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Le « Jugement dernier » de Michel-Ange bénéficiera d’une restauration exceptionnelle en 2026

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La fresque de Michel-Ange dans la chapelle Sixtine
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La fresque de Michel-Ange dans la chapelle Sixtine

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© Federico Rostagno / Alamy / Hemis

Le trésor de la chapelle Sixtine va bientôt s’offrir une cure de jouvence ! Alors qu’elle n’avait pas été restaurée depuis 30 ans, la fresque monumentale du Jugement dernier de Michel-Ange fera l’objet, à partir de janvier 2026, d’une « opération exceptionnelle de rafraîchissement » d’une durée de trois mois, a annoncé mi-août le Laboratoire de restauration des peintures et des matériaux en bois du Vatican, qui conserve ce joyau de la Renaissance au sein de son célèbre ensemble muséal, dans le palais apostolique.

Peinte entre 1536 et 1541 sur le mur d’autel de la chapelle, cette composition spectaculaire de seize mètres sur treize dépeint le Christ en train de juger les âmes, les élus montant vers le Paradis et les damnés chutant vers l’Enfer. Animée de 391 personnages en mouvement représentés avec une précision d’anatomiste sur un superbe fond bleu produit à base de lapis-lazuli, elle constitue l’une des œuvres les plus célèbres et admirées au monde.

La fresque dégradée par l’usure et le surtourisme

La Chapelle Sixtine de Michel-Ange et le « Jugement dernier »
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La Chapelle Sixtine de Michel-Ange et le « Jugement dernier »

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© Jon Arnold Images / hemis

Malgré l’entretien annuel dont elle bénéficie, la fresque présente en effet une « usure croissante ». Selon l’expert Paolo Violini, responsable de l’atelier de restauration en charge du chantier, cette dernière serait due à la poussière, à l’humidité et au dioxyde de carbone produit par la respiration des cinq à six millions de touristes qui affluent chaque année pour l’admirer – ce qui souligne les effets problématiques du tourisme de masse sur la conservation des œuvres. Le réchauffement climatique jouerait enfin le rôle de facteur aggravant en causant des variations de températures et d’humidité.

Si la restauration sera « plus légère et moins longue » que celle qui avait été réalisée entre 1979 et 1999, sous le pontificat de Jean-Paul II (et à laquelle avait déjà participé Paolo Violini), cette opération demandera cependant le déploiement de moyens importants. Alors que l’entretien annuel ne nécessite qu’un simple élévateur mécanique, les restaurateurs devront cette fois ériger un immense échafaudage couvrant l’intégralité du mur peint (soit 200 m²) et composé d’une douzaine de plateformes de travail qui permettront au public de continuer à admirer l’œuvre tout au long du processus – ce dernier devant s’achever fin mars, juste à temps pour la Semaine sainte.

Un nouveau chantier après la fin de celui des Chambres de Raphaël

Cette remise en beauté s’inscrit dans un vaste programme qui concerne d’autres œuvres emblématiques des musées du Vatican. Ainsi, la restauration de Chambres de Raphaël, entamée il y a dix ans, vient tout juste de se terminer fin juin avec l’achèvement du chantier de la salle de Constantin – la plus grande de ces quatre pièces, contiguës à la chapelle Sixtine. Un travail minutieux qui a permis de faire émerger de nouvelles connaissances sur les techniques picturales de l’artiste, et a redonné tout leur éclat aux couleurs de ces fantastiques décors peints.

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Chapelle Sixtine

Retrouvez dans l’Encyclo : Michel-Ange

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