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Marché de l'art

Retour en force d’Art Basel

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La foire la plus courue de la planète reprend du service en parallèle de la biennale de Venise. Un come-back jubilatoire pour les collectionneurs d’art contemporain.
Vue de la foire Art Basel à Bâle
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Vue de la foire Art Basel à Bâle, 2019

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© Art Basel

Après deux années de Covid qui ont interrompu le rythme effréné des grands amateurs internationaux d’art contemporain, difficile de penser qu’Art Basel, la plus importante foire d’art contemporain du monde, va reprendre son tempo d’avant. Il semble bien pourtant que ce soit le cas. Car le marché de l’art est particulièrement résilient.

Ainsi, 289 galeries venant des cinq continents se retrouvent à Bâle, commune suisse de moins de 200 000 habitants qui se transforme en Mecque de l’art contemporain une fois l’an. Dix-neuf d’entre elles participent pour la première fois, dont Jahmek Contemporary Art (Luanda), Oh Gallery (Dakar), Proyectos Ultravioleta (Guatemala Ciudad), PM8 / Francisco Salas (Vigo), Ceysson & Bénétière (Paris-New York…) et Mariane Ibrahim (Chicago-Paris) qui, avant son installation avenue Matignon l’an dernier, participait seulement à Art Basel Miami Beach. Elle présente un accrochage collectif autour de la notion de fluidité, d’eau et de notes bleues.

Présence soutenue de l’Afrique

Avec sa section « Unlimited » consacrée aux œuvres hors normes dans tous les sens du terme, la foire sait depuis longtemps attirer les institutions publiques et fondations privées de la planète. Soixante-dix projets XXL d’artistes confirmés et émergents ont été retenus cette année. On notera Bilongue (2020) de Barthélémy Toguo, composé de 45 panneaux figurant des portraits d’habitants des banlieues de Douala, au Cameroun, qui luttent pour leur survie, à la galerie Lelong & Co. Jack Shainman présente une immense tapisserie de Diedrick Brackens, Shadow Raze (2022), qui aborde les thèmes de l’identité queer chez les Africains-Américains. L’Afrique affiche une présence soutenue à travers une peinture de Ouattara Watts, Vertigo #3 (2011), chez Almine Rech.

Nancy Graves, On the Changing Skin of the Moment
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Nancy Graves, On the Changing Skin of the Moment, 1991

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Explorant les formes et les couleurs, Nancy Graves (1939–1995) transforme des sources scientifiques comme des plans ou des diagrammes en œuvres complexes, à mi-chemin entre peinture et sculpture.

acrylique et huile sur toile sur châssis découpé • 256,5 × 232,4 × 10 cm • Ceysson & Bénétière, Paris-New York-Genève… • Autour de 150 000 € • © Nancy Graves Foundation / ADAGP, Paris 2022.

On remarquera également l’installation vidéo For You, Only You (2007) de Sonia Boyce, qui a décroché le Lion d’or de la meilleure participation nationale – pour le Royaume-Uni – à la biennale de Venise cette année (Simon Lee Gallery). Lorsqu’elle a lieu en même temps que la biennale, Art Basel devient souvent l’arrière- boutique commerciale des artistes les plus en vue ou primés. Ainsi, la galerie Peter Kilchmann propose l’installation Border Barriers Typology: Cases #1 to #23 (2019–2021) de Francis Alÿs, qui représente la Belgique à Venise.

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Art Basel 2022

Du 16 juin 2022 au 19 juin 2022
Halls 1 et 2

www.basel.com

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