En partenariat avec Photo Elysée

Siân Davey, The Garden (II), de la série « The Garden », 2022
© Siân Davey
Tout a commencé en 2008. Cette année-là, Siân Davey visite, à la Tate Modern à Londres, une rétrospective consacrée à Louise Bourgeois. « Je me suis ensuite assise sur les marches, à l’extérieur, et j’ai fondu en larmes », se souvient-elle. Dès lors, sa vie va prendre un tournant créatif : « D’une certaine façon, c’est comme si l’inconscient et le passé de Bourgeois résonnaient en moi. » Trois ans plus tard, coup de foudre : elle se tourne vers la photographie. « Je suis tombée amoureuse, peut-être pour la première fois de ma vie. »
Siân Davey, Gathered round the Table – Last light 7 pm, de la série « Martha », 2019
© Siân Davey
Si Siân Davey est si sensible à l’inconscient, c’est parce qu’elle a exercé pendant quinze ans comme psychologue, tendant l’oreille aux mots et maux d’inconnus. Fascinée par toutes les facettes de l’existence, y compris les plus secrètes ou les plus subtiles, sa pratique s’inscrit dans le prolongement de cette expérience. « La photographie transforme nos vécus en images », explique Siân Davey. Derrière l’objectif, elle explore la psyché de ceux qui l’entourent, comme ses filles, Alice et Martha, à chacune desquelles elle a consacré une série.
Siân Davey, The Garden (II), de la série « The Garden », 2022
© Siân Davey
Imaginé avec son fils, son projet pour le Prix Elysée est né pendant la pandémie. Leur idée : transformer leur jardin en havre de paix, si beau que des inconnus voudraient s’y faire photographier, comme immergés dans un tableau coloré grandeur nature… Créé en 2021 à partir d’une multitude d’essences, cet espace est pour Siân Davey une métaphore des grands bouleversements du monde de ces dernières années auxquels chacun a été malgré soi confronté.
Éminemment sensible, le travail de la photographe fait fleurir à l’image l’espoir, l’amour, la joie ou encore la bienveillance. « Mon jardin est devenu un espace où les gens se sentent en sécurité et où ils peuvent nous confier leurs histoires » : des réminiscences de la pandémie, ou simplement des fragments de vie cueillis dans leurs souvenirs plus lointains. La photographe collecte aussi, telle une parole, le chant des oiseaux au petit matin, le bourdonnement des abeilles qui viennent butiner les fleurs, le sifflement du vent dans les herbes folles… Un grand tableau vivant, un Éden protecteur hors du monde et du temps.
Prix Elysée
Prix international de photographie
Le Prix Elysée récompense le travail de photographes internationaux ayant déjà fait l’objet d’expositions ou de publications. Il est organisé tous les deux ans, la 5e édition a été lancée en 2022. Il n’a pas de thème, ni de limite d’âge. Tous les genres et les techniques photographiques sont bienvenus. Les projets proposés doivent être inédits. Chacun des huit nominés reçoit 5 000 CHF pour développer son projet et le lauréat désigné par un jury international reçoit 80 000 CHF pour finaliser son projet et le publier.
Les nominés de la 5e édition :
Vincen Beeckman
Debi Cornwall
Siân Davey
Nicolai Howalt
Khashayar Javanmardi
Alice Mann
Gloria Oyarzabal
Virginie Rebetez
Avec le soutien de Parmigiani Fleurier
Dans un engagement commun pour encourager la créativité et la réalisation de nouvelles œuvres, Photo Elysée et Parmigiani Fleurier sont associés depuis 2014 pour lancer le Prix Elysée. L’histoire de Parmigiani Fleurier s’est construite, dès ses débuts en 1996, sur une forte conviction : redonner une valeur patrimoniale à l’art horloger suisse en l’inscrivant dans une pérennité des savoir-faire manufacturés. Un homme, Michel Parmigiani, en sera le fondateur, la Fondation de Famille Sandoz, le maître d’œuvre, et Fleurier, lieu symbolique et siège de la marque, le berceau des traditions.
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