Vue aérienne du futur “Aérosol Saint-Denis”, un musée entièrement dédié au hip-hop et au street art, installé dans la plus grande des Cathédrale des rail, Saint-Denis
© Byencore / D&A / Monchecourt
C’est une annonce électrisante pour les mordus d’art urbain. D’ici cinq ans, la plus grande (haute de dix-neuf mètres) des Cathédrales du rail – anciennes halles en béton, briques et verre du site ferroviaire de Saint-Denis, où étaient réparées les locomotives de 1874 à la fin des années 1990 – deviendra L’Aérosol Saint-Denis, un musée entièrement dédié au hip-hop et au street art ! « Le lieu de référence national » en la matière, apte à « rayonner à l’international », ambitionne Mathieu Hanotin, maire socialiste de la ville.
Le département de Seine-Saint-Denis étant, tout comme le milieu ferroviaire, intimement lié à l’histoire du graffiti, du street art et de la culture hip-hop, cette proposition conjointe d’Eiffage Aménagement (société spécialisée dans l’aménagement urbain) et d’Aire Nouvelle (filiale d’aménagement et de promotion immobilière d’Equans) a fait mouche auprès de la mairie de Saint-Denis, du regroupement territorial Plaine Commune et de SNCF Immobilier, qui avaient lancé un appel à projet pour redonner vie à ce site impressionnant mais très abîmé, inscrit en 2004 au titre des monuments historiques.
Vue du futur parc accolé à l’Aérosol Saint-Denis, un musée entièrement dédié au hip-hop et au street art, installé dans la plus grande des Cathédrales du rail, Saint-Denis
© Byencore / D&A / Monchecourt
Édifiée en 1920 puis reconstruite suite aux bombardements de la Seconde Guerre mondiale, la grande cathédrale accueillera donc le musée qui sera confié à Maquis-Art et Hip-Hop Citoyens, tandis que la petite cathédrale attenante et ses cinq nefs, bâties entre 1946 et 1952, seront également restaurées et pourraient devenir notamment des espaces à privatiser pour des événements d’entreprises. Détenus en majorité par la SNCF, les six hectares de terrains environnants serviront, quant à eux, à l’aménagement d’un quartier de 650 logements (dont 20 % sociaux et 30 % en accession sociale à la propriété) et d’un parc de 1,74 hectares. Un vaste chantier qui vient appuyer la candidature de Saint-Denis pour le titre de capitale européenne de la culture 2028.
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