EXPO EN VIDÉO

En partenariat avec Domaine national de Chambord

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En vidéo : Au château de Chambord, l’étonnante peinture contemporaine de Julien des Monstiers

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Publié le , mis à jour le

Riche d’une architecture singulière, le château de Chambord aime à faire dialoguer patrimoine et création contemporaine en invitant chaque printemps un artiste à venir travailler en résidence sur place, puis à y exposer son travail.

Du 26 mai au 3 novembre, c’est au tour du peintre Julien des Monstiers (né en 1983) d’investir plusieurs salles du deuxième étage du château avec différentes œuvres, de grandes peintures accrochées aux murs mais aussi des installations d’ampleur

Chambord, une sculpture

Lorsqu’il est venu travailler au château, l’artiste nous explique avoir été frappé par l’escalier hélicoïdal, cette « colonne vertébrale centrale » qui entretient un puissant dialogue entre l’intérieur et l’extérieur de Chambord. Il a alors eu envie d’« appréhender cet endroit comme une sculpture autour de laquelle on tourne ».

L’œuvre la plus impressionnante ? Peut-être le sol entièrement peint de l’une des salles (sol peint en atelier puis installé in situ). C’est d’ailleurs la toute première fois qu’un artiste s’empare à ce point du bâtiment. Une idée qui lui permet de « désacraliser la peinture » puisque les visiteurs, d’ordinaire invités à ne surtout pas toucher les œuvres, marchent dessus. L’artiste opère un « retournement », dit-il, qui se reproduit lorsqu’il peint sur un immense tapis panoramique, et l’accroche au mur plutôt que de l’étendre par terre.

Scènes de genre

« Ce qui m’intéresse en peinture, avant tout, c’est le genre. »

L’autre aspect important de son travail pour cette exposition, c’est son choix de travailler le motif de scènes de chasse. « Ce qui m’intéresse en peinture, avant tout, c’est le genre », détaille-t-il. Outre le « bonheur absolu de peindre des animaux », il y a l’idée de convoquer tout un bestiaire, composé à la fois de compagnons domestiques, de bêtes sauvages et de créatures mythologiques, dont cinq représentations contemporaines de dragons. Un répertoire de formes qui apparaît familier dans un tel contexte patrimonial.

On s’attardera enfin sur sa technique, qui donne à voir la « peau » de la peinture. Julien des Monstiers ne peint pas directement sur la toile, mais sur des plaques de plexiglas dont il transfère ensuite les motifs sur la surface de l’œuvre. On n’y lit donc ni sa touche, ni ses sentiments, mais l’exploration d’une peinture libre, désacralisée, expérimentale et tout en effets de matières.

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Julien des Monstiers. Dehors Dedans

Du 26 mai 2024 au 3 novembre 2024

www.chambord.org

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