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Mary Cassatt, La Tasse de thé, vers 1880-1881
Huile sur toile • 92,4 × 65,4 cm • Coll. The Metropolitan Museum of Art, New York • © The Metropolitan Museum of Art, dist. RMN-Grand Palais/Image of the MMA
Mary Cassatt, La Tasse de thé (détail), vers 1880-1881
Cérémonie du thé
Dans le Paris des années 1880, les femmes convenables ne fréquentent pas les cafés des boulevards. Mais elles aiment se retrouver en compagnie, notamment pour un thé l’après-midi. Mary Cassatt a multiplié ce type de scènes de la vie quotidienne et le Metropolitan Museum of Art, à New York, possède d’ailleurs une autre version du rite social du thé, avec deux femmes. L’artiste accordait une grande attention aux détails matériels comme les papiers peints ou, ici, les motifs qui ornent le fauteuil.
Huile sur toile • 92,4 × 65,4 cm • Coll. The Metropolitan Museum of Art, New York • © The Metropolitan Museum of Art, dist. RMN-Grand Palais/Image of the MMA
Mary Cassatt, La Tasse de thé (détail), vers 1880-1881
Facture impressionniste
On date le début de la phase impressionniste de Mary Cassatt en 1877, quand Edgar Degas l’invite à participer aux expositions du groupe. Au début 1881, quand elle finit ce tableau, elle a parfaitement assimilé ce nouveau langage, ce que l’on mesure notamment à la touche libre, aux jeux de lumière dans le chatoiement des étoffes, à la juxtaposition de couleurs complémentaires. Parmi les critiques de l’époque, Gustave Geoffroy dans La Justice s’enthousiasma pour cette figure féminine, qui lui semblait être l’incarnation parfaite de la Parisienne.
Huile sur toile • 92,4 × 65,4 cm • Coll. The Metropolitan Museum of Art, New York • © The Metropolitan Museum of Art, dist. RMN-Grand Palais/Image of the MMA
Mary Cassatt, La Tasse de thé (détail), vers 1880-1881
Signé Mary Cassatt
Si ce tableau porte bien le nom de l’auteur, en bas à gauche, en cursives et en noir, l’artiste ne signait pas systématiquement ses œuvres pas plus qu’elle n’en indiquait la date. De même, les titres ont souvent été choisis a posteriori. Vendu par Paul Durand-Ruel, qui veillait à ce que la production de ses peintres soit bien identifiée (donc signée), il appartint à James Stillman. Ce banquier new-yorkais, épris de la France, aurait été l’un des derniers soupirants de Mary Cassatt, lui faisant une proposition de mariage dans les années 1910.
Huile sur toile • 92,4 × 65,4 cm • Coll. The Metropolitan Museum of Art, New York • © The Metropolitan Museum of Art, dist. RMN-Grand Palais/Image of the MMA
Cet article est paru dans « Mary Cassatt, une impressionniste américaine à Paris », Le journal de l’exposition, éd. Beaux Arts & Cie, 16 p., 5 €
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Née en 1837, Lydia était l’aînée des enfants Cassatt. Célibataire comme Mary, elle la rejoignit à Paris en 1877 avec ses parents. Elle fut une compagne essentielle, se dédiant aux tâches d’intérieur, à la couture, à la lecture et aux visites du Louvre avec sa sœur. Atteinte d’une maladie dégénérative du foie, elle décéda en 1882. Sa mort affecta durablement Mary, qui avait en outre à prendre en charge ses parents vieillissants, ce qui explique sa baisse de productivité dans les années 1880.