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ESCAPADE

Valence : la culture à l’heure espagnole en un week-end hyperactif

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Publié le , mis à jour le
Que diriez-vous d’une escapade ensoleillée et culturelle à deux heures de Paris ? Valence, troisième ville d’Espagne, est la candidate idéale, d’autant plus qu’elle accueille depuis le 11 novembre un nouvel espace d’art contemporain qui abrite la superbe collection d’Hortensia Herrero. L’occasion de découvrir la richesse du patrimoine valencien datant de l’Antiquité romaine. Suivez le guide !

Fondée en 138 av. J.-C. par le consul romain Decimus Junius Brutus Callaicus sous le nom de Valentia Edetanorum, Valence est, au vu de ses 789 744 habitants, la troisième ville d’Espagne après Madrid et Barcelone. Son centre historique accueille depuis le 11 novembre, un nouvel espace d’art contemporain qui abrite la collection d’Hortensia Herrero. D’où son nom, le Centro de Arte Hortensia Herrero.

Passée entre les mains des Romains, des musulmans, des chrétiens, cette ville riche en histoire, et nommée capitale mondiale du design en 2022, contient tous les ingrédients pour un week-end culturel explosif.

Jour 1. 10h. Un bol d’art contemporain de haute volée

Olafur Eliasson, Tunnel for unfolding time
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Olafur Eliasson, Tunnel for unfolding time, 2022

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Acier, effet de couleur verre filtrant (rose), peinture (noire), aimants • 275 × 209 × 770 cm • Coll. CAHH • © Studio Olafur Eliasson

Tout nouveau, tout beau : après sept ans de travaux, le Palacio Valeriola, ancien palais, devenu le siège du journal Las Provincias, puis une discothèque gardée par deux lions en cage, vient de rouvrir ses portes en tant que Centro de Arte Hortensia Herrero, du nom de sa présidente. L’établissement présente une centaine d’œuvres de cinquante artistes environ, parmi lesquels Olafur Eliasson, Julian Opie, David Hockney, Anselm Kiefer, Jaume Plensa… Cette collection, enrichie depuis dix ans avec l’aide du commissaire d’exposition valencien Javier Molins, est vouée à s’étoffer et le parcours permanent, inauguré le 11 novembre, à se renouveler avec le temps. Du premier et du deuxième étages, on aperçoit la cour privée de la Iglesia San Juan del Hospital, la première église chrétienne fondée après la reconquête de Valence en 1238 (jusqu’alors sous domination musulmane). Ses fenêtres en pierre d’albâtre confèrent un charme inouï à l’ensemble.

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Centro de Arte Hortensia Herrero

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Iglesia San Juan del Hospital

11h. Le temple national de la céramique : le Museo Nacional de Cerámica y Artes Suntuarias González Martí

Museo Nacional de Cerámica y Artes Suntuarias González Martí
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Museo Nacional de Cerámica y Artes Suntuarias González Martí

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© Visit Valencia

Impossible de ne pas balayer du regard les sculptures qui ornent sa façade. Ce somptueux palais, propriété d’un certain marquis de Dos Aguas, abrite la collection d’art et de céramique de Manuel González Martí. Son ouverture au public remonte à 1954 ; sa dernière restauration à 1990. Au premier étage se déploient les appartements dudit marquis de Dos Aguas. À voir : les meubles incrustés de porcelaine, la salle de bains en marbre blanc, le plafond réalisé en 1862 par Plácido Francés y Pascual, une Immaculée Conception peinte par le Valencien José Vicente Pérez y Vela. Le second niveau est réservé à la céramique, mêlant antiquités grecques, romaines, ibériques, à des pièces médiévales de Manises et de Paterna ou encore des azulejos de la maison Real Fábrica de Loza Fina y porcelana de Alcora.

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Museo Nacional de Cerámica y Artes Suntuarias González Martí

12h. Mise en jambes et en appétit au marché central

Marché central de Valence
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Marché central de Valence

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© Myrtille Mayaud-Dequero / BeauxArts.com

En route pour l’incontournable marché central. Fort de ses 1 200 stands de produits frais répartis sur 8 000 mètres carrés, il s’agit d’un des plus grands d’Europe. En chemin, n’hésitez pas à passer par la Lonja de la Seda (la Longe de la soie), bâtiment gothique qui abritait autrefois une bourse du commerce ; par l’église Saint-Nicolas-et-Saint-Pierre, la « chapelle Sixtine de Valence » ; et par la place de la Reine, peuplée de milliers d’arbres. Une fois arrivé au paradis de la gourmandise, levez la tête pour observer le blason en vitrail de la ville : un losange rayé or et rouge, coiffé d’une couronne et encadré par deux « L ». Les colonnes et poutres renvoient au « style Eiffel », tandis que les faïences aux motifs potagers rappellent la vocation du lieu, lequel n’abrite qu’un seul et unique restaurant, le Central Bar. On y sert des tapas, des planches et sandwiches… C’est là que la plupart des locaux viennent savourer l’almuerzo qui, à Valence, ne correspond pas au déjeuner, mais à la pause café qui le précède. À table !

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Marché central de Valence

14h. Un déjeuner raffiné à l’hotel Palacio Vallier

Hotel Palacio Vallier
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Hotel Palacio Vallier

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© laranik / Alamy / Hemis

Après l’almuerzo, la comida ; cap sur l’hôtel Palacio Vallier, cinq-étoiles d’une trentaine de chambres installé dans un hôtel particulier du XIXe siècle, lui-même construit sur les ruines d’une ancienne parfumerie romaine du IIIe siècle. Si une majorité d’Américains y descendent, les Valenciens se retrouvent dans son restaurant, La Perfumería, peuplé de pièces de la maison Lladró, entreprise familiale fondée il y a 70 ans par trois frères — Juán, José and Vicente Lladró — soucieux de donner un deuxième souffle à l’art de la porcelaine. Les huîtres du restaurant sont à tomber !

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La Perfumería

Place de Manises, 7, 46003 Valence
Les informations pour réserver sont disponibles sur le site. 

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Hotel Palacio Vallier

Pl. de Manises, 7, 46003 Valence
Les informations pour réserver sont disponibles sur le site. 

16h. De l’art classique à l’art contemporain : la conversion réussie d’un monastère royal

Monastère royal de Nuestra Señora del Carmen
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Monastère royal de Nuestra Señora del Carmen

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© Kevin Foy / Alamy / Hemis

Fondée en 1281, hors des remparts musulmans de Valence, ainsi que d’autres couvents apparus après la conquête chrétienne de la ville, le monastère royal de Nuestra Señora del Carmen fut tour à tour reconverti en un musée et une école des beaux-arts. Parmi ses anciens élèves, on compte Ignacio Pinazo Camarlench, Joaquín Sorolla et Manuel Benedito-Vives, pour n’en citer que quelques-uns. Le réfectoire, la salle capitulaire, le dortoir, les cloîtres Renaissance et gothiques, offrent à l’actuel Centro del Carmen de Cultura Contemporánea (CCCC) assez d’espaces pour accueillir une dizaine d’expositions en même temps.

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Monastère royal de Nuestra Señora del Carmen

Centro del Carmen de Cultura Contemporánea (CCCC)

17h30. Sur les pas d’un maître valencien : Joaquín Sorolla

À gauche, les tours de Serranos. À droite, la fondation Bancaja
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À gauche, les tours de Serranos. À droite, la fondation Bancaja

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© Visit Valencia

Pour rejoindre la prochaine étape, il faut compter une vingtaine de minutes à pied. L’occasion de passer devant les tours de Serranos, double structure pentagonale de trente-trois mètres de haut, intégrée aux remparts de la ville avant leur destruction en 1865, utilisée comme prison au XVIe siècle, puis comme réserve pendant la guerre civile pour accueillir des œuvres d’art venues de Madrid.

Au beau milieu de la place de Tetuan, où se dresse une statue de Vincent Ferrer, saint patron de Valence, se trouve le siège de la fondation Bancaja, qui mène des activités tant sociales (programmes d’insertion professionnelle, assistance aux personnes âgées…) que culturelles (ateliers éducatifs, acquisitions d’un fonds de gravures de Picasso et de peintures valenciennes). C’est là que se tient actuellement « Sorolla à travers la lumière » (jusqu’au 18 février), exposition de vingt-cinq chefs-d’œuvre du maître ponctuée d’une impressionnante expérience en réalité virtuelle à même de convaincre les plus récalcitrants. L’institution ferme ses portes à 20h30. Prenez votre temps !

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La fondation Bancaja

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Sorolla a travès de la luz

Du 5 octobre 2023 au 18 février 2024

www.fundacionbancaja.es

21h. Mille architectures et une nuit au Caro Hotel

À deux pas de la basilique Mare de Déu dels Desemparats (Notre-Dame des Abandonnés) et du musée d’Art et d’Archéologie de Valence, le Caro Hotel est le premier hôtel-monument de la ville, qui raconte à lui tout seul 2 000 ans d’histoire. Plusieurs époques convergent en son sein. Les vestiges d’une ancienne villa romaine, d’une architecture wisigothe, de remparts musulmans, d’arcs gothiques dialoguent avec les élégantes lignes dessinées par le designer espagnol Francesc Rifé. Chacune de ses vingt-six chambres s’inscrit dans un relief unique. Sur le toit, une piscine creusée dans la pierre permet de se rafraîchir quelle que soit la saison. Au sous-sol, le restaurant propose une cuisine simple et authentique. L’endroit idéal pour reprendre des forces, après une longue journée de marche.

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Caro Hotel

C/ de l’Almirall, 14, 46003 Valence
Les informations pour réserver sont disponibles sur le site.

Jour 2. 10h. Valence au gré du Jardín del Túria à vélo

Les jardins de Turia
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Les jardins de Turia

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© Visit Valencia

Valence était traversée par le fleuve Turia, qui fut dévié en 1960 à la suite d’une inondation désastreuse, survenue trois ans plus tôt. Une longue coulée verte de plus de douze kilomètres épouse désormais ses courbes : le Jardín del Túria. Le mieux, c’est de le parcourir à vélo.

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Jardin del Túria

Musée des Beaux-Arts de Valence
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Musée des Beaux-Arts de Valence

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© Visit Valencia

Première étape, depuis le Caro Hotel : le musée des Beaux-Arts, la deuxième pinacothèque la plus importante d’Espagne, réputée pour sa collection de retables et ses salles consacrées aux héros nationaux que sont Joaquín Sorolla et Francisco de Goya ; le tout dans un écrin, conçu à la fin du XVIIe siècle par Juan Bautista Pérez Castiel, l’architecte de la cathédrale de Valence.

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Musée des Beaux-Arts de Valence

Cité des Arts et des Sciences
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Cité des Arts et des Sciences

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© Myrtille Mayaud-Dequero / BeauxArts.com

Deuxième arrêt : la Cité des Arts et des Sciences, complexe futuriste en grande partie dessiné par l’architecte espagnol Santiago Calatrava (né en 1951). En 1998 fut inauguré le cinéma et planétarium Hemisfèric ; en 2005, le palais des Arts Reina-Sofía, opéra doublé de plusieurs auditoriums et salles de théâtre ; en 2008, le pont de l’Assut de l’Or, le plus haut monument de la ville (123 m) ; et en 2009, le CaixaForum – Ágora, place couverte dont l’intérieur évoque celui de l’Oculus à New York, car Calatrava en est également l’auteur.

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Palais des Arts, Reine Sofía

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Cité des Arts et des Sciences

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Caixa Forum - Ágora

Tel. 960 901 960
icaixaforumvalencia@magmacultura.com
6 € l'entrée.

La marina de Valence
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La marina de Valence

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© Visit Valencia

Terminus : la marina de Valence, bordée au nord d’une plage de 2 300 mètres, où Sorolla se plaisait à peindre. À côté se trouve le Cabanyal, quartier qui doit son nom aux cabanes de pêcheurs qui le constituaient au XIXe siècle, du temps où il s’agissait encore d’une commune indépendante.

14h30 Déjeuner típico à la bodega Casa Montaña

la bodega Casa Montaña
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la bodega Casa Montaña

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© Casa Montaña

L’adresse incontournable du Cabanyal, c’est la bodega Casa Montaña, taverne centenaire qui offre un large choix de vins régionaux et internationaux, et des plats typiques, sains et gourmands. À tester absolument : le thon mariné, les michirones (fèves préparées), les sardines à la plancha, la cecina (viande séchée) de León, et le faux-filet de bœuf à l’ail tendre qui fond dans la bouche. Delicioso !

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Casa Montaña

C/ de Josep Benlliure, 46011 Valence
Les informations pour réserver sont disponibles sur le site. 

16h Le plein d’art moderne à l’Instituto Valenciano de Arte Moderno

Visite des salles de l’Instituto Valenciano de Arte Moderno
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Visite des salles de l’Instituto Valenciano de Arte Moderno

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© Visit Valencia

Demi-tour toute en taxi, jusqu’au centre-ville, pour sillonner les salles d’exposition de l’Instituto Valenciano de Arte Moderno, dont la façade arrière arbore une composition du street artiste Escif, le « Banksy de Valence ». Ses collections s’articulent autour de deux piliers : le sculpteur catalan Julio González (1876–1942), affilié aux mouvements cubiste et surréaliste, ainsi que le peintre valencien Ignacio Pinazo Camarlench (1849–1916), le plus souvent associé au courant impressionniste. Sans oublier les expositions temporaires, comme « Popular », qui explore actuellement, à travers 1 500 œuvres et une multitude de thèmes (le peuple, le féminin, la violence…), la notion de popularité.

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Instituto Valenciano de Arte Moderno

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Comment y aller ?

Il faut compter deux heures en avion depuis Paris. L’aéroport de Valence est à vingt minutes en voiture du centre-ville : pratique !

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Quand y aller ?

Il fait beau toute l’année. Peut-être éviter les mois de janvier et de février, où tombe parfois la pluie, et les fortes chaleurs estivales. Les fallas sont un bon prétexte pour se rendre à Valence, entre le 15 et le 19 mars. Cette fête populaire consiste à brûler au vu et au su de tous, des statues en tissu, en papier mâché, en bois, fabriquées à cet effet.

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Où louer un vélo ?

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Où se renseigner ?

Il n’est pas meilleure source d’informations que Visit Valencia pour préparer son voyage.

Retrouvez dans l’Encyclo : Joaquín Sorolla

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