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Après un enseignement classique à São Paulo, Tarsila do Amaral (1886–1973) s’installe à Paris dans les années 1920 et suit les cours de l’Académie Julian, elle s’y nourrit de toute l’avant-garde parisienne. Alors qu’elle est en France, se développe au Brésil la Semana de Arte Moderna, à l’origine du modernisme brésilien. Elle s’empresse alors de regagner son pays pour intégrer O grupo dos cinco (« le groupe des cinq ») – Tarsila do Amaral, Anita Malfatti, Oswald et Mário de Andrade, Menotti del Picchia –, basé à São Paulo et pilier du futur mouvement moderniste. En 1928, elle peint Abaporu pour son mari, le poète Oswalde de Andrade, représentant une figure allongée et isolée avec un cactus en fleurs. Ce tableau historique a inspiré le Manifeste de l’anthropophagie et est devenu la bannière d’un mouvement artistique transformateur, qui imaginait une culture spécifiquement brésilienne issue de la digestion symbolique – ou du « cannibalisme » artistique – des influences extérieures, dont elle est une des représentantes.
« Je veux être le peintre de mon pays », écrit-elle en 1923. Beaux Arts Éditions revient sur une œuvre originale et évocatrice, puisant dans les imaginaires indigénistes, populaire et moderne d’un pays en pleine mutation.
Exposition au musée du Luxembourg,
du 9 octobre 2024 au 2 février 2025
68 pages - Paru le 16 octobre 2024 - Broché - 22 × 28.5 cm - EAN : 9791020409386
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