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Le château d’Ermenonville (Oise), construit au XVIIIe siècle, est tout empreint du siècle des Lumières. Le parc qui l’entoure en témoigne, en ode à la nature libre. Celui-ci accueille du 18 mai au 14 octobre six artistes contemporains, qui ont pensé leurs œuvres comme les développements philosophiques de sa biodiversité et de son agencement, inspiré de la peinture de paysage du XVIIIe siècle. En somme, des pistes de réflexion sur le monde et la place qu’occupe la nature en son sein, signées Pierre Ardouvin, Élisabeth Ballet, Mathieu Mercier, Amy O’Neill, Beat Lippert et Véronique Joumard. Une harmonie amoureuse.
Véronique Joumard, Un léger flou, 2018
Photo Parc Rousseau
L’Idylle
Du 18 mai 2018 au 14 octobre 2018
Parc Jean-Jacques Rousseau • 1 rue René-de Girardin • 60950 Ermenonville
parc-rousseau.fr
Le parc d’Ar Milin voit les choses en grand. Pour la 16e édition de sa saison d’art contemporain, six plasticiens français déploient une trentaine d’œuvres monumentales dans ce jardin aux arbres centenaires, ainsi que dans les rues de la ville voisine. Certains créateurs sont engagés et récupèrent des matériaux usagés, d’autres sont spécialistes du travail du métal ou du bois… Tous revendiquent un lien fort avec l’environnement. L’idée première de l’association des « Entrepreneurs Mécènes » à l’origine du projet : tisser des liens solides entre l’art et le public, en proposant une exposition où les œuvres s’intègrent dans un territoire précis. Lors du vernissage, il fallait voir la foule enthousiaste : pari réussi !
Émilie Prouchet-Dalla Costa, En chemin I et II, RaYo, Violetta, 2018
Sculptures en métal • Photo Charles Crié
Jardin des Arts
Du 1 mai 2018 au 16 septembre 2018
Parc d'Ar Milin • 30 Rue de Paris • 35220 Châteaubourg
www.apjb.org
Profitant de son site exceptionnel, la directrice du domaine a enclenché il y a dix ans une saison d’art contemporain, renouvelée chaque printemps. Loin des white cubes parisiens un peu snobs, cet art au grand air sait plaire à tous les publics. Pour cette année anniversaire, la délicate Eva Jospin installe une grotte fantasmagorique entre les buissons, l’ancien du Land Art Nils-Udo transforme une colline en nid d’œufs de marbre et la Brésilienne Nathalie Nery recouvre un tronc d’arbre d’une fragile écorce brune… Un poème touffu que l’on défriche avec le château de la Belle au bois dormant en toile de fond.
Wang Shu, Le jardin des nuées qui s’attardent, 2012
Jardin pérenne des Prés du Goualoup, Bois de pin, plantes grimpantes et bassin • Photo Eric Sander
Dix ans d’art
Du 31 mars 2018 au 4 octobre 2018
Domaine de Chaumont-sur-Loire • Rue des Argillons • 41150 Chaumont-sur-Loire
www.domaine-chaumont.fr
Situé à Léméré, en Indre-et-Loire, le château du Rivau possède un très joli jardin où quelques œuvres pérennes, amusantes et colorées, ponctuent le paysage. Une taupe sort son nez d’un monticule de terre (Ghyslain Bertholon), un collier de perles entoure le cou d’un marronnier (Céline Turpin), un cheval de manège pose derrière des barreaux (Pierre Ardouvin)… Pour faire écho à l’époque médiévale – qui a vu naître le domaine – tout ici convoque l’imaginaire des contes de fées, de l’enfance, du passé. Avec une pointe de nostalgie ?
Ghyslain Bertholon, Le Potager du Rivau, 2011
Sculpture topologique • © Chateau du Rivau
Elles sont pour la plupart nées de commandes publiques : les 33 œuvres du parc de sculptures de Kerguéhennec s’appuient sur l’architecture ou répondent aux lignes des pelouses. Cela, souvent de façon radicale. On croise une couronne de sculptures en fonte de Vincent Barré, un cercle de pierres de Richard Long, de longs blocs de granit assemblés par Markus Raetz. Ici les matériaux sont lourds, épais, mais s’intègrent parfaitement au parc. On retiendra notamment la cage en acier d’Élisabeth Ballet, qui n’enferme rien mais invite le flâneur à observer attentivement le paysage dont elle cadre la perspective sauvage… Ou comment l’art réactive le regard.
Vincent Barré, Couronne, 2004
Fonte de fer • Photo Kerguehennec
Avis à ceux qui l’auraient manquée au musée du Louvre en 2016 : l’artiste Eva Jospin recrée sa magnifique installation Panorama au domaine de Trévarez (Centre-Finistère). Cette œuvre immersive, où le visiteur se trouve entouré d’une forêt découpée dans du carton, est accompagnée de deux autres, inédites : une « fabrique de jardin » revisitée et une invasion de végétation factice sur les murs de la tourelle ouest du château. Eva Jospin poursuit ainsi sa réflexion – séduisante en tout point, il faut le dire – autour du végétal et des jardins. Une balade sensorielle, singulière et envoûtante.
Eva Jospin, Forêt, 2018
Bois • © Eva Jospin
Eva Jospin
Du 8 juin 2019 au 26 juillet 2019
Galerie Suzanne Tarasieve • 7, rue Pastourelle • 75003 Paris
suzanne-tarasieve.com
À ne pas manquer
Rendez-vous aux jardins
La prochaine édition des « Rendez-vous aux jardins » aura lieu les vendredi 1er, samedi 2 et dimanche 3 juin 2018 sur le thème « L’Europe des jardins ». Tout au long du week-end, visites guidées, conférences, rencontres avec les propriétaires, les jardiniers, démonstrations, concerts, spectacles, expositions, ouvertures nocturnes et bien d’autres animations permettront de (re)découvrir les jardins, historiques et contemporains, privés et publics.
Site : Rendez-vous au jardin
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