Refik Anadol, Real time and pre-rendered duration, pre-render, 2023
Coll. Istanbul Museum Of Modern art • © Refik Anadol
Plus connue autrefois sous le nom de Byzance et de Constantinople, la ville d’Istanbul, paradis du loukoum et du baklava, s’impose aujourd’hui comme la plus grande métropole de Turquie. Elle jouit d’une architecture particulièrement riche. Quatre de ses zones historiques sont inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1985.
La Biennale d’Istanbul est, depuis 1987, considérée comme l’une des plus prestigieuses avec celles de Venise, São Paulo et Sydney. Depuis sa nomination en tant que capitale européenne de la culture en 2010, l’attention portée à la ville s’accentue notamment parce que de plus en plus de musées y voient le jour…
Vue de la sculpture « Runner » de Tony Cragg devant Istanbul Modern
© Photo Cemal Emden
Ouvert en 2004 dans un ancien entrepôt du quartier de Karaköy, l’Istanbul Modern vaut d’autant plus le détour qu’il vient de rouvrir, après un chantier de quatre ans, dans un bâtiment de 10 500 m2 conçu par Renzo Piano. D’après son concepteur, lauréat du prix Pritzker 1998, cette nouvelle architecture doit évoquer soit une rangée de bateaux faisant la navette entre les continents européen et asiatique, soit une créature des mers jaillissant du Bosphore.
Sa façade en aluminium reflète les rayons du soleil. Le rez-de-chaussée abrite False Ceiling (2005) de Richard Wentworth, vestige du premier musée qui consiste en un plafond transparent tapissé d’ouvrages divers et variés. Suspendu dans l’escalier principal, Your Unexpected Journey d’Olafur Eliasson a été commandé pour l’inauguration.
Cet été, l’Istanbul Modern présente « Floating Islands » (îles flottantes). Cette exposition réunit 280 œuvres de 110 artistes, dont deux duos, et occupe l’ensemble du bâtiment. Dans le parcours permanent, où des signatures nationales (Fahrelnissa Zeid, Sarkis, Ayşe Erkmen, Gülsün Karamustafa, Nil Yalter, İnci Eviner) se mêlent déjà à des stars internationales (Anselm Kiefer, Daniel Buren, Mark Bradford, Alicja Kwade, Haegue Yang, Laure Prouvost), s’inscrit une section 100 % chronologique retraçant l’évolution de la scène artistique turque après 1945, de la peinture figurative à des installations mixtes.
À gauche : Olafur Eliasson, “Your unexpected jouney” (2021). À droite : Laure Prouvost, “The Artist Studio” (2018).
Coll. Istanbul_Museum_of_Modern_Art • © DR
Dans les salles réservées aux accrochages temporaires, l’art contemporain est décortiqué à la lueur de thèmes variés : la ville, la nature, l’imagination… Rendez-vous sur le toit-terrasse qui offre une vue plongeante sur des sculptures extérieures : The Most Beautiful of All Mothers (I) d’Adrián Villar Rojas, House Version de Richard Deacon ou encore Runner de Tony Cragg. C’est le tout nouvel observatoire d’Istanbul.
Floating Islands
Du 4 mai 2023 au 31 décembre 2023
Istanbul Modern • 1 Hamam Sokak • 34425
www.istanbulmodern.org
Retrouvez tous nos pèlerinages arty de l'été :
Vous aimerez aussi
Carnets d’exposition, hors-série, catalogues, albums, encyclopédies, anthologies, monographies d’artistes, beaux livres...
Visiter la boutique