Sofia Coppola, Marie Antoinette, 2000
© kpa Publicity Stills, United Archives GmbH / Alamy / Hemis
Voilà une nouvelle affriolante : le prestigieux musée des Arts Décoratifs, installé rue de Rivoli à Paris, vient d’annoncer qu’il lançait son premier bal d’été annuel. Cerise sur le gâteau : ce sera la talentueuse réalisatrice américaine Sofia Coppola (née en 1971) qui assurera la direction artistique de cet événement prévu pour le 6 juillet 2025.
Prévue en ouverture de la semaine de la haute couture, cette fête sera une « célébration de la mode et de l’art de vivre à la française », mais aussi une manière de « soutenir le musée et les écoles qui forment les designers et les créateurs de demain », a précisé l’institution dans un communiqué.
Le choix de cette « artiste qui sait créer des univers globaux, au carrefour de la mode, de la musique, du cinéma, de l’art et du design » était « une évidence ».
Jean-Victor Meyers
« C’est un honneur », s’est émue Sofia Coppola, qui a rappelé son amour pour la culture française et pour Paris, ville qu’elle « considère » comme sa « seconde maison », et une « source d’inspiration particulière ». Le choix de cette « artiste qui sait créer des univers globaux, au carrefour de la mode, de la musique, du cinéma, de l’art et du design » était « une évidence », a de son côté déclaré Jean-Victor Meyers, président du comité d’honneur de ce gala.
Qui dit bal, dit mode. Un domaine que la cinéaste francophile connaît bien. Elle qui avait effectué à 15 ans un stage chez Chanel et fut l’assistante du couturier Karl Lagerfeld exprime toujours cette passion dans ses films, des robes romantiques de Virgin Suicides (1999) aux dressings clinquants des stars cambriolées de The Bling Ring (2013), en passant par les pièces culte (comme la culotte transparente de Scarlett Johansson, sa perruque rose et ses looks signés Agnès b. ou Marc Jacobs) de Lost in Translation (2003).
Sofia Coppola, 2024
© Arthur Elgort / Courtesy Augustinus Bader
Mais la réalisatrice a surtout marqué les esprits avec sa réinterprétation très libre de l’esthétique XVIIIe des fêtes raffinées de Versailles dans son audacieux Marie-Antoinette (2006). Incarnant la dernière reine de France, la jeune Kirsten Dunst frivole et follement rock’n’roll y rit aux éclats dans une débauche de champagne, de robes décadentes, de coiffures piquées de plumes et de pyramides de macarons acidulés. Un mood board glamour qui pourrait servir d’inspiration pour le bal à venir…
La soirée, qui se déroulera en deux temps – une fête triée sur le volet, suivie d’un événement plus large ouvert aux talents des écoles de design et de mode –, célébrera au passage le centenaire de l’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes de 1925, qui avait permis l’émergence du mouvement Art déco.
Inauguré en 1905 dans l’aile et le pavillon de Marsan du palais du Louvre, le musée des Arts Décoratifs conserve l’une des plus importantes collections d’arts décoratifs au monde, riche de plus d’un million et demi d’œuvres, vêtements, meubles et objets. De quoi concurrencer, à Paris, le célèbre Met Gala du Metropolitan Museum of Art de New York, bal annuel caritatif (au profit du musée et de son aile consacrée à la mode) où les stars défilent sur le tapis rouge dans d’affolantes tenues de créateurs !
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