Fiac, une forme olympique !
Fiac, une forme olympique !
FIAC 2017
Lumière sur la 44e édition
Alors que le Grand Palais annonce sa fermeture pour travaux en 2020, la foire parisienne réunit en majesté sous son plafond de verre les meilleures galeries d’art contemporain au monde. La nouveauté 2017 ? Le grand retour du design…
La Fiac se reposerait-elle sur ses lauriers ? Peu d’innovations en tout cas pour cette 44e édition, où se déploient 193 galeries, venues de 30 pays, mais un désir de renforcer les acquis tout en se renouvelant doucement avec une quarantaine de primo-exposants – parmi lesquels plusieurs Français, occupant désormais un quart des stands. Si les États-Unis (un exposant sur cinq) et l’Amérique latine, dans une moindre mesure, sont bien représentés, la Fiac a toujours péché par la faible présence d’Asiatiques et d’Orientaux. Parmi la quarantaine de nouveaux venus, Hyundai (Séoul) rétablit un brin l’équilibre, ainsi que Green Art Gallery (Dubai) et quelques enseignes du Maghreb, comme Selma Feriani, venue de Tunis, ou Gypsum, première galerie égyptienne repérée par les têtes chercheuses du secteur Lafayette, dévolu aux plus jeunes.
Quant à l’Afrique subsaharienne ? Malgré le travail remarquable mené avec ce continent par les galeries parisiennes In Situ et Imane Farès, elle est toujours absente. Un vide d’autant plus criant après le succès rencontré par le focus « Afrique » d’Art Paris Art Fair au printemps dernier et la foire dédiée Akaa. « J’aimerais tant que ces galeries soient présentes ! plaide Jennifer Flay, directrice de la Fiac. Mais elles connaissent une grande fragilité économique, qui, bien souvent, ne les autorise pas à faire le voyage. » Et à trouver les dizaines de milliers d’euros que coûte le moindre stand, peut-on ajouter.
On regrette également que le salon Jean Perrin, ouvert l’an passé pour rassembler les galeries œuvrant à la redécouverte d’artistes un peu oubliés des sixties aux eighties, voit sa programmation standardisée. « Mais c’est pour mieux disperser, au fil des stands, ces galeries de redécouverte », argumente Jennifer Flay.
Yona Friedman, Projet pour un musée sans bâtiment, 2017
Cerceaux • Courtesy galerie Jérôme Poggi, Paris / Photo Christophe Brachet / © Adagp Paris 2017
Grande nouveauté, le retour des galeries de design. Dans les salles laissées vacantes par l’exposition des nominés du prix Duchamp, qui a filé au Centre Pompidou, cinq marchands dévoilent leurs plus belles pièces de mobilier. Une sélection… 100 % française. « Pour cette première, je tenais à m’appuyer sur les poids lourds du secteur, tous enthousiasmés par la proposition, afin d’attirer ensuite les marchands étrangers », explique Jennifer Flay, toujours prête à réinventer la Fiac. Après le joli succès d’estime remporté par la programmation « On Site » au Petit Palais, la foire continue d’envahir son voisin d’en face avec une quarantaine de sculptures. Elle occupe aussi l’avenue qui les sépare, et la piétonnise pour permettre aux visiteurs de souffler un peu à l’air libre.
FIAC 2017
Du 19 octobre 2017 au 22 octobre 2017
Grand Palais • 7 Avenue Winston Churchill • 75008 Paris
www.grandpalais.fr
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Vue partielle de l’installation avenue Winston Churchill. Programme « On Site ».