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Photographe allemand né en 1897, fondateur de la Nouvelle Objectivité, Albert Renger-Patzsch publie en 1928 Die Welt ist schön (« Le monde est beau »), qui deviendra une bible de la photographie moderne. Il y démontre sa vision de l’image sans artifice, cadrée sobrement. Paysages, architectures industrielles ou simples objets : Renger-Patzsh travaille tous les sujets qui l’entourent dans une Allemagne en pleine mutation industrielle et sociale. Le Jeu de paume a rassemblé plus de 150 clichés, retraçant le chemin visuel de cet artiste incontournable qui a fortement influencé la photographie contemporaine.
Albert Render-Patzsch, Bugeleisen für Schuhfabrikation, Faguswerk Alfeld [Fers à repasser pour la fabrication des chaussures, usine Fagus, Alfeld], 1928
Coll. Pinakothek der Moderne Munich / Albert Render-Patzsch Archiv / Stiftung Ann und Jürgen Wilde • © Albert Render-Patzsch / Archiv Ann und Jürgen Wilde
Albert Renger-Patzsch - Les choses
Du 17 octobre 2017 au 21 janvier 2018
Jeu de Paume • 1, place de la Concorde • 75008 Paris
www.jeudepaume.org
Dans la lignée des maîtres de la Renaissance, tels des portraits de cour ou des commandes religieuses, les 40 œuvres d’Andres Serrano s’intègrent naturellement au sein des collections du Petit Palais. Le trublion américain (présenté par la galerie Nathalie Obadia, Paris-Bruxelles) est le troisième artiste contemporain invité à investir cet hiver les collections permanentes du musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, dans le cadre de la Fiac. Et le dialogue entre Gustave Doré ou William Bouguereau et les séries The Morgue ou Holy Works semble alors une évidence.
Andres Serrano, Octopus Head, 1985
Des images qui dérangent, c’est le travail incessant d’Andres Serrano. Qui s’inspire ici de l’estampe érotique d’Hokusai Le Rêve de la femme du pêcheur.
Courtesy Andres Serrano & Galerie Nathalie Obadia, Paris-Bruxelles / © Andres Serrano
Andres Serrano
Du 7 octobre 2017 au 14 janvier 2018
Petit Palais • Avenue Winston Churchill • 75008 Paris
www.petitpalais.paris.fr
La fondation Cartier célèbre Malick Sidibé, un peu plus d’un an après sa disparition, en présentant plus de 250 photos légendaires ou inédites. Deux ans après l’indépendance du Mali, Sidibé ouvre, en 1962, son studio photo en plein cœur de Bamako. C’est là que défilera, de jour comme de nuit, toute une société postcoloniale souhaitant se faire « tirer le portrait » isolément ou en famille, en couple ou entre amis, avec accessoires au choix : moto, chien, mouton, tabouret… Vue à travers « l’œil de Bamako », cette génération, en pleine révolution sociale et culturelle, semble portée par une volonté d’émancipation, bercée par la musique occidentale, la danse et l’envie de renouveau. Sidibé poursuivra son travail auprès de cette jeunesse flamboyante sur les rives du fleuve Niger, où elle se retrouve les dimanches après-midi pour prolonger ses nuits de dolce vita. Un récit unique.
Malick Sidibé, À la plage, 1974
La jeunesse de Bamako a inspiré tout au long de sa vie Malick Sidibé, ici avec un groupe d’adolescents feignant l’insouciance, sur les rives du fleuve Niger.
Courtesy Magnin-A
Malick Sidibé - Mali Twist
Du 20 octobre 2017 au 25 février 2018
Fondation Cartier pour l'art contemporain • 2 Place du Palais Royal • 75001 Paris
www.fondationcartier.com
C’est la question à laquelle la Bibliothèque nationale de France répond dans cette titanesque exposition réunissant quelque 160 photographes et plus de 1 000 tirages. Depuis 1984 et la création de la mission photographique de la Datar (Délégation à l’aménagement du territoire et à l’action régionale), de nombreux commanditaires – tels que le Conservatoire du littoral ou l’Observatoire photographique national du paysage – ont lancé des commandes publiques ayant pour sujet le territoire national. Robert Doisneau, Sophie Ristelhueber, Jürgen Nefzger, Elina Brotherus et bien d’autres encore ont parcouru nos régions pour raconter cette singulière histoire du paysage hexagonal.
Fred Delangle, Porte Saint-Denis, Xe arrondissement, Paris, série Paris-Delhi, 2010
Amoureux de l’Inde, Fred Delangle a su retranscrire, dans cette photo du Xe arrondissement parisien, son atmosphère unique grâce à une colorisation débordante. Dehli versus la Porte Sainte-Denis.
Photo Fred Delangle
Paysages français - Une aventure photographique (1984-2017)
Du 24 octobre 2017 au 4 février 2018
BnF • Quai François Mauriac • 75013 Paris
www.bnf.fr
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L’essence de l’objet, entre héritage et modernité, Renger-Patzsch l’exprime par des procédés graphiques simples et efficaces, comme ici le cadrage serré, évoquant ainsi l’industrialisation des années 1920–1930.