est aussi l’occasion d’arpenter la ville hors des sentiers battus. En témoigne la proposition du cabinet d’architecture suédois Norell/Rodhe, qui investit une place méconnue, située à l’écart des circuits touristiques. Intitulé Raamland, leur projet consiste à transformer ce lieu de passage en véritable lieu de rencontre entre les habitants du quartier. À partir de matériaux de récupération, ils ont créé une vaste agora sur laquelle trône une table monumentale, un salon fabriqué à partir de mobilier de seconde main ou encore un jardin. Un espace chaleureux où il fait bon vivre et sociabiliser en plein air !
Lieu : place de la Sint-Obrechtsstraat
Shingo Masuda + Katsuhisa Otsubo Architects, empty drop
Photo Colin Delfosse
empty drop
Shingo Masuda + Katsuhisa Otsubo Architects
Le centre-ville de Bruges, traversé par d’importants flux de population et de touristes, est constitué d’un réseau de bâtiments particulièrement dense au sein duquel chaque édifice a une fonction propre : c’est ce qui a frappé Shingo Masuda et Katsuhisa Otsubo, un duo d’architectes japonais. À l’occasion de la triennale, ces derniers invitent à prendre la tangente en créant un espace tout entier dédié au vide ! Composé de quelque 11 000 briques d’argile cuite, empty drop se dresse dans le somptueux parc hôpital Saint-Jean qui abritait autrefois un verger. L’œuvre monumentale évoque Akakura Shrine, un rocher sacré où de nombreux Japonais viennent se recueillir afin de se reconnecter à la nature.
Lieu : parc de l’hôpital Saint-Jean
SO-IL, Common Thread
Photo Colin Delfosse
Common Thread
SO-IL
Véritable écrin de verdure caché, le couvent des frères mineurs Capucins abrite Common Thread, une installation monumentale du duo d'architectes SO-IL formé par Florian Idenburg et Jing Liu. Ces derniers rendent ici un spectaculaire hommage au passé de Bruges, jadis épicentre de l’industrie de la dentelle et haut lieu du drap flamand. Cette structure argentée qui serpente à travers le jardin, à l’intérieur de laquelle le visiteur peut se faufiler, est réalisée à partir de fils obtenus grâce au recyclage de bouteilles en plastique et assemblés à l’aide d’une machine à tisser tridimensionnelle de l'Université technique de Delft. Aussi beau que bluffant !
Lieu : jardin du couvent des Capucins, Hauwerstraat 3c-5
Studio Ossidiana, Earthsea Pavilion
Photo Colin Delfosse
Earthsea Pavilion
Studio Ossidiana
Un bâtiment qui vit et qui respire ? C’est l’idée géniale de Studio Ossidiana, formé par Alessandra Covini et Giovanni Bellotti. Inspirés par la découverte récente d’un site archéologique non loin de Bruges, ils ont imaginé cet édifice en forme de silo, installé dans la cour de l’ancienne résidence d’un influent diplomate du XVe siècle, Pieter Bladelin. Sa particularité ? Il est constitué de superposition de couches de terre, de tourbe, de coquillages et de feuilles, dans lesquelles ont été plantées une multitude de graines de plantes et de fleurs, mais aussi de champignons et des bactéries. Un véritable écosystème au cœur de la ville.
Lieu : cour Bladelin, Naaldenstraat 19
Traumnovelle, The Joyful Apocalypse
Photo Colin Delfosse
The Joyful Apocalypse
Traumnovelle
Qu’est-ce que c’est que ce chantier ? Une « apocalypse joyeuse » signée Traumnovelle, un cabinet d’architecture fondé en 2015 par Léone Drapeaud, Manuel León Fanjul et Johnny Leya. Dans la cour des Halles, située au pied de l’emblématique beffroi, ces derniers ont installé une gigantesque structure d'échafaudage, haute de neuf mètres et habillée de tissus argentés, dans laquelle peuvent grimper les visiteurs (à condition qu’ils n’aient pas le vertige !). Comme au spectacle, ils assistent alors à l’incessant va-et-vient des passants, particulièrement nombreux dans cette zone située aux abords de la Grand-Place… Ils deviennent ainsi les acteurs de leur propre expérience artistique.
Lieu : cour intérieure des Halles
Sumayya Vally, Grains of Paradise
Photo Colin Delfosse
Grains of Paradise
Sumayya Vally
Si le passé commercial de Bruges a toujours été considéré comme glorieux, Sumayya Vally pose sur cette période historique, synonyme de richesse pour les Européens, un autre regard. Installée dans un endroit particulièrement bucolique et idyllique – le lac d’Amour –, son œuvre évoque les liens commerciaux de la ville avec le continent africain durant les XIVe et XVe siècles. Des pirogues sombres, qui rappellent les marchés flottants en Afrique, naviguent au milieu du lac. Toutes sont remplies de plantes et d'épices parmi lesquelles figurent la maniguette, un poivre originaire du golfe de Guinée particulièrement apprécié par les Brugeois qui surnommèrent ce condiment « grain de paradis ». Avec Grains of Paradise, Sumayya Vally entend écrire « une nouvelle page de l’histoire ».
Lieu : Minnewater (lac d'Amour), Vous pouvez contempler l'installation depuis le Begijnenvest, le pont du lac d'Amour et/ou le parc du lac d'Amour
Ivan Morison, Star of the Sea
Photo Colin Delfosse
Star of the Sea
Ivan Morison
Ville balnéaire et portuaire, Zeebrugge est surnommée « Bruges-sur-mer » en raison de sa proximité directe avec la « Venise du Nord ». En effet, seuls une quinzaine de kilomètres les séparent. C’est là, sur l’immense plage de sable fin, que se dresse Star of the Sea, une vaste installation en forme d’étoile conçue par Ivan Morison. L’œuvre en béton, qui évoque à la fois un bunker ou un réseau de canalisations, est ponctuée de multiples ouvertures permettant aux visiteurs de s’engouffrer à l’intérieur et de profiter des multiples points de vue qu’elle offre sur le paysage maritime. Coproduite avec la Triennale de Beaufort, cette œuvre s’inscrit également dans le parcours de cette manifestation qui se déploie tout le long du littoral belge.
Lieu : plage de Zeebrugge, à hauteur de Zeedijk 34
La Triennale "indoor"
Une exposition temporaire :
« Rebel Garden »
Outre les installations disséminées aux quatre coins de la ville, le riche parcours de la Triennale de Bruges se poursuit également en intérieur avec l’exposition « Rebel Garden ». Proposée par Musea Brugge, qui rassemble les musées de la ville, celle-ci se déroule non pas dans une mais trois institutions : les musées Groeninge et Gruuthuse, ainsi que celui de l’hôpital Saint-Jean.
À l’heure où le dérèglement climatique s’accélère et fait hélas de plus en plus les gros titres de l’actualité, l’exposition interroge de manière frontale la relation de l’homme à la nature. Volontairement alarmiste, cette proposition entend mettre en lumière l’urgence de la situation au travers des œuvres d’une dizaine d’artistes contemporains originaires du monde entier et dialoguant avec les maîtres anciens.
Parmi nos coups de cœur, citons les sculptures aériennes et organiques de Tatiana Wolska réalisées à partir de bouteilles en plastique recyclées qu’elle fait fusionner à l’aide d’un fer à souder (au musée Gruuthuse), le jardin utopique de Per Kristian Nygård qui se déploie dans la cour intérieure du musée Gruuthuse (Not Red But Green IV), ou encore l’impressionnante tapisserie de Otobong Nkanga, inspirée des feux de forêt dévastateurs, à l’hôpital Saint-Jean… À l’aube de la sixième extinction de masse, tous clament en chœur : il y a urgence !
Nayra Martín Reyes, CÓDIGO VERDE (project)
Photo Aminta
Caroline Coolen, Thistles
Photo Musea Brugge
Tatiana Wolska, Untitled, 2021
Photo Stad Brugge
Per Kristian Nygård, Not Red But Green IV, 2024
Photo Stad Brugge
Otobong Nkanga, Unearthed-Sunlight (détail), 2021
Musea Brugge • Photo Dominique Provost
Pour profiter pleinement de cette (très) riche triennale, mais aussi des nombreux autres trésors de la ville de Bruges, le mieux est encore d’y passer la nuit ! Pour faire de beaux rêves, nous vous recommandons l’hôtel Sablon, situé au cœur du centre historique. Il s’agit du plus vieil hôtel de la ville ! Décor moderne et chaleureux, chambres ultra-spacieuses : le cadre est idéal pour recharger les batteries après une journée bien remplie. Mention spéciale pour le petit-déjeuner qui regorge de délices…
Hôtel Sablon
Adresse : Kopstraat 10, 8000 Brugge, Belgique
À partir de 250€ la nuit
Tout a commencé en 1856 lorsque Henri (Léon) Maes fonde De Halve Maan, une brasserie en plein milieu de Bruges. Six générations se sont depuis succédées, avec toujours le respect des traditions. Si on y brasse de la bière (la Brugse Zot), on peut aussi s’y régaler ! Le restaurant De Halve Maan propose bien sûr une cuisine traditionnelle (croquettes, asperges à la flamande, carbonade…) à la fois généreuse et savoureuse. Pour compléter l’expérience, faites donc un détour par le musée consacré à la folle histoire de cette brasserie familiale !
De Halve Maan
Adresse : Walplein 26, 8000 Brugge, Belgique
Informations pratiques
S'Y RENDRE DEPUIS PARIS & LYON
En train, jusqu'à Bruxelles :
En Eurostar depuis Paris. Horaires, tarifs et réservations sur : https://www.eurostar.com/fr
En TGV depuis Lyon (ligne directe). Horaires, tarifs et réservations sur : https://www.sncf-connect.com
Puis train de Bruxelles à Bruges, départ toutes les demi-heures. Horaires, tarifs et achat de billets sur : https://www.belgiantrain.be/fr/
Durée totale du trajet de Paris à Bruges : moins de 3 heures.
En voiture (déconseillée) : Autoroute A1 depuis Paris.
S'Y RENDRE DEPUIS LE LITTORAL
En train : toutes les demi-heures, durée du trajet : 15 minutes, selon ville de départ. Horaires, tarifs et achat de billets sur : https://www.belgiantrain.be/fr/
En bus : départ toutes les demi-heures, durée du trajet : environ 30 minutes, selon ville de départ. Horaires et tarifs sur : https://www.delijn.be/fr/
En voiture : comptez 20 minutes (15 km).
PLUS D'INFORMATIONS
Triennale de Bruges « Spaces of Possibility »
Du 13 avril au 1er septembre
Gratuit et en plein air
Les installations sont visibles dans l'espace public 24h/24
Plus d'infos : https://www.visitbruges.be/fr/triennale
« Rebel Garden »
Du 13 avril au 1er septembre
Lieux
Musée Gruuthuse, Dijver 17, 8000 Brugge, Belgique
Musée Groeninge, Dijver 12, 8000 Brugge, Belgique
Hôpital Saint-Jean, Mariastraat 38, 8000 Brugge, Belgique
Tarifs : 25€ (Tarif réduit selon l’âge : 13€)
Le billet donne accès aux trois sites de l’exposition.
Plus d'infos : https://www.visitbruges.be/fr/triennale/rebel-garden
AFTER PARADISE
Motoi Yamamoto, Staying in time
Photo Colin Delfosse
Triennale de Courtrai :
« After Paradise »
En Flandre, il y a bien sûr l’incontournable Bruges, traversée de mille et un canaux, ou encore l’hyperactive Anvers, fief de Rubens et du créateur de mode Dries Van Noten. Mais connaissez-vous Courtrai ? Hyper accessible en train, cette ville située à seulement une trentaine de kilomètres de Lille est pleine de ressources : patrimoine remarquable, musée, terrasses animées… Et depuis 2019, Courtrai accueille aussi une triennale d’art contemporain !
Vue de Courtrai, Juillet 2024
Photo Colin Delfosse
Après « Play » en 2019, « Paradise » en 2021, place à « After Paradise » ! Imaginée par les commissaires Hilde Teerlinck et Patrick Ronse, cette troisième édition de la Triennale de Courtrai invite une vingtaine d’artistes contemporains belges et internationaux à s’emparer de toute la ville, de la gare au musée du textile Texture, en passant par la Grand-Place.
Entre le retour des guerres, l’intensification des phénomènes climatiques et la multiplication des pénuries, ce nouveau rendez-vous entend prendre le pouls des grandes préoccupations du monde, sans céder à l’inquiétude ou à la fatalité. Convaincus que les hommes ont le pouvoir de maîtriser leur destin, les commissaires ont décidé de faire la part belle aux œuvres suscitant l’interaction, la réflexion, mais aussi la poésie. Un cru inspirant pour imaginer les sociétés de demain !
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Vue de Courtrai, 2024
Photo Colin Delfosse
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Vue de Courtrai, 2024
Photo Colin Delfosse
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Vue de Courtrai, 2024
Photo Colin Delfosse
10 œuvres à ne pas manquer
Laia Estruch, Trena
Plastique, coutures et fer peint • 3500 x 820 x 637 cm • DR Triennale de Courtrai
Joiri Minaya
― Redecode II: La Dorada
Notre itinéraire débute à la gare de Courtrai. L’artiste dominico-étasunienne Joiri Minaya déploie dans le tunnel menant aux quais une grande fresque colorée, inspirée d’un papier peint conçu en 1848 par l’entreprise française Zuber et Cie figurant la puissance coloniale de l’Europe par rapport aux autres continents. L’intervention de l’artiste sur l’image originale remet en cause cette hégémonie. Pixelisé, le paysage devient totalement illisible. Au beau milieu de cette nuée de pixels, plusieurs QR codes sont à débusquer : ils renvoient vers des ressources documentaires (textes, vidéos…) qui ont nourri la pensée de Joiri Minaya durant la création de l’œuvre.
Lieu : gare de Courtrai
Joiri Minaya, Redecode II: La Dorada, 2028-2024
Papier peint • Dimensions variable • Photo Colin Delfosse
Joiri Minaya, Redecode II: La Dorada, 2018-2024
Papier peint • Dimensions variables • Photo Colin Delfosse
Joiri Minaya, Redecode II: La Dorada, 2018-2024
Papier peint • Dimensions variable • DR Triennale de Coutrai
Felix Gonzalez-Torres
― Untitled
On pourrait passer à côté sans les remarquer. Disséminés aux quatre coins de la ville, six panneaux de l’artiste Felix Gonzalez-Torres invitent les passants à s’accorder une pause au milieu de la cohue. À votre arrivée à Courtrai, ouvrez l’œil ! L’un d’eux se situe justement aux abords de la gare. Telle une fenêtre ouverte sur le paysage urbain, il représente un oiseau suspendu en plein vol… Un moment de poésie qui invite à s’interroger sur les représentations dans l’espace public saturé d’images publicitaires.
Lieu : différents endroits dans la ville dont un panneau publicitaire à la sortie de la gare - au niveau de la friterie
Felix Gonzalez-Torres, Untitled, 1992-1993
Impression sur papier • Photo Colin Delfosse
Felix Gonzalez-Torres, Untitled, 1992-1993
Impression sur papier • Photo Colin Delfosse
Felix Gonzales-Torres, Untitled, 1992-1993
Impression sur papier • DR Triennale de Courtrai
Felix Gonzales-Torres, Untitled, 1992-1993
Impression sur papier • DR Triennale de Courtrai
Nathan Coley
― The Lamp of Sacrifice (145 Places of Worship, Kortrijk)
De longs mois de travail auront été nécessaires à l’artiste écossais Nathan Coley afin de réaliser The Lamp of Sacrifice, qui représente 140 édifices religieux de la ville et de son agglomération, reproduits en carton à partir de photographies. Présentée à l’Academie Kortrijk, l’école de dessin de la ville, elle fait écho à une œuvre similaire réalisée par l’artiste il y a 20 ans. À la différence près que ce dernier s’est ici appuyé sur l’aide des étudiants et des personnels de l’école ! Avec ce projet collaboratif, Nathan Coley fait l’éloge de la lenteur : un véritable acte politique selon lui.
Lieu : Academie Kortrijk
Nathan Coley, The Lamp of Sacrifice (145 Places of Worship, Kortrijk)
145 maquettes en carton • Photo Colin Delfosse
Nathan Coley, The Lamp of Sacrifice (145 Places of Worship, Kortrijk)
145 maquettes en carton • Photo Colin Delfosse
Motoi Yamamoto
― Staying in time
C’est l’une des œuvres les plus spectaculaires de cette triennale. Originaire du Japon, Motoi Yamamoto investit la chapelle de l’ancien couvent des Carmélites. Sur une longue surface plane immaculée, l’artiste a tracé un motif dont les fins entrelacs blancs évoquent de la dentelle. Il s’agit en fait… de sel ! Au pays du Soleil-Levant, le sel, qui symbolise la purification et le renouveau, est souvent associé aux rites funéraires. L’artiste ici commémore sa femme, emportée par le cancer, ainsi que tous ses proches disparus trop tôt. Un geste universel et émouvant.
Lieu : Karmilitessenkapel
Motoi Yamamoto, Staying in time
Photo Colin Delfosse
Motoi Yamamoto, Staying in time (détail), 2024
Photo Colin Delfosse
Motoi Yamamoto, Staying in time (détail), 2024
Photo Colin Delfosse
Erkan Özgen
― Wonderland
Nul besoin de mots pour comprendre l’horreur vécue par ce garçon syrien. Sourd et muet de naissance, Muhammed, 13 ans, raconte à grand renfort de gestes expressifs, la vie quotidienne de son village tombé aux mains de l’État islamique. L’artiste kurde Erka Özgen a filmé ce récit puissant à la manière d’un documentaire. Ironiquement intitulé Wonderland, il est présenté dans la tour historique du Broel – un ancien dépôt d’armes construit au XVe siècle. Aussi glaçant que bouleversant.
Lieu : Broeltoren
Erkan Özgen, Wonderland, 2016
Vidéo, couleur, son (stéréo), 3’54’’ • Photo Colin Delfosse
Sarah Westphal
― Becoming a Body of Water
C’est à Texture, musée du lin et du textile de Courtrai, que Sarah Westphal présente son installation hypnotique Becoming a Body of Water. Dans un large espace plongé dans l’obscurité, une vidéo projetée sur un écran monumental montre le ballet tranquille de poissons au beau milieu des algues. Tout autour, l’artiste a disposé des végétaux formant dans le musée de véritables petits îlots de fraîcheur. Entre terre et mer, cette expérience méditative interroge le visiteur sur sa relation avec le vivant.
Lieu : Texture, musée du lin et du textile
Sarah Westphal, Becoming a Body of Water
Projection vidéo, Sonorisation, Pierres, Plantes, Lampes de culture • 700 x 800 cm • Photo Colin Delfosse
Sarah Westphal, Becoming a Body of Water
Projection vidéo, Sonorisation, Pierres, Plantes, Lampes de culture • 700 x 800 cm • Photo Colin Delfosse
Notre coup de coeur
Laia Estruch
Trena
Laia Estruch, Trena
Plastique, coutures et fer peint • 3500 x 820 x 637 cm • Photo Colin Delfosse
Sur la Grand-Place de Courtrai, on ne voit qu’elle ! Ludique, l’œuvre de Laia Estruch invite les habitants et les visiteurs de passage à une joyeuse interaction au cœur de la ville. L’installation gonflable monumentale Trena consiste en trois longs tuyaux qui s’entremêlent comme un réseau de veines. Chacun peut explorer de l’intérieur cette étonnante structure qui emprunte autant à la fête foraine qu’aux réflexions de Vito Acconci sur l’architecture : « Le but de l’espace public est que l’espace et le public ne forment qu’un. »
Laia Estruch, Trena
Plastique, coutures et fer peint • 3500 x 820 x 637 cm • DR Triennale de Courtrai
Lorsqu’il se déplace à l’intérieur de ces longs vaisseaux, le visiteur émet un son qui se voit amplifié au sein de l’œuvre. La sculpture se retrouve transformée en véritable scène de spectacle où l’espace et les corps en mouvement fusionnent. Il s’agit à ce jour du projet le plus ambitieux de Laia Estruch, dont la pratique artistique ne cesse de questionner le langage corporel et la voix. Outre son côté performatif, Trena, ainsi placée au cœur de la ville, convie les visiteurs à repenser leur rapport à leur environnement. Tenterez-vous l’expérience ?
Lieu : Grote Markt
Laia Estruch, Trena
Plastique, coutures et fer peint • 3500 x 820 x 637 cm • Photo Colin Delfosse
Laia Estruch, Trena
Plastique, coutures et fer peint • 3500 x 820 x 637 cm • Photo Colin Delfosse
Małgorzata Mirga-Tas
― Herstories /wonderful women
Originaire de Pologne, l’artiste textile et activiste rom Małgorzata Mirga-Tas combat les préjugés qui entourent l’identité et la culture du peuple rom en célébrant les femmes qui le composent. Luna de Rosa, Carmen Gheorghe, Delia Grigore, Vera Lacková, Simonida Selimović, Selma Selman et Monika Szewczyk : à travers une vibrante série de portraits composés à partir de tissus colorés, l’artiste rend hommage à ces figures rom engagées dans la lutte pour les droits des femmes et injustement méconnues.
Lieu : Historisch Stadhuis
Małgorzata Mirga-Tas, Herstories /wonderful women
Photo Colin Delfosse
Małgorzata Mirga-Tas, Herstories /wonderful women
Photo Colin Delfosse
Małgorzata Mirga-Tas, Herstories /wonderful women
Photo Colin Delfosse
Rachel Valdés
― Happily Ever After
Miroir, mon beau miroir… Originaire de Cuba, Rachel Valdés est reconnue pour ses créations monumentales réalisées à partir de miroirs et de verre. Installé sur le Kasteelkaai, Happily Ever After offre une vision dédoublée du réel. En admirant son reflet dans le miroir, le spectateur prend pleinement part à l’œuvre d’art. Sur les rives paisibles de la Lys, l’artiste invite à s’interroger sur notre rapport au passé et au présent.
Lieu : Kasteelkai
Rachel Valdés, Happily Ever After, 2015
Plaques miroir, acier, polycarbonate • 300 x 1600 x 100 cm • Photo Colin Delfosse
Rachel Valdés, Happily Ever After, 2015
Plaques miroir, acier, polycarbonate • 300 x 1600 x 100 cm • Photo Colin Delfosse
Rachel Valdés, Happily Ever After, 2015
Plaques miroir, acier, polycarbonate • 300 x 1600 x 100 cm • DR Triennale de Courtrai
Vladimir Nikolić
― A document
Un paysage de carte postale. Dans les écuries de Courtrai, Vladimir Nikolić convie les visiteurs à un véritable moment de contemplation : la mer à perte de vue ! Ce qui ressemble à une image a priori banale ne l’est pas tout à fait. Pour composer ce large panorama, l’artiste, qui se concentre sur les liens entre l’eau et la technologie, a employé pas moins de trois caméras filmant simultanément l’horizon. En résulte ce paisible paysage, traversé de vagues : un symbole de l’irrationalité de notre monde selon Nikolić.
Lieu : Paardenstallen
Vladimir Nikolić, A document
Vidéo 4K multi-écran • 2'16'' • Photo Colin Delfosse
Vladimir Nikolić, A document
Vidéo 4K multi-écran • 2'16'' • Photo Colin Delfosse
Une cantine gourmande au rez-de-chaussée d’une maison de retraite ? Bienvenue à Buda Kitchen ! Ici, un seul mot d’ordre : la convivialité ! Toutes les générations se retrouvent autour d’un bon petit plat concocté par le chef et ses équipes que l’on peut voir s’affairer dans la grande cuisine ouverte. Dans l’assiette, il y en a pour tous les goûts ! Copieux, sain et très bon marché : peut-être devrait-on s’en inspirer en France...
Buda Kitchen
Adresse : Budastraat 52, 8500 Kortrijk, Belgique
« La petite cuisine », ainsi traduit-on le nom de ce café super cosy, idéal pour un déjeuner sur le pouce ou une pause café dans l’après-midi. 100 % végétarien et délicieux.
De Klein Keuken
Adresse : Budastraat 8, 8500 Kortrijk, Belgique
Situé à deux pas de la gare de Courtrai, le Parkhotel est l’adresse idéale pour qui voudrait prolonger son séjour. Chambres spacieuses et piscine : que demander de plus ?
Parkhotel
Adresse : Stationsplein 2, 8500 Kortrijk, Belgique
Informations pratiques
S'Y RENDRE DEPUIS LILLE
En ter, jusqu'à Courtrai (moins d'une heure de trajet).
Horaires, tarifs et réservations sur : https://www.sncf-connect.com
En voiture : Autoroute A22 puis E17 (moins d'une heure de trajet).
PLUS D'INFORMATIONS
Triennale de Courtrai « After Paradise »
Du 29 juin au 06 octobre 2024
Du mardi au dimanche, de 10 à 18 heure
Fermé le lundi
Tickets à prix libre : https://www.triennalekortrijk.be/fr
Plus d'infos : https://triennalekortrijk.be/fr
Conception éditoriale et rédaction : Inès Boittiaux
Production : Clémence Baudouin assistée de Rosalie Gillet
Direction artistique : Julia Borel
Développement : Cécile Briard
Secrétariat de rédaction : Lola Jallet
Relecture : Mathieu Champalaune
Iconographie : Alexandra Buffet assistée de Maëlle Brun
Photographies : Colin Delfosse (sauf mention contraire)
Coordination vidéo : Diane Guédon
