Sirène Horniman du Japon (Ningyo)
Papier mâché et queue de poisson • 21,2 x 52,5 x 21 cm • Coll. Wellcome Library, Londres • © Heini Schneebeli
Un poisson-zombie, une sirène aux yeux globuleux, l’os d’un doigt humain… Voilà Twitter transformé en musée des horreurs ! Depuis la fermeture des institutions culturelles, en raison de la pandémie de Covid-19, des conservateurs anglo-saxons se sont lancés dans un drôle de défi : montrer la pièce de leur collection la plus hideuse. Résultat, sous le #CreepiestObject, on assiste à un grand « Horror Picture Show » sur les réseaux !
Ce tournoi des affreux a commencé avec un post sur Twitter du Yorkshire Museum (dans le nord de l’Angleterre) qui, le premier, a dégainé un chignon, une touffe de poils ayant appartenu à une Romaine du IIIe-IVe siècle et orné de pinces. De l’autre côté de l’Atlantique, le Pei Museum, musée de l’Île-du-Prince-Édouard, a répliqué avec l’étrange jouet d’un enfant maudit. Baptisé « Wheelie », cet agneau éclopé « se déplace tout seul d’un endroit à l’autre ». Brrrrr…
Du côté du musée de l’Histoire allemande, à Berlin, les conservateurs affichent au grand jour un terrifiant costume : un masque contre la peste, modèle à bec de 1650–1750. Tandis qu’à Oxford, au musée Pitt Rivers, on a misé sur « un cœur de mouton, piqué de clous, à porter en collier pour conjurer les mauvais sorts ». Mention spéciale à la pièce du Historic Environment Scotland : le visage d’un homme peint sur le tympan d’une baleine… Un vrai cauchem’art !
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