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Unique salon célébrant l’art brut, Outsider Art Fair réunit 35 exposants internationaux. De belles surprises et découvertes cette année, comme la participation de la galerie Bourbon- Lally, spécialisée dans l’art haïtien, des New-Yorkais Cavin Morris, avec une sélection d’œuvres du Tchèque Luboš Plný (qui participe à biennale de Venise 2017), et Donald Ellis, avec un important ensemble de dessins réalisés par les Amérindiens des Plaines, datant de la fin du XIXe et du début du XXe siècle. Autre temps fort : l’hommage rendu à Daniel Cordier, galeriste et collectionneur, donateur de 500 œuvres de sa collection au Centre Pompidou entre 1973 et 1989.
Attribué à Joseph No Two Horns (tribu Lakota), Ledger Drawing, vers 1920
Graphite et aquarelle sur papier • 19 × 23 cm • Donald Ellis Gallery, New York. • Courtesy Donald Ellis Gallery
Outsider Art Fair
Du 20 au 22 octobre 2017
Créée en 2015 par une poignée de galeries bellevilloises, la foire a décidé de troquer le cadre haussmannien des hôtels particuliers pour l’ancienne rédaction du quotidien Libération – un ancien parking – dans le quartier de République. Les organisateurs plantent ainsi le décor : « Ce bâtiment à l’esprit brutaliste, surnommé « la vis » en raison de la rampe en spirale en son centre, vient contredire les codes et le décorum des éditions précédentes, tout en offrant de nombreuses possibilités pour le développement de présentations spécifiques en réponse à son architecture. » Avec une cinquantaine de galeries, dont les nouvelles venues Antenna Space (Shanghai), Marfa’ (Beyrouth) ou Ghebaly (Los Angeles), elle a à cœur de valoriser le travail d’artistes émergents.
Eva Kotàt’kovà, Sans titre, 2016
Technique mixte • 42 × 30 × 8 cm • Galerie Hunt Kastner, Prague. • Courtesy galerie Hunt Kastner
Paris Internationale
Du 18 au 22 octobre 2017
11, rue Béranger, 75003 Paris
De la Chine au Japon en passant par la Malaisie, les scènes émergentes asiatiques s’exposent pour la troisième année consécutive au sein d’Asia Now. Ce salon ne réunit pas plus de 30 galeries, pour « garder un format à taille humaine et confirmer notre positionnement de boutique art fair, qui favorise les rencontres et les discussions », souligne Alexandra Fain, sa directrice et cofondatrice. Cette année, la foire se focalise sur la scène coréenne avec une plateforme d’artistes de différentes générations à voir sur les stands de Choi & Lager (Cologne-Séoul), Su (Shanghai), The Columns (Séoul), SoSo (Gyeonggi-do, en Corée) ou encore Maria Lund.
Kelvin Kyung Kun Park, Stairway to Heaven, 2016
Vidéo projetée dans le cadre de la programmation Artists Films and Talks.
Vidéo • Choi & Lager Gallery, Cologne-Séoul. • Courtesy Kelvin Kyung Kun Park © Courtesy KAMS
Elle joue à fond la proximité géographique avec la Fiac. Mais elle joue aussi sur tous les tableaux dans quatre pavillons s’enchaînant de façon linéaire : art moderne, art contemporain, design des XXe et XXIe siècles. En sus, une section d’art urbain au sein du nouveau pavillon « 8e Avenue ». On y verra notamment Ernest Pignon-Ernest chez Art to Be Gallery, Zenoy à la galerie Ange Basso, Miss.Tic chez Lélia Mordoch, Anders Gjennestad chez Mathgoth, ou encore Sowat à la galerie Le Feuvre. La partie dédiée à l’art contemporain accueille l’exposition « Odyssée » de Fred Kleinberg, qui a réalisé une série inédite de peintures et de dessins grand format sur le phénomène mondial de la transhumance humaine, à partir de ses rencontres dans les camps de réfugiés.
Autre particularité de l’édition 2017, la section design propose au public un choix plus vaste, avec la participation du Carré Rive Gauche. À côté de pièces provenant d’une quinzaine de galeries membres, elle présente deux expositions : l’une est consacrée aux objets de design industriel de la seconde moitié du XXe siècle à travers une sélection dans la vaste collection privée de l’homme de médias Jean-Bernard Hebey ; l’autre livre un panorama intergénérationnel de la création belge actuelle par les designers Vladimir Slavov (luminaire), Ben Storms (mobilier), Gerard Kuijpers (mobilier et sculpture) ou Studio Krjst (textile), en collaboration avec l’Atelier Jespers de Bruxelles.
Patrick Moya, Le Parasaol (Hommage à Goya), 2011
Acrylique et impression sur toile • 81 × 100 cm • Galerie Art Fontainebleau, Fontainebleau. • © galerie Art Fontainebleau
Art Élysées
Du 19 au 23 octobre 2017
Avenue des Champs-Élysées (de la place Clemenceau à la place de la Concorde)
75008 Paris
Avec ses 65 galeries et ses accrochages historiques qui mettent cette année à l’honneur Jacques Monory, Leonardo Cremonini ou Vera Molnar, on ne sait plus si la Young International Art Fair défend encore autant les young artists. Mais si ! nous assure son fondateur Romain Tichit, qui mise sur quelques signatures prometteuses tels Irene Grau chez Maus Contemporary (Alabama), Karolina Orzelek à la galerie Dukan (Paris & Leipzig) ou encore Guillaume Chamahian à la galerie Lhoste Art contemporain.
Guillaume Chamahian, Famille al-Assad, série Dictateur 2.0, 2017
Puzzle contrecollé sur Dibond, éd. de 3 + 2 ex. d’artiste • 30 × 40 cm • Galerie Lhoste Art contemporain, Arles. • Courtesy Galerie Lhoste Art contemporain et © Guillaume Chamahian
Young International Art Fair
Du 19 au 22 octobre 2017
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