En partenariat avec FAB Paris

Beautés désordonnées
© Olivier Marty
Ce sera la première grande foire d’art de l’automne. S’installant sous la verrière du Grand Palais du 20 au 24 septembre prochain, Fine Arts Paris (FAB) réunira pas moins d’une centaine de galeries, avec le musée Nissim de Camondo pour invité d’honneur. Dans un décor réinventé sur une idée de la designer Constance Guisset et une scénographie signée Sylvie Zerat, cette édition s’annonce particulièrement dynamique.
Car malgré la crise que traverse actuellement le marché de l’art, plus d’une vingtaine de galeries participeront pour la première fois, venues de France, de Belgique, du Royaume-Uni, d’Espagne ou d’Amérique (Gokelaere & Robinson, Thomas Gibson Fine Art, Guillermo de Osma, Landau Fine Art, Seaman Schepps…), et un secteur réservé aux « jeunes talents » rassemblera sur un stand pensé par l’architecte Edgar Jayet une exposition de pièces proposées par de jeunes marchands.
Une dizaine de grands designers et décorateurs comme Jean-Charles de Castelbajac, Nathalie Crinière ou Charles Zana partageront leurs coups de coeur dans le fourmillement de la foire. On notera aussi le concert des lauréats de la Fondation Gautier Capuçon, l’hommage de la galerie Vallois au centenaire de l’Art déco ainsi que l’accrochage exceptionnel de 50 œuvres d’art moderne par la galerie Landau, qui frappe déjà fort pour sa première participation.
René Magritte, La corde sensible, 1960
© Landau Fine Art, Montreal, Canada and Meggen, Switzerland
Enfin, l’un des rendez-vous majeurs de cette édition est l’exposition « Beautés désordonnées », conçue par l’un des plus célèbres curateurs du monde, Jean-Hubert Martin, et qui réunira le libraire Stéphane Clavreuil et les galeries Georges-Philippe et Nathalie Vallois, Didier Claes, 1900–2000 et Brimo de Laroussilhe.
À l’initiative du projet, Georges-Philippe Vallois raconte : « Lorsque j’ai eu l’idée de cette exposition qui rassemblait nos spécialités toutes très différentes, nous avons d’abord pensé la faire dans nos galeries avant de décider de la monter à FAB Paris. C’est aujourd’hui le seul salon en France susceptible d’accueillir nos spécialités respectives tout en disposant d’un véritable potentiel de qualité. »
Suiveur de Rogier van der Weyden, Sainte Hélène et Sainte Véronique, fin du XVe siècle
Courtesy de la Galerie Brimo de Laroussilhe
L’ancien directeur du Centre Pompidou, auteur des inoubliables « Magiciens de la terre » (1989) et « Carambolages » (2016), a sélectionné 140 œuvres issues des collections des différentes galeries, faisant dialoguer une spectaculaire Standing Brunette (2011) de John de Andrea, une statue Bateba Lobi du Burkina Faso, une gouache de René Magritte ou encore deux huiles sur bois de la fin du XVe siècle.
« Cette présentation entend se rapprocher des amateurs en leur suggérant des associations entre des œuvres hétérogènes que l’histoire de l’art aurait encore bannies dans un temps récent au nom de leur absence directe de contact, explique le commissaire. C’est ce regard créatif, ouvert et généreux qu’entend restituer cette exposition, laissant libre cours à l’interprétation de chacun pour stimuler les plaisirs de l’imaginaire. » Prometteur !
FAB Paris
du 20 au 24 septembre 2025, au Grand Palais
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