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L’un des livres de science-fiction les plus intéressants du moment. Ou quand la jeune garde des auteurs indépendants s’attaque à un thème ultraclassique : l’anticipation. Ici, Jérémy Perrodeau envisage la planète Terre en tant que personnage émotif et place l’écologie prospective au cœur de son récit à tiroirs. Une réussite incontestable publiée par le précieux éditeur strasbourgeois 2024.
Planche extraite de Crépuscule de Jérémy Perrodeau
© éd. 2024
On avait perdu de vue Steven Gilbert à la fin des années 1990 avant que l’éditeur italien Ratigher ne lui commande 100 pages de plus à son roman graphique Colville, une histoire multiréférencée BD indé qui se déroule dans une petite ville d’Amérique du Nord, au milieu d’ados sans repère, de Hells Angels cocaïnomanes et d’un tueur en série ultraviolent. L’équivalent des frères Coen en BD.
Planche extraite de Colville de Stephen Gilbert
© éd. Revival
Prix de la critique 2018, prépublié par Libération, la presse unanime. On se demande où va s’arrêter Moi, ce que j’aime, c’est les monstres de l’Américaine Emil Ferris. Le prix du jury au festival d’Angoulême ? C’est l’histoire d’une ado qui consigne dans ses carnets les résultats de son enquête sur un voisin au passé nazi. Réalisé à l’âge de 40 ans, suite à une paralysie partielle, le chef-d’œuvre d’une artiste singulière que personne n’avait vu venir.
Planches extraites de Moi, ce que j’aime, c’est les monstres d’Emil Ferris
© Emil Ferris & éd. Monsieur Toussaint Louverture
Après avoir échappé à l’attentat de Charlie Hebdo et s’être notamment reconstruite à travers son livre précédent, la Légèreté, Catherine Meurisse explore avec sensibilité ses racines, son attachement profond à la nature et une certaine familiarité avec les peintres et les écrivains qu’elle a aimés.
Planche extraite de Les Grands Espaces de Catherine Meurisse
© éd.Dargaud
Le nouveau livre érotiquement incorrect de la jeune star de la BD française. L’histoire d’une femme qui se transforme en bête de sexe une fois qu’elle porte un certain chemisier. Mais pas seulement : l’occasion pour Vivès d’interroger les nouveaux rapports entre hommes et femmes au XXIe siècle.
Planches extraites de Le Chemisier de Bastien Vivès
© éd. Casterman
À l’instar d’un Marc Levy ou d’un Guillaume Musso, Riad Sattouf est devenu synonyme de best-seller. Sauf que Sattouf, c’est bien. Ce quatrième volume poursuit l’exploration des souvenirs de l’auteur au Moyen-Orient. L’économie graphique est idéale, l’humour pince-sans-rire et les facultés d’observation, aussi.
Planche extraite de L’Arabe du futur (tome 4) de Riad Sattouf
© Allary Éditions
L’Arabe du futur – Une jeunesse au Moyen-Orient (1987-1992) [tome 4]
Riad Sattouf
Dernier opus de Tardi au sujet de son père. L’ensemble conférant parfois au texte illustré, avec peu de séquences dessinées. Mais un tour de force, toujours de qualité, oscillant entre l’émotion et le regard historiographique sur une époque, pas si lointaine, où l’Europe se relevait tout juste de la guerre.
Planche extraite de Moi René Tardi T.3 de Jacques Tardi
© éd. Casterman
Moi René Tardi – Prisonnier de guerre au Stalag IIB - T.3
Jacques Tardi
Typex s’attaque à la vie en BD du pope of the pop. Chaque période est adaptée dans dix livrets compilés sur plus de 500 pages. Une centaine de personnages y défilent, d’Edie Sedgwick à Lou Reed en passant par Truman Capote, Mick Jagger, Jean-Michel Basquiat, Bob Dylan, David Bowie, Salvador Dalí, Madonna, Michael Jackson et même… Donald Trump. Avec force variétés chromatiques.
Planche extraite d’ Andy – Un conte de faits de Typex
© éd. Casterman
46e Festival international de la bande dessinée
Du 24 janvier 2019 au 27 janvier 2019
Angoulême
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