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Cultes ! Les plus beaux lieux d’art brut à voir en France

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Le Palais idéal du facteur Cheval à Hauterives, la maison Picassiette à Chartres, la maison de Jean Linard à Neuvy-Deux-Clochers… Qu’elles soient dites d’art « singulier », « naïf » ou « brut », toutes ces architectures sont l’œuvre de femmes et d’hommes souvent autodidactes qui n’ont eu de cesse de mettre leur créativité au service de leurs rêves les plus fous. Tour d’horizon.
Le Palais Idéal du Facteur Cheval, à Hauterives (26390) dans la Drôme
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Le Palais Idéal du Facteur Cheval, à Hauterives (26390) dans la Drôme

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L’incontournable Palais du facteur Cheval

En 1879, le facteur d’Hauterives, dans la Drôme, fait sa tournée quotidienne lorsqu’il trébuche sur une pierre à la forme étrange, comme sculptée par la nature : voilà comment a débuté la construction, avec les moyens du bord, de ce formidable palais imaginaire. Autodidacte, Ferdinand Cheval puise son inspiration dans les magazines illustrés et travaille seul, sans relâche. Après « 10 mille journées, 93 mille heures, 33 ans d’épreuves », il achève enfin son grand œuvre, qui se veut un manifeste pour la paix et l’entente entre les peuples. Ouvert au public du vivant du facteur, le Palais idéal a aussi inspiré bon nombre d’artistes du XXe siècle, de Picasso à Agnès Varda.

© Frederic Jouhanin / Le Labo

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Le Palais idéal du facteur Cheval

Vue intérieure de la Maison Picassiette, sur la ville de Chartres, en Eure-et-Loir
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Vue intérieure de la Maison Picassiette, sur la ville de Chartres, en Eure-et-Loir

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L’irrésistible fantaisie de Picassiette

À l’aube des années 1930, Raymond Isidore, employé communal à Chartres, fait l’achat d’une friche sur laquelle il bâtit, en autodidacte, sa maison. Quelques années plus tard, il entreprend de décorer ce lieu chéri qui accueille aussi, de temps à autre, une guinguette – Raymond étant un accordéoniste à ses heures perdues. À partir de morceaux de vaisselle cassée récupérés lors de ses promenades (et qui lui valent le surnom rigolo de « Picassiette »), l’homme crée d’époustouflants décors en mosaïque, qui recouvrent bientôt la façade de sa demeure, puis les murs de chaque pièce et le mobilier, avant de s’inviter dans le jardin, où se dresse une étonnante chapelle. L’œuvre d’un homme généreux et passionné !

© Alan Gorgiski / Hemis

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La maison Picassiette

Renseignements par téléphone au 02 37 18 26 23

Façade de la Maison de “celle qui peint”, à Roquevaire dans les Bouches-du-Rhône
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Façade de la Maison de “celle qui peint”, à Roquevaire dans les Bouches-du-Rhône

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L’époustouflante maison de « celle qui peint »

À Roquevaire, près d’Aubagne, impossible de ne pas remarquer la façade de cette maison aux mille et une couleurs, tapissée d’extravagants motifs : c’est ici que vit Danielle Jacqui, alias « Celle-qui-peint », qui depuis plus de trente ans travaille à faire de sa demeure un véritable musée vivant. Du salon à la chambre à coucher en passant par la cuisine, l’artiste a couvert les murs de mosaïques, de fresques, de tableaux et de sculptures composant une véritable œuvre d’art totale, qu’elle se plaît à partager avec les passants qui, piqués de curiosité, se présentent à sa porte.

© Denis Bringard / Hemis

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La Maison de celle qui peint

Renseignements par téléphone au 06 70 33 46 53

La Fabuloserie, lieu situé à Charny-Orée-de-Puisaye, dans l’Yonne
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La Fabuloserie, lieu situé à Charny-Orée-de-Puisaye, dans l’Yonne

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La fabuleuse Fabuloserie

Inauguré il y a tout juste quarante ans, ce lieu fantastique est l’œuvre de l’architecte Alain Bourbonnais, qui y a abrité sa fabuleuse collection d’art dit « hors-les-normes ». À la fois musée, cabinet de curiosité et parc de sculptures, la Fabuloserie se visite comme un rêve éveillé, où l’on croise de grands noms de l’art brut, d’Aloïse Corbaz à Michel Nedjar, mais aussi une foule d’anonymes à l’imagination qui semble sans limite !

© Marie-Galante Fontant

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La Fabuloserie - Dicy

À Dicy, à 100 kilomètres d’Orléans et 75 kilomètres de Fontainebleau

Portail de La Maison sculptée de Jacques Lucas, située à Amanlis en Ille-et-Vilaine
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Portail de La Maison sculptée de Jacques Lucas, située à Amanlis en Ille-et-Vilaine

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L’étonnante maison sculptée de Jacques Lucas

Au milieu de la campagne bretonne, à Amanlis, se dresse en bordure de route un étonnant porche sculpté, envahi par la végétation : il mène à la maison, tout aussi fabuleuse, de Jacques Lucas. C’est en 1968 que l’homme est tombé sous le charme de cette ruine qu’il décide alors de retaper. Dans les années 1980, après un grave accident, il se met à sculpter le béton, donnant à l’édifice l’allure extraordinaire qu’on lui connaît aujourd’hui. Visages souriants, oiseaux et végétaux recouvrent depuis lors les murs de la demeure… Où vit toujours cet autodidacte !

© Marie Gilles / La Lune Mauve

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La Maison Sculptée de Jacques Lucas

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La Maison “Au Petit Paris” à Saint-Dizier, dans le département de la Haute-Marne
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La Maison “Au Petit Paris” à Saint-Dizier, dans le département de la Haute-Marne

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Le magasin des merveilles de Marcel Dhièvre

D’un naturel renfermé, et bien que paralysé de la main droite, Marcel Dhièvre a consacré des milliers d’heures à la décoration de sa maison de Saint-Dizier qui, au rez-de-chaussée, abritait son magasin de lingerie et de vêtements de travail. Sa principale source d’inspiration ? Paris, où le commerçant se rend régulièrement pour se procurer sa marchandise. On retrouve ainsi sur la façade les monuments qui font la renommée de la ville lumière : la tour Eiffel bien sûr, mais aussi l’Arc de Triomphe ou un pont enjambant la Seine. « Pour moi, l’essentiel est de faire sourire les gens quand ils passent et d’égayer la rue, disait Dhièvre. J’ai commencé, les autres n’ont qu’à faire la même chose. »

© Erick Colin / Ville de Saint dizier

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Maison du Petit-Paris

Les jardins de la Cathédrale de Linard, à Neuvy-Deux-Clochers dans le Berry
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Les jardins de la Cathédrale de Linard, à Neuvy-Deux-Clochers dans le Berry

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La prodigieuse cathédrale de Jean Linard

« Regardez mon œuvre et vous saurez tout sur moi » avait pour coutume de dire Jean Linard. L’homme, qui est à la fois potier, peintre, sculpteur et bâtisseur, entreprend, en 1983, la construction de ce qu’il nomme d’abord une chapelle. Au fur et à mesure, l’artiste intègre toutes sortes d’objets de récupération : faïence, émaux, verre, ferraille… Vingt-six ans plus tard, à la seule force de son imagination, il achève son œuvre qui s’est muée en véritable cathédrale, « la plus haute du monde puisque le ciel en est le toit », où toutes les religions sont célébrées.

© Philippe Blanchot / Hemis

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Cathédrale de Jean Linard

Le Musée Robert Tatin, à Cossé-le-Vivien (53230) en Mayenne
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Le Musée Robert Tatin, à Cossé-le-Vivien (53230) en Mayenne

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L’étrange musée de Robert Tatin

Cocteau, Giacometti, Prévert ; Robert Tatin a rencontré les plus grands artistes. Refusant les étiquettes, c’est en solitaire qu’il a tracé sa route qui l’a mené jusqu’en Mayenne. Au cœur d’une nature verdoyante, il a érigé des œuvres monumentales – un « étrange musée » à l’architecture hors norme qui puise ses références dans les cultures des civilisations lointaines. Outre cette « archisculpture », qui abrite les peintures, les céramiques ou encore les œuvres textiles de cet infatigable touche-à-tout, le lieu se fait l’écrin d’un onirique jardin des Méditations et même d’un refuge à papillons !

© Alexandre Lamoureux / © Mayenne Tourisme ; Musée Robert Tatin

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Musée Robert Tatin

À 70 kilomètres de Rennes.

Le Jardin de Nous Deux, situé à Civrieux-d’Azergues dans le Rhône
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Le Jardin de Nous Deux, situé à Civrieux-d’Azergues dans le Rhône

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Le jardin amoureux de Charles Billy

En 1975, Charles Billy, 65 ans, se lance dans la construction, à Civrieux-d’Azergues, dans le Rhône, de l’improbable jardin de Nous Deux : un coin de végétation sur lequel il bâtit, en autodidacte, des monuments inspirés de ses voyages aux quatre coins de la planète avec son épouse. Véritable dédale de formes et de verdure, où l’on retrouve autant des palais vénitiens qu’une réplique miniature de la tour de Pise, ce lieu unique se veut autant un hommage au couple Billy qu’à tous les amoureux du monde. Il a valu à son auteur le surnom de « nouveau facteur Cheval ».

© Le Jardin de nous deux

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Le Jardin de Nous Deux

Site des Rochers sculptés de l’l’abbé Fouré, situés à Rothéneuf en Bretagne
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Site des Rochers sculptés de l’l’abbé Fouré, situés à Rothéneuf en Bretagne

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Les intrigants rochers de l’abbé Fouré

Certes, ce n’est pas une architecture à proprement parler. Mais quel spectacle que ces visages taillés dans la roche de granit face à la mer ! Situé entre Saint-Malo et Cancale, cet ensemble monumental est l’œuvre d’un certain Adolphe Julien Fouéré (1839–1910), dit l’« abbé Fouré ». Prêtre à Rothéneuf, le religieux a sculpté, pendant près de quinze ans, plus de 300 statues polychromes, représentant toutes sortes de personnages (aux traits parfois inquiétants) aux côtés de créatures marines légendaires. Une véritable architecture-paysage aussi prodigieuse qu’énigmatique…

© Stéphane Lemaire / Hemis

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Les Rochers Sculptés

Retrouvez dans l’Encyclo : Facteur Cheval

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