Actu

La Ville de Paris fait retirer le logo Louis Vuitton de la statue de Kusama

Par • le
L’immense sculpture à l’effigie de Yayoi Kusama devant la Samaritaine à Paris
voir toutes les images

L’immense sculpture à l’effigie de Yayoi Kusama devant la Samaritaine à Paris, 2023

i

Installation éphémère • © AFP / Nicolas Liponne / Hans Lucas

Érigée juste en face de la Samaritaine, l’imposante statue représentant une Yayoi Kusama de quinze mètres de haut est au cœur d’une nouvelle controverse. Installée en mars, la sculpture fait partie des nombreuses installations colossales conçues par la marque de luxe Louis Vuitton pour marquer sa collaboration avec l’artiste japonaise dans le cadre d’une collection capsule. Parmi elles, des robots hyperréalistes à son effigie, et une immense Yayoi Kusama gonflable, agrippée à l’immeuble de la boutique Vuitton, avenue George-V — ce qui avait poussé certains à se demander si l’enseigne n’exploitait pas à l’excès l’image de cette artiste nonagénaire à des fins commerciales…

Ni le logo ni le sac ne figuraient dans le projet déclaré par LVMH

L’immense sculpture à l’effigie de Yayoi Kusama devant la Samaritaine à Paris
voir toutes les images

L’immense sculpture à l’effigie de Yayoi Kusama devant la Samaritaine à Paris, 2023

i

Installation éphémère • © Alamy / Hemis / directphoto.bz

Mais l’affaire vient de prendre une autre ampleur. Jugeant que cette statue totémique de la rue du Pont-Neuf, située à deux pas du siège de Louis Vuitton, n’était rien d’autre qu’une « publicité » en raison du logo LV présent sur le sac à main (identique à ceux vendus par la marque) tenu par la géante nipponne, les élus écologistes ont déposé une requête au Conseil de Paris afin d’examiner la conformité de ce qu’ils considèrent comme du street marketing et de l’artwashing. « Stop à l’accaparement de l’espace public par LVMH pour promouvoir ses produits. Utiliser l’art pour faire de la publicité illégale, c’est irrespectueux de l’artiste et des Parisien.nes », twittait le 26 mai Émile Meunier, membre du groupe écologiste au Conseil de Paris et président de la 5e commission Urbanisme, Logement, Grand Paris et Politique de la Ville.

Une faille a en effet été dénichée par les détracteurs de la sculpture  : étrangement, ni le logo ni le sac ne figuraient dans le projet déclaré par LVMH (géant du luxe auquel appartient la marque Louis Vuitton) dans son dossier de demande d’autorisation d’occupation temporaire de l’espace public déposé pour la fameuse statue ! Après avoir envoyé sur place un inspecteur pour constater la présence illégale du logo, la Ville a ordonné à LVMH de retirer ce dernier sous cinq jours…

Retrouvez dans l’Encyclo : Yayoi Kusama

Vous aimerez aussi

Carnets d’exposition, hors-série, catalogues, albums, encyclopédies, anthologies, monographies d’artistes, beaux livres...

Visiter la boutique
Visiter la boutique

À lire aussi