Automate de voyance « Le Sphinx », 1re moitié du XXe siècle
Prov. France • Coll. & © MuCEM, Marseille
Vite un coup de foudre ! Pour dénicher l’âme sœur, pas besoin d’appli. Consultez le « Sphinx » ! On trouve au MuCEM, dans « la salle des collections », nouvel espace dédié à la présentation des collections du musée, cette boîte en bois peint décorée à la main. C’est un automate qui prédit votre avenir amoureux. Il suffisait de glisser une pièce de vingt francs dans une fente (une pour les hommes, une autre pour les femmes). Puis de tirer sur la petite poignée pour en faire sortir une carte au portrait (dessiné et écrit) de votre futur bien-aimé. Alors, qui emmener jusqu’à l’autel ? Richard, 32 ans, professeur d’escrime ou Ernest, 29 ans, clerc de notaire ? Ginette la dactylo ou Antoinette, 22 ans, couturière ? Avec l’une vous « vivrez dans un bonheur continuel », avec l’autre « le coup de foudre sera jeté »…
Dans les années 1930, ces objets distrayants étaient monnaie courante dans les cafés et les bars. Une loi de 1932 ayant modifié les conditions des jeux d’argent, les machines à sous, désormais prohibées dans les cafés, vont connaître une seconde vie et être recyclées en automate de divination. La mode est à l’exotisme et à l’ésotérisme. Voici comment notre « Sphinx » est devenu machine à match !
S’il a sûrement fait battre bien des cœurs, l’automate du Mucem avait d’abord séduit sa propriétaire Maïna Juan, célèbre voyante et cartomancienne. Son visage, placardé sur des affiches et habillant des hommes sandwichs, était connu du Tout-Paris des Années folles. En affaires comme en amour, pour que ça match, il suffit d’y croire !
Vous aimerez aussi
Carnets d’exposition, hors-série, catalogues, albums, encyclopédies, anthologies, monographies d’artistes, beaux livres...
Visiter la boutique