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Kenzō Tange, Cathédrale Sainte-Marie, Tokyo, Japon, 1964
© Thibaud Poirier
Guillaume Gillet, Eglise Notre-Dame de Royan, Royan, France, 1958
Église Notre-Dame de Royan, Royan, France (Guillaume Gillet, 1958)
Autre exemple d’élévation brute de béton : l’église Notre-Dame de Royan, édifiée par Guillaume Gillet en 1958. Considérée comme un chef-d’œuvre de l’architecture moderne, elle est le témoin de la place grandissante des ingénieurs (ici, Bernard Laffaille et René Sarger) dans la conception des édifices religieux après 1945. Avec sa toiture épaisse de seulement 6 cm, ses voûtes paraboliques et son clocher haut de 60 m, l’église de Royan multiplie les prouesses techniques et apparaît comme une des œuvres les plus marquantes de la reconstruction du pays.
© Thibaud Poirier © Adagp, Paris, 2020
Auguste et Gustave Perret, Notre-Dame du Raincy, Le Raincy, France, 1923
Notre-Dame du Raincy, Le Raincy, France (Auguste et Gustave Perret, 1923)
Confiée aux frères Perret en 1922, l’église Notre-Dame de la Consolation est élevée au Raincy à la mémoire des morts de la bataille de la Marne. Inscrite dans la tradition de l’église-halle (la nef est sans transept), elle est une synthèse des architectures gothique et classique. Le choix du béton brut laissé apparent, ainsi que les murs composés de claustras (parois ajourées telles des moucharabiehs), auront une influence déterminante sur la création architecturale au XXe siècle.
© Thibaud Poirier © SAIF
Éric Bagge, Église Saint-Jacques-le-Majeur, Montrouge, France, 1940
Église Saint-Jacques-le-Majeur, Montrouge, France (Éric Bagge, 1940)
Dans la lignée de celle du Raincy, l’église construite entre 1934 et 1940 par Éric Bagge impressionne par ses dimensions : 57 mètres de long sur 20 mètres de large. La structure en béton armé et les hauts portiques articulés (invention de l’ingénieur Eugène Freyssinet) font de l’édifice un monument inédit pour l’époque.
© Thibaud Poirier
Egon Eiermann, Église du Souvenir, Berlin, Allemagne, 1961
Église du Souvenir, Berlin, Allemagne (Egon Eiermann, 1961)
Aussi connu sous le nom d’Église du Souvenir de l’Empereur Guillaume, cet édifice se trouve dans le quartier de Charlottenbourg de Berlin. Bombardée en novembre 1943, puis presque entièrement détruite durant les raids aériens d’avril 1945, le projet de démolition et de reconstruction est confié à l’architecte Egon Eiermann. Face à la mobilisation des Berlinois, les ruines du beffroi seront conservées et l’église érigée en mémorial de la guerre.
© Thibaud Poirier
Peder Vilhelm Jensen-Klint, Église de Grundtvig, Copenhague, Danemark, 1927-1940
Église de Grundtvig, Copenhague, Danemark (Peder Vilhelm Jensen-Klint, 1927–1940)
À Copenhague, l’église dédiée au pasteur Nikolai Grundtvig, conçue par Peder Vilhelm Jensen-Klint entre 1921 et 1927 et définitivement achevée en 1940, est un des rares exemples d’églises de style expressionniste. L’architecte y reprend les motifs des églises locales et les matériaux typiques (la brique jaune) du Danemark, auxquels il associe une tradition gothique épurée à l’extrême.
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Henri Colboc et Jean Dionis du Séjour, Église Notre-Dame-de-la-Salette, Paris, France, 1965
Église Notre-Dame-de-la-Salette, Paris, France (Henri Colboc et Jean Dionis du Séjour, 1965)
Construite entre 1962 et 1965 par les religieux de saint Vincent de Paul, l’église circulaire de Notre-Dame-de-la-Salette est surmontée d’une coupole reposant sur seize piliers. Le cône de béton ajouré est orné de vitraux abstraits, disposés de biais pour mieux capter la lumière.
© Thibaud Poirier
Jules-Godefroy Astruc, Église Notre-Dame-du-Travail, Paris, France, 1902
Église Notre-Dame-du-Travail, Paris, France (Jules-Godefroy Astruc, 1902)
Située dans le 14ème arrondissement parisien, l’église Notre-Dame-du-Travail rend hommage à la condition ouvrière de la fin du XIXe siècle. À la façade extérieure en pierre de taille de style roman, l’architecte Jules-Godefroy Astruc a opposé un intérieur aux voûtes formées d’arceaux métalliques. Une ossature de fer, qui confère à l’ensemble des petits airs de Tour Eiffel.
Walter Netsch, Chapelle de l’Académie de l’Armée de l’Air américaine, Colorado Springs, États-Unis, 1962
Chapelle de l’Académie de l’Armée de l’Air américaine, Colorado Springs, États-Unis (Walter Netsch, 1962)
Édifiée en 1962, la chapelle des cadets de l’Académie militaire de l’Armée de l’Air, conçue par l’architecte Walter Netsch, avait suscité de nombreuses controverses avant de devenir un symbole de l’architecture moderniste. Inspiré de la Sainte-Chapelle, l’édifice est une succession surprenante de dix-sept flèches de verre et d’aluminium, mesurant toutes 46 mètres de haut. Autre tour de force de la part de Walter Netsch : réunir sous un même toit différents espaces pour les religions juive, catholique et protestante.
© Thibaud Poirier
Franz Ruf, Église Saint Johann von Capistran, Munich, Allemagne, 1960
Église Saint Johann von Capistran, Munich, Allemagne (Franz Ruf, 1960)
Construite sur les plans de l’architecte Franz Ruf, cette église prend l’allure d’une majestueuse rotonde de briques qui laisse entrer la lumière par un oculus central, évoquant les architectures classiques de la Renaissance.
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Claude Balick, Église Notre-Dame-de-Toute-Joie, Grigny, France, 1973
Église Notre-Dame-de-Toute-Joie, Grigny, France (Claude Balick, 1973)
Présentant là encore un plan circulaire, dessiné par l’architecte Claude Balick, cette église de béton brut située dans l’Essonne est surmontée d’un imposant toit conique de 30 mètres de haut. Les lignes courbes du cône sont accentuées à l’intérieur par une impressionnante charpente lambrissée en bois.
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Cathédrale Sainte-Marie, Tokyo, Japon (Kenzō Tange, 1964)
Détruite pendant la Seconde Guerre mondiale, la reconstruction de la cathédrale de l’archidiocèse de Tokyo fut confiée au début des années 1960 à l’architecte Kenzō Tange. Le bâtiment originel en bois de la fin du XIXe siècle est alors remplacé par un édifice moderne aux lignes futuristes bien éloignées des traditions chrétiennes occidentales. Imposante croix de béton armé recouverte d’acier inoxydable, la cathédrale est composée de huit murs incurvés reliés par un plafond de verre. À l’intérieur, le clair-obscur créé entre les parois rugueuses et la lumière zénithale est saisissant.