Actu

Le Louvre acquiert une collection de 272 icônes pour son futur département des arts de Byzance et des chrétientés d’Orient

Par • le
Le Concile de Nicée
voir toutes les images

Le Concile de Nicée, 1637

i

85 x 120 cm • © Musée Du Louvre / Dist. GrandPalaisRmn / Julien Vidal

La liste des pièces conservées par le plus grand musée au monde vient de s’allonger considérablement ! Mercredi 26 février, le musée du Louvre a en effet annoncé avoir acquis une collection privée de 272 icônes chrétiennes d’Orient, pour un montant resté confidentiel.

Ces œuvres prendront place au cœur du futur département des arts de Byzance et des chrétientés d’Orient, dont l’ouverture est prévue pour 2027. Leur acquisition est d’ailleurs pour cette nouvelle section « un acte fondateur », déclare le musée dans un communiqué.

Une collection très variée et riche en trésors

Constituée par l’homme d’affaires Georges Abou Adal entre 1952 et le début des années 1970, puis complétée par son fils Freddy grâce à des acquisitions en ventes publiques dans les années 1990, avant d’être révélée au grand public à l’occasion d’une exposition en 1993 au musée Carnavalet, cette collection rassemble des œuvres crétoises, grecques, balkaniques, transylvaines, valaques, russes, levantines et melkites, datant du début du XVe à l’aube du XXe siècle, et signées par une grande variété d’artistes. Ce qui en fait « l’un des plus remarquables ensembles d’icônes en mains privées », souligne le musée.

Radul le Peintre de Rasinari, Vierge de Majesté
voir toutes les images

Radul le Peintre de Rasinari, Vierge de Majesté, Début du XVIIIe siècle

i

66 × 51 cm • © Musée du Louvre / Dist. GrandPalaisRmn / Julien Vidal

« Outre les icônes signées par des maîtres, d’autres peuvent être attribuées avec certitude à de grands peintres comme Mikhaïl Damaskinos ou les frères Georgios et Frangos Kontaris », ajoute l’établissement. En son sein se trouve également « un rare ensemble d’icônes produites dans le contexte du renouveau du patriarcat grec d’Antioche au XVIIe siècle, à Alep notamment, et par les chrétiens arabophones de Syrie, du Liban et de Jérusalem ».

L’art de l’icône au cœur d’une nouvelle section du musée

Ne'meh al-Musawwir, Saint-Georges et scènes de sa vie
voir toutes les images

Ne’meh al-Musawwir, Saint-Georges et scènes de sa vie, 1666

i

51 × 40 cm • © Musée du Louvre / Dist. GrandPalaisRmn Julien Vidal

Les collections de ce futur département des Arts de Byzance et des chrétientés en Orient rassembleront environ 20 000 œuvres, dont plusieurs centaines seront exposées dès l’ouverture sur une surface de 2 200 m². L’ensemble couvre une très vaste chronologie, des origines de l’image chrétienne, au IIIe siècle, jusqu’au XXe siècle, et une aire géographique allant de l’Éthiopie à la Russie, des Balkans au Proche-Orient et à l’ancienne Mésopotamie. Grâce à sa nouvelle acquisition, le Louvre se réjouit d’être « désormais l’une des seules collections muséales à pouvoir illustrer une telle diversité dans les régions de production de l’art de l’icône ».

Arrow

Musée du Louvre

Vous aimerez aussi

Carnets d’exposition, hors-série, catalogues, albums, encyclopédies, anthologies, monographies d’artistes, beaux livres...

Visiter la boutique
Visiter la boutique

À lire aussi