Capture de la performance de l’acrobate aérien Eloi Berri pendant une répitition du spectacle « Rotation », 2022
© Philippe Cibille
Mais qu’est-ce que c’est que ce cirque ? Sur le parvis de l’Institut du monde arabe, face aux moucharabiehs de Jean Nouvel, sont installés trois chapiteaux colorés. Ou plutôt des « cabanons » comme le précise Daniel Buren (né en 1938), à qui l’on doit cette imposante structure de fête foraine, comme un clin d’œil à ses emblématiques Cabanes éclatées.
Ce projet un peu fou est né, à la fin des années 1990, de la rencontre du plasticien avec Dan et Fabien Demuynck, pionniers du cirque contemporain. Depuis, le BurenCirque a pris ses quartiers aux quatre coins du monde, de Paris – à l’occasion de Monumenta en 2012 – au Burkina Faso.
Intitulé Rotation, le spectacle se compose en fait de trois shows en un, qui se déroulent de façon simultanée. Le public est ainsi invité à circuler entre chaque cabanon, passant d’un numéro de danse dans les airs à celui d’un équilibriste sur les mains, avant de rencontrer un « manipulateur de bulles »… Le tout au son des mélodies arabo-andalouses jouées par le musicien Fouad Didi et son groupe. Chaque spectacle est aussi filmé et retransmis simultanément sur des écrans installés dans les trois cabanons. Et c’est Daniel Buren lui-même qui, aux manettes de la régie, orchestre ce mix envoûtant de sons et d’images… Un spectacle total qui montre que le cirque n’a pas fini de nous surprendre et de nous mettre des étoiles dans les yeux !
BurenCirque, « Rotation »
Représentations les vendredis, samedis et dimanches jusqu’au 9 octobre
Vous aimerez aussi
Carnets d’exposition, hors-série, catalogues, albums, encyclopédies, anthologies, monographies d’artistes, beaux livres...
Visiter la boutique