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VR Arles Festival

5 expériences de réalité virtuelle testées à Arles

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Publié le , mis à jour le
Elle a le vent en poupe : dans le cadre des 50èmes Rencontres de la photographie d’Arles, la réalité virtuelle revient pour la quatrième année consécutive au couvent Saint-Césaire, à l’occasion du VR Arles Festival. Documentaire, jeu interactif, fiction… Une vingtaine de films – ou, plus exactement, d’expériences ! – est proposée à un large public d’enfants et d’adultes. Tour d’horizon en 5 échantillons, qui dévoilent des potentiels étonnants.

1. Dans le mouvement d’un Soleil disparu

Au couvent Saint-Césaire, quelques salles plongées dans l’obscurité accueillent les dispositifs de chacun des films – un médiateur nous y installe, puis nous lance un : « Bonne expérience ! », avant de nous laisser dans l’univers choisi. Certains sont dotés d’un décor au milieu duquel on s’assoit. D’autres nécessitent d’être debout, comme le Gloomy Eyes de Jorge Tereso et Fernando Maldonado : normal, car le film (une courte histoire d’amour dans un paysage où le Soleil a disparu) se déroule sur un panorama qui défile au fur et à mesure de l’action, invitant le spectateur à tourner lentement sur lui-même. On comprend ici que l’interaction voulue par la réalité virtuelle se décline sous bien des façons : jeu, choix narratifs, mais aussi position du corps, qui s’accorde au rythme de l’action.

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Gloomy Eyes

de Jorge Tereso et Fernando Maldonado

2019, France, Argentine, États-Unis, Taiwan, 8 min

https://www.vrarlesfestival.com/selection/gloomy-eyes-first-light/

2. Voyage immersif dans l’Amérique raciste

C’est peut-être l’expérience qui déploie le moins d’effets, et pourtant, le choc est grand lors du visionnage de ce documentaire politique en trois dimensions. Signé Roger Ross Williams, Traveling While Black nous fait asseoir dans l’un des restaurants listés par le célèbre guide de voyage Green Book, qui référence les lieux épargnés par le racisme aux États-Unis. Différentes personnalités (victimes ou politiques) s’installent avec nous pour initier une conversation. Chacun éclaire au passage une partie d’une vaste période, allant de la Ségrégation des années 50 aux violences policières des années 2010. Le visiteur est ainsi littéralement transporté à travers des documents d’archives et des témoignages vivants – l’émotion n’en est que plus forte. Jamais la réalité n’aura semblé moins virtuelle.

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Traveling While Black

Roger Ross Williams, Ayesha Nadarajah, Felix Lajeunesse et Paul Raphael

2018, Canada, 21 min

https://www.vrarlesfestival.com/selection/traveling-while-black/

3. Souvenirs obsédants d’un suicide

Un quai de métro, au Japon. Le train arrive, une jeune fille se suicide : choc. Nous nous retrouvons alors dans un entre-deux mémoriel, pendant lequel chacun des témoins de la scène revit un souvenir obsédant, comme une dispute ou un accident. C’est ensuite au spectateur de faire des choix… Lauréat du prix Fictions décerné par le jury du VR Arles Festival, 7 lives (réalisé par Jan Kounen) allie prises de vue en 3D, images de synthèse et séquences d’interaction pour donner à voir la texture des âmes, et pour offrir au spectateur une prise sur l’action, un geste inatteignable depuis le début de l’histoire du cinéma.

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7 lives

Jan Kounen, Charles Ayats et Sabrina Calvo

2019, France, Luxembourg, Belgique, 20 min

https://www.vrarlesfestival.com/selection/7-lives/

4. S’amuser avec une toile de Bruegel

Comment faire aimer l’art aux enfants ? Éternelle question, à laquelle 1, 2, 3… Bruegel ! répond en une quinzaine de minutes de jeu. Tout commence dans un musée, où la célèbre peinture à l’huile Les Jeux d’enfants (1560) de Pieter Bruegel l’Ancien attire notre attention. On y entre comme dans un véritable village, où plus de 250 enfants jouent à 90 jeux différents – comme gonfler sa robe, faire rouler un cerceau… Là, le tableau se transforme en un gigantesque jeu de construction, autour duquel on peut tourner pour trouver les enfants cachés dans les maisons alentours. L’immersion s’avère amusante, et permet aux plus petits de se rendre compte de la finesse d’exécution et de la multiplicité des figures.

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1, 2, 3… Bruegel !

Gordon et Andrés Jarach

2018, France, entre 10 et 15 min

https://www.vrarlesfestival.com/selection/123-bruegel/

5. Dans un livre en réalité virtuelle

Changement de décor : cette fois-ci, ce n’est pas avec un casque sur la tête qu’on abordera la réalité virtuelle, mais avec un smartphone (ou une tablette). Une petite exposition conçue par l’artiste arlésien Olivier Cablat ouvre l’expérience, consacrée à de fantasques architectures vernaculaires en forme de canard ou de théière, telles qu’on peut en trouver dans le célèbre livre California Crazy de Jim Heimann. Imprimées sur du papier, celles-ci se prolongent dans un visionnage numérique, auquel on accède en suivant une adresse URL donnée. L’artiste défie ainsi l’aspect figé d’une exposition finie, pour la rendre évolutive, accessible par chacun – si tant est qu’il soit doté d’une interface connectée.

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La preuve de l’existence des zombies

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VR Arles Festival

Du 1 juillet 2019 au 25 août 2019

www.vrarlesfestival.com

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