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« Ils vont revenir. Je sais qu’ils le feront » : George Clooney réclame le retour des marbres de la frise du Parthénon en Grèce

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George Clooney et sa compagne l’avocate Amal Alamuddin pour « The Albies » organisé par la Clooney Foundation for Justice à la Public Library de New York à New York, le 26 septembre 2024
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George Clooney et sa compagne l’avocate Amal Alamuddin pour « The Albies » organisé par la Clooney Foundation for Justice à la Public Library de New York à New York, le 26 septembre 2024

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© John Lamparski / AFP

George Clooney ne joue pas seulement les héros à l’écran. L’acteur oscarisé s’illustre aussi comme fervent défenseur du patrimoine grec, en militant activement pour la restitution des marbres détachés du Parthénon d’Athènes, pièces maîtresses du British Museum de Londres depuis 1816. Il s’est ainsi dit convaincu que ces chefs-d’œuvre de l’Antiquité finiront par retrouver leur terre d’origine : « Ils vont revenir. Je sais qu’ils le feront », a-t-il affirmé au quotidien grec Ta Néa dans une interview publiée le 17 mai.

Cette lutte, George Clooney ne la mène pas seul. Son épouse, l’avocate internationale Amal Alamuddin Clooney, spécialiste des droits humains, conseille depuis 2011 le gouvernement grec sur ce dossier sensible. Ensemble, ils forment un tandem redoutablement engagé face à un contentieux diplomatique et juridique qui dure depuis des décennies.

Un vestige antique grec présent à Londres depuis deux siècles

Sculptée au Ve siècle avant notre ère, la frise du Parthénon — longue de 160 mètres, représentant 378 figures humaines et 245 animaux — ornait autrefois ce temple dédié Athéna sur l’acropole d’Athènes. En 1802, alors que la Grèce était sous domination ottomane, Thomas Bruce, comte d’Elgin et ambassadeur britannique auprès de l’Empire ottoman, fit détacher une partie de cette frise qu’il expédia en Angleterre.

Les sculptures du Parthénon également connues sous le nom de marbres d’Elgin
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Les sculptures du Parthénon également connues sous le nom de marbres d’Elgin

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© Walter Bibikow / hémis

Il affirmait alors avoir obtenu une autorisation des autorités ottomanes, mais ce document n’a jamais été formellement retrouvé, ce qui alimente depuis lors des doutes sur la légitimité de cette opération. Une fois à Londres, Lord Elgin fit racheter sa précieuse cargaison par le gouvernement britannique, qui l’intégra aux collections permanentes du British Museum.

L’acteur engagé pour la restitution des marbres à la Grèce

« Nous continuerons à faire pression jusqu’à ce que cela se produise. Il n’y a aucun doute là-dessus. »

George Clooney

Depuis l’indépendance de la Grèce au XIXe siècle, Athènes réclame avec constance le retour de ce trésor national, le considérant comme un bien culturel spolié. En 2009, la construction du musée de l’Acropole par l’architecte Bernard Tschumi, au pied de la colline sacrée, a renforcé cette revendication : à l’étage, une salle a été spécialement conçue pour accueillir les marbres manquants. Mais Londres campe sur sa position, estimant que l’acquisition a été faite légalement et mettant en avant la mission de préservation universelle du British Museum.

Amal Alamuddin Clooney est guidée par le ministre de la Culture et des Sports Konstantinos Tasoulas et le président du musée de l’Acropole Dimitris Pantermalis lors d’une visite à la salle du Parthénon à l’intérieur du musée à Athènes le 15 octobre 2014
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Amal Alamuddin Clooney est guidée par le ministre de la Culture et des Sports Konstantinos Tasoulas et le président du musée de l’Acropole Dimitris Pantermalis lors d’une visite à la salle du Parthénon à l’intérieur du musée à Athènes le 15 octobre 2014

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© Yorgos Karahalis – Pool / Getty Images / AFP

Pour George et Amal Clooney, le statu quo ne tient plus. « Nous continuerons à faire pression jusqu’à ce que cela se produise. Il n’y a aucun doute là-dessus », assure l’acteur. En conjuguant influence médiatique et expertise juridique, le couple espère bien faire évoluer les positions diplomatiques et rallier l’opinion publique à sa cause. Les signaux sont d’ailleurs encourageants : en 2023, un sondage YouGov révélait qu’une majorité de Britanniques se disait favorable au retour des marbres en Grèce.

Ce combat dépasse désormais le simple cadre d’un contentieux muséal. Il incarne une question de justice culturelle, de mémoire historique et de souveraineté patrimoniale. Pour les Clooney, il est aussi devenu un engagement personnel. Avant de constituer, bientôt peut-être, un précédent majeur dans l’histoire des restitutions.

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