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En anglais, combinaison se dit jumpsuit (de jump, sauter en anglais). Rien d’étonnant, donc, qu’il soit le modèle phare de la marque Septem (lancée en 2018 par Jessica Troisfontaine), dont les vêtements et le podcast rendent hommage à des femmes ayant pour certaines sauté le pas de la reconversion professionnelle. Quant à l’artiste Tiffany Bouelle, ancienne styliste chez Hermès, son travail gravite aussi autour de l’idée d’empowerment. La rencontre des deux réunit sept femmes – clin d’œil au nom de l’enseigne – conviées, dans le cadre d’une performance, à porter une combinaison blanche, toile vierge que la peintre viendra orner de ses fameux motifs bleus, couleur qui symbolise à ses yeux « un point de jonction ». « De ce désir d’harmonie, commun à chacune des participantes, est né un pattern qu’il s’agissait de commercialiser et que je tenais à voir réparti de manière aléatoire sur les vêtements, afin que chacun soit unique, comme une œuvre d’art », précise Bouelle. L’artiste, qui a précédemment collaboré avec la maison de maroquinerie Moynat et le Bon Marché, n’en est pas à son premier partenariat. Ni à son dernier ! Elle vient de déménager dans un nouvel atelier, ouvert au public, dans le 13e, avec un as de la réalité virtuelle et un architecte. Quant à la ligne Tiffany Bouelle X Septem, elle sera disponible dès le mois d’avril.
Tiffany Bouelle pour les combinaisons Septem en collaboration avec Tiffany Bouelle
© Chloé Bruhat
Collection Tiffany Bouelle X Septem
28 combinaisons imprimées à 340 euros et 7 pièces uniques à 420 euros • En vente à partir du mois d’avril
À l’occasion de son exposition ludique « Le Peuple de demain » (jusqu’en mai 2022), conçue pour les enfants et les adolescents par Jean-Charles de Castelbajac, le Centre Pompidou a demandé à l’artiste, styliste, scénographe et collectionneur de fondre son univers poétique et coloré dans les créations de deux marques françaises. D’un côté les iconiques marinières d’Armor-Lux, maison fondée à Quimper en 1938, qui s’ornent d’un nuage émetteur d’éclair, de pluie et de soleil, d’un cœur ailé et d’un crayon-fusée. Le modèle adulte, noir et blanc, appelé « La Parinière », se trouve de son côté relevé par trois rayures, jaune, rouge et bleue, couleurs primaires qui traversent l’œuvre de Castelbajac. Sans oublier les chaussettes de sport immaculées qui arborent les mêmes motifs, auxquels se mêlent baskets arcs-en-ciel et étoiles volantes. Une joyeuse collection éditée par le musée lui-même, qui revisite les classiques avec fraîcheur.
Marinière enfant et chaussettes par Jean-Charles de Castelbajac pour Armor-Lux au Centre Pompidou
© Centre Pompidou / © JCDC+
Collection Jean-Charles de Castelbajac X Centre Pompidou
Ceinture « Whisper » chez J. Hopenstand imaginée par Jaume Plensa
© Jacques Hopenstand
Il était une fois une maison de maroquinerie de luxe fondée en 1925 par Jacques Hopenstand. Quand, dans les années 1960, sonne l’heure de la retraite, personne, dans la famille de l’artisan, n’est en mesure de prendre la relève. L’atelier ferme ses portes, avant de renaître de ses cendres, en 2011, grâce à Rémi et Renaud Defrancesco, ses arrière-petits-fils. L’entreprise, basée à Lausanne et non plus à Paris, privilégie, comme avant, des pièces sur-mesure mais aussi, depuis sa renaissance, des ceintures conçues en collaboration avec des artistes, parmi lesquels le peintre allemand Wolfram Ullrich, la plasticienne française Sylvie Fleury et le sculpteur belge Johan Creten. « Peu exploitée comme support artistique, la ceinture est un véritable bijou, unisexe, qui permet de jouer entre la 2D et la 3D », explique Rémi Defrancesco, lequel voit dans ce projet « Art to Wear » l’occasion de multiplier les rencontres avec les artistes. Chaque édition, composée de 20 pièces numérotées et signées, fait l’objet d’une présentation dans le cadre d’une galerie ou d’une foire internationale, telle que Design Miami à Bâle ou ARCO à Madrid. Intitulée Whisper (murmure, en anglais), la ligne de Jaume Plensa vient tout juste d’être lancée à Art Genève. Certains clients ont commencé à collectionner ces pièces comme des œuvres à part entière. La bonne nouvelle, c’est qu’il en reste encore !
« Whisper » - Édition de 20 pièces numérotées et signées par l'artiste Jaume Plensa et Hopenstand
2 500 CHF (env. 2 437€) • https://www.jhopenstand.ch/fr/artiste
C’est un kahikatea, plante sacrée de la tribu des Maoris, et une gamme de 35 coloris qui scellent la première collaboration entre la maison Bompard, célèbre marque de pulls en cachemire, et le peintre Olivier Masmonteil. Ce motif, l’artiste l’a volontairement placé à la taille, sur le flanc ou l’omoplate, à l’image d’un tatouage. Quatre modèles pour femmes et deux pour hommes sont nés de cette rencontre au sommet… de l’art, de la mode et de l’écologie. Pour chaque article vendu, un arbre sera planté dans le Domaine de Chantilly, victime du réchauffement climatique et de l’assaut de certains insectes. Un site cher à Masmonteil, alerté par un ami forestier de sa dégradation. Sa série de paysages, Horizons, caractérisée par une superposition de « lignes aussi lumineuses que des néons », a par ailleurs donné naissance à un foulard en soie, le Carré Bompard. « Je suis parti d’une œuvre créée spécialement pour eux », dixit l’artiste qui, quand il ne pêche pas en tête-à-tête avec la nature, peint encore et toujours.
Collection Eric Bompard par le peintre Olivier Masmonteil
Olivier Masmonteil x Bompard © Tous droits réservés
Collection capsule Eric Bompard X Olivier Masmonteil
À partir de 280€ • https://www.eric-bompard.com/fr_fr/horizons-olivier-masmonteil
Maillot de bain Poolday en collaboration avec Caroline Faindt
© Delphine Brunner pour Pool Day
Elles sont trois à la tête de Poolday, enseigne française de maillots de bain, Gaëlle, Charlotte et Julia. C’est cette dernière qui a invité la peintre et sculptrice à l’univers ultra-coloré, Caroline Faindt, à réveiller les imprimés jusque là unis de la marque. Pour relever le défi, l’artiste, qui avait déjà contribué à la création de bijoux (Gringoire Joaillier) et d’étoles (Sasha Berry), et qui caresse le projet d’orner du linge de maison (elle « rêve de coussins » !), s’est essayé à plusieurs combinaisons sur une toile carrée. « J’ai exclu le rouge – ça faisait un peu Alerte à Malibu (rires) – et le noir qui, mal placé, ne met pas le corps féminin en valeur. » Car son ambition est avant tout de flatter toutes sortes de morphologies. Saltwhistle est le modèle qui remplit le mieux cet objectif. La preuve : ledit une-pièce est épuisé ! En attendant le réassort du mois d’avril, les deux-pièces (Cefalú, Marza, Monterosso) demeurent disponibles. Avec sur chaque création la signature de l’artiste : une toute petite clef en métal. Vivement l’été !
Collection Poolday en édition limitée en collaboration avec l'artiste peintre Caroline Faindt
140€ l’ensemble deux pièces ou le maillot une pièce • https://poolday-paris.com/collections/poolday-x-caroline-faindt
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