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La Meuse est une terre secrète, qui recèle bien des mystères. Parmi ceux-ci, les sculptures qui par dizaines parsèment ses forêts de sapins, ses champs de blé. Initiative de six villages un peu perdus autour de Fresnes-au-Mont, des résidences d’artistes chaque printemps donnent naissance à d’étonnants projets, en collaboration avec les habitants. Qu’a donné le cru 2018 ? David de Tscharner a planté une table à pique-nique en fonte et bois de cerfs, Maurice Chaudière, vieil ami des abeilles, a moulé pour elles des ruches dans l’argile, et Patrick Neu, célébré il y a peu au Palais de Tokyo, a parsemé les bois de micro-angelots. À charge pour les visiteurs de les découvrir grâce au parcours de géocaching que le Vent des forêts a lancé cette année. Quant à ceux qui préfèrent se perdre sans GPS, ils sont toujours les bienvenus.
Stefan Rinck, One of Those Who Were too Long in the Woods, 2010
© Xavier Lavernhe / VdF 2010
Vent des Forêts, Espace rural d’art contemporain
21 Rue des Tassons • 55260 Fresnes-au-Mont
ventdesforets.com
Les grands esprits se rencontrent… et forment parfois des couples de créateurs. Robert et Sonia Delaunay, Georgia O’Keeffe et Alfred Stieglitz, Jean Arp et Sophie Taeuber-Arp ou encore Picasso et Dora Maar… Autant d’idylles qui ont alimenté une riche avant-garde durant la première moitié du XXe siècle. Officieux ou au grand jour, ces binômes sont les auteurs d’œuvres qui témoignent de leur intimité. Une réécriture de l’histoire de l’art à travers le prisme amoureux mais aussi une occasion de découvrir le travail de personnages moins connus comme la pianiste Nelly van Moorsel, mariée à Theo van Doesburg.
Georgia O’Keeffe, Red, Yellow and Black Streak, 1924
Coll. Centre Pompidou-Mnam, Paris / © Centre Pompidou, MNAM-CCI/Philippe Migeat/Dist. RMN-GP
Couples modernes
Du 26 avril 2018 au 20 août 2018
Centre Pompidou-Metz • 1 Parvis des Droits de l'Homme • 57020 Metz
www.centrepompidou-metz.fr
Entre la fin du XVIIIe et celle du XIXe siècle, on retrouve les courses hippiques, thème phare de la modernité en France et en Angleterre, dans à peu près tous les arts. Soixante-dix œuvres racontent l’engouement pour ce nouveau sujet, articulées autour du travail de George Stubbs, Théodore Géricault et Edgar Degas. Ce « sporting art » dépeint de manière virtuose l’anatomie du cheval dans son mouvement. Géricault, lui-même cavalier, apparaît comme le précurseur de cette pratique en France à son retour de Londres, comme le rappelle son Derby d’Epsom prêté par le Louvre.
Théodore Géricault, Course de chevaux, dit aussi le Derby de 1821 à Epsom, 1821
Le plus beau des galops de toute l’histoire de la peinture est signé d’un grand amoureux de chevaux et d’études anatomiques. Pourtant, la posture de ses pur-sang est totalement fantaisiste.
Huile sur toile • 92 × 123 cm • Coll. musée du Louvre, Paris • © RMN-Grand Palais
Peindre les courses
Du 16 juin 2018 au 14 octobre 2018
Jeu de Paume - Domaine de Chantilly • 4 Rue du Connétable • 60500 Chantilly
www.domainedechantilly.com
Voyage futuriste au cœur villes idéales du siècle prochain, « Les panoramas de 2100 » réunit les travaux architecturaux du Belge Luc Schuiten. Concentrées sur l’idée de maisons bioclimatiques, ses recherches penchent en faveur de logements organiques qui ne font qu’un avec la nature. Ces « habitarbres » illustrent le choix d’une autre façon de vivre, incarnée par des villes conçues exclusivement avec des matériaux vivants, qu’il aime à ranger dans la catégorie inédite de l’« archiborescence ». Une utopie sur papier possiblement prémonitoire.
Luc Schuiten, La Cité Lotus, 2008
© Luc Schuiten
Luc Schuiten, Les Panoramas de 2100
Du 7 avril 2018 au 21 octobre 2018
Saline royale d’Arc-et-Senans • Grande Rue • 25610 Arc-et-Senans
www.salineroyale.com
Quelle place pour les nuages dans la création contemporaine ? Quinze artistes internationaux, présentant néons, vidéos, sculptures, photographies ou encore daguerréotypes abordent ce phénomène d’un point de vue géographique, philosophique et sociologique. Reconnue comme champ d’études au XIXe siècle, la météorologie est profondément marquée par la publication, en 1896, de l’Atlas international des nuages. Parmi les présents, les Canadiens Caitlind r. c. Brown & Wayne Garrett montrent un arbre de lumière formant un nuage composé de pas moins de 6 000 ampoules.
Hicham Berrada, Céleste, 2014
Courtesy Hicham Berrada et galerie Kamel Mennour, Paris-Londres.
L'Atlas des Nuages
Du 23 juin 2018 au 30 septembre 2018
Fondation François Schneider • 27 Rue de la Première Armée • 68700 Wattwiller
www.fondationfrancoisschneider.org
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