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Dans les coulisses des Beaux-Arts de Paris

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Publié le , mis à jour le
Leurs noms ne nous disent encore rien ; pourtant, il y a sans doute parmi les étudiants de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts (ENSBA) les futures stars de l’art contemporain. À mille lieues des institutions traditionnelles, les élèves, regroupés par ateliers, sont invités à expérimenter et s’inspirer du monde extérieur. La cloche sonne : retour sur les bancs d’une école prestigieuse, héritière de l’Académie royale de peinture fondée il y a près de 400 ans par Louis XIV. Visite guidée.
Anthony Micallef, École Nationale Supérieure des Beaux-Arts
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Anthony Micallef, École Nationale Supérieure des Beaux-Arts, 2017

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Un équilibre éducatif entre accompagnement et liberté

L’enseignement aux Beaux-Arts de Paris est à l’opposé des cours magistraux, des amphis et des TD : dès leur arrivée en première année, les élèves intègrent l’un des multiples ateliers en passant un entretien avec l’artiste qui le dirige. Sous sa direction, mais surtout en compagnie des autres étudiants membres de l’atelier, ils y passeront la majorité de leur scolarité. Soit près de cinq ans à créer, s’inspirer et expérimenter dans le but de trouver et d’affiner son propre style. Durant ce temps, les étudiants sont laissés totalement libres de leurs travaux, des matières et techniques qu’ils utilisent, et même de leur présence à l’atelier ou pas.

Paris • © Anthony MICALLEF/HAYTHAM-REA

Anthony Micallef, École Nationale Supérieure des Beaux-Arts
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Anthony Micallef, École Nationale Supérieure des Beaux-Arts, 2017

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La cour vitrée de l’établissement, reflet de son prestige

La cour vitrée du Palais des études est probablement l’espace le plus célèbre de l’école. Entièrement rénové en 2008 pour un budget de cinq millions d’euros, le bâtiment recouvre au total près de 800 m2.

Paris • © Anthony MICALLEF/HAYTHAM-REA

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Anthony Micallef, École Nationale Supérieure des Beaux-Arts, 2017

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Quand les élèves racontent leur école

Ludivine, 19 ans, en première année. « C’est pas une école, c’est un atelier géant. C’est un peu Poudlard ! (ndlr : l’école des sorciers dans Harry Potter). J’ai fait des passages dans une communauté hippie dans le sud et ça me rappelle un peu cet esprit : c’est une école qui t’apprend à vivre avec les autres, à partager ton espace, à regarder autour de toi. Côté création, le quartier de Barbès, où j’habite, m’inspire énormément : je le trouve drôle et attachant, surtout dans ses personnages. Mon personnage emblématique est un bébé nommé « Mourado ». Avant les Beaux-Arts, je faisais beaucoup de street-art. »

Paris • © Anthony MICALLEF/HAYTHAM-REA

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Anthony Micallef, École Nationale Supérieure des Beaux-Arts, 2017

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Cours de dessin sur modèle vivant

En salle de morphologie, un grand classique des Beaux-Arts a lieu deux fois par semaine : le cours de dessin sur modèle vivant.

Paris • © Anthony MICALLEF/HAYTHAM-REA

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Anthony Micallef, Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts, 2017

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L’atelier de fresques

Les étudiants y créent directement sur les murs de l’atelier, le principe de la fresque étant qu’une fois achevée elle fait partie du mur. Lorsque la place manque, les œuvres sont détruites pour accueillir les suivantes…

Paris • © Anthony MICALLEF/HAYTHAM-REA

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Anthony Micallef, École Nationale Supérieure des Beaux-Arts, 2017

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La création en pratique

Deux étudiantes utilisent les outils de l’atelier bois pour réaliser leurs œuvres.

Paris • © Anthony MICALLEF/HAYTHAM-REA

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Anthony Micallef, École Nationale Supérieure des Beaux-Arts, 2017

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La Renommée distribuant les couronnes

L’amphithéâtre d’honneur, dont la rénovation totale s’est achevée début 2017. Il a toujours été dédié aux cérémonies officielles et à la remise des Grands Prix de Rome jusqu’en 1968. L’hémicycle est célèbre par la peinture de Paul Delaroche qui couvre la totalité du mur circulaire, La Renommée distribuant les couronnes, achevée en 1841.

Paris • © Anthony MICALLEF/HAYTHAM-REA

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Anthony Micallef, École Nationale Supérieure des Beaux-Arts, 2017

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Faire le mur

Clément (sur l’échelle) fait partie de l’atelier qui expose. Il a préparé une performance durant laquelle, habillé d’un costume de prisonnier réalisé par ses soins, il sortira de cette prison en brisant littéralement le mur à coup de masses. Ce mur n’étant absolument pas prévu pour être endommagé (il ne s’agit pas d’une simple façade de plâtre), Clément devra ensuite passer plusieurs jours à le réparer.

Paris • © Anthony MICALLEF/HAYTHAM-REA

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Anthony Micallef, École Nationale Supérieure des Beaux-Arts, 2017

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La technologie au service de l’art

Avant le vernissage, un étudiant teste son installation de vision 3D. Les lunettes 3D seront pendues au milieu de la cage de bambou et permettront une immersion dans l’école.

Paris • © Anthony MICALLEF/HAYTHAM-REA

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Anthony Micallef, École Nationale Supérieure des Beaux-Arts, 2017

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Des livres à perte de vue

Les étudiants bénéficient de l’une des plus grandes bibliothèques d’art françaises dédiées à l’art contemporain. Haute de 8,50 m, elle propose 60 000 ouvrages, une centaine d’abonnements à des revues spécialisées, 4 000 vidéos et DVD, près de 2 000 documents sonores…

Paris • © Anthony MICALLEF/HAYTHAM-REA

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