Près du parc Monceau se trouve l’ancien hôtel particulier de la famille de Camondo, banquiers de père en fils, qui a investi en 1912 dans la construction d’un lieu façon Petit Trianon pour accueillir sa collection d’œuvres d’art (rien que ça). Aujourd’hui transformée en musée – à découvrir, une fabuleuse collection consacrée au XVIIIe siècle et au destin tragique de cette famille juive –, l’adresse se double d’un restaurant aux volumes aériens, installé dans l’ancien garage de la propriété par l’agence Favorite. Au menu : une terrasse très chic avec palmiers et larges parasols blancs, un jeune chef nommé Alexis Le Tadic, passé chez les plus grands, et des desserts signés Christophe Michalak. Tape-à-l’œil ? Peut-être. Mais diablement séduisant ! M.C.
Le Camondo
DR
Restaurant Le Camondo
Ouvert du lundi au samedi
61 bis, rue de Monceau, 75008 Paris
Réservations au 01 45 63 40 40
Perché au sommet de l’Institut du monde arabe, le restaurant Le Ziryab offre une magnifique vue panoramique sur l’île Saint-Louis. Après un tour dans l’exposition immersive « Foot et monde arabe », bottez en touche au 9e étage et accordez-vous un tête-à-tête gastronomique avec Notre-Dame sur le toit du bâtiment construit par Jean Nouvel. Au menu ? Une cuisine traditionnelle revisitée par le chef étoilé Guy Martin, avec des plats métissés et des saveurs épicées. Le plus : la carte ose les clins d’œil aux expos du moment. De quoi monter au septième ciel ! L.C.
Vue panoramique du restaurant Le Ziryab, à l’Institut du monde arabe
© IMA-JP Delagarde
Restaurant le Ziryab
Du mardi au dimanche jusqu’à 19 h
1, rue des Fossés Saint-Bernard, 75005 Paris • Niveau 9
Réservations au 01 40 51 34 76
Dans le 12e arrondissement, on vient buller au pied du Palais de la Porte Dorée, sur la nouvelle terrasse estivale Poisson Lune. Des concerts, des cours de danse et des rencontres entre voyageurs… Si cet été Paris devient étouffante ou lassante, il y a de quoi faire pour se distraire. Tous les jours, en écho à l’exposition « Paris-Londres. Music Migrations (1962–1989) » du musée national de l’Histoire de l’immigration, résonnent des sons britanniques métissés, tandis que le jeudi et le vendredi, les flâneurs se trémoussent sur du hip-hop et de la salsa. Petit plus : seul ou en famille, on vient découvrir de nouvelles saveurs et grignoter des produits bio, le tout de manière équitable ! Sur cette terrasse, on se sent comme un poisson dans l’eau. L.C.
Le Poisson Lune, terrasse éphémère du Palais de la Porte Dorée
Photo Guillaume Brunet
Poisson Lune
À quelques minutes de l’agitation de Saint-Germain-des-Prés, cette belle institution abrite un espace d’exposition, dont les présentations sont toujours gratuites et de qualité. Cet été, on découvre le peintre David Solis – originaire du Panama – et un restaurant, dont la terrasse s’ouvre sur un jardin à la française. Au milieu de la pelouse tondue au brin près, une sculpture d’acier monumentale du Franco-Argentin Pablo Reinoso s’enroule comme une gigantesque et infinie paire de lunettes, souvenir de son exposition de 2015. D’un noir de jais, l’œuvre sauve le jardin de son apparente sagesse et pimente l’environnement de ce qui semble être la plus jolie terrasse du 7e arrondissement. M.C.
Jardin de la Maison de l’Amérique latine
Restaurant de la Maison de l'Amérique latine
Du lundi au vendredi, midi et soir
217, boulevard de Saint-Germain, 75007 Paris
Réservations au 01 49 54 75 10
Doux à entendre, le nom du restaurant du musée des Arts Décoratifs est synonyme de déjeuners de coton, avec vue sur la cour du Louvre – car chez Loulou, tout est blanc, nappes, sièges, parasols… et tabliers. Prévoyez donc une belle paire de lunettes de soleil après votre visite de l’exposition consacrée aux drôles de petites bêtes d’Antoon Krings, car vous risquez d’être ébloui par tant de pureté. De midi à 2 heures du matin, on fricote avec les sculptures de pierre avoisinantes et avec la cuisine du chef Benoît Dargère – les couchers de soleil semblent les plus appropriés à un tel péché. M.C.
Loulou, Restaurant du musée des Arts Décoratifs
DR
Restaurant Loulou
Tous les jours, de 12 h à 2 h
107, rue de Rivoli, 75001 Paris
Réservations au 01 42 60 41 96
À deux pas de la place Clichy, on s’engouffre dans une impasse, à la recherche d’un peu de tranquillité. Dans cet ancien cabaret et salle de bal, on découvre la crème de la photographie contemporaine (en ce moment, les étonnantes prises de vue de l’artiste allemande Barbara Probst, exposée pour la première fois à Paris) et, au rez-de-chaussée, un merveilleux petit café. Installés à la terrasse du Bal Café Otto, les amateurs de photographie pourront goûter les spécialités autrichiennes revisitées par la cheffe Lisa Machian. Garanti sans cliché ! L.C.
Le Bal Café Otto
Photo Matthieu Samadet
Le Bal café Otto
Ouvert le mercredi, jeudi et vendredi de 12 h à 23 h et le week-end de 11 h à 19 h
6, impasse de la Défense, 75018 Paris
Réservations au 01 44 70 75 51
Sur l’esplanade qui sépare le Palais et le musée d’Art moderne, c’est l’heure des apéros festifs ! En attendant de découvrir la prochaine exposition du Palais de Tokyo, les amoureux d’art contemporain peuvent venir écouter des DJ sets tout en sirotant des cocktails au soleil, ou avoir un avant-goût des vacances avec la cuisine méditerranéenne des Grands Verres. Fondé par le groupe Quixotic Projects – connus pour leurs bars-restaurants Candelaria, Mary Celeste ou encore Hero (que du bon !) –, Les Grands Verres est un établissement branché et engagé : réduction du gaspillage, compostage des déchets alimentaires, circuits courts… Au cœur de cette démarche, la recherche d’un impact plus faible sur l’environnement. Convaincant. L.C.
La terrasse des Grands Verres au Palais de Tokyo
Photo Guillaume Belveze
Les Grands Verres
Ouvert tous les jours de 12 h à 14 h 30 puis de 19 h à 1 h
13, avenue du Président Wilson, 75116 Paris
Réservations (conseillées !) au 01 85 53 03 61
Caché au fond d’une allée, le très joli musée de la rue Chaptal offre l’une des terrasses les plus agréables de la capitale. Entre deux bosquets de roses rouges et face à l’ancienne demeure du peintre romantique Ary Scheffer, des chaises et tables en fer s’accordent aux volets verts de la façade de l’atelier ; charmant à l’heure du goûter, le jardin se laisse explorer avec délice, particulièrement en cette période puisqu’une exposition célèbre le Paris de l’époque romantique. Côté carte, l’équipe du restaurant bio d’origine britannique Rose Bakery nous régale de tartes, quiches et cakes, simples et frais. Bref, dans le ton. M.C.
Jardin et salon de thé du musée de la Vie Romantique
© D.Messina / Ville De Paris
Café du musée de la Vie romantique
Ouvert toute l’année (sauf certains jours fériés) du mardi au dimanche, de 10 h à 17 h 30
16, rue Chaptal, 75009 Paris
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