Article réservé aux abonnés

MUSIQUE

À la Philharmonie de Paris, le metal a le diable au corps

Par

Publié le , mis à jour le
La Philharmonie de Paris explore les méandres de ce courant polymorphe à l’occasion d’une exposition inédite, toute en musique. Retour aux sources d’un genre musical qui côtoie Rodin et Jérôme Bosch.
Chloe Trujillo, Time and Eternity
voir toutes les images

Chloe Trujillo, Time and Eternity

i

Technique mixte sur toile • Coll. particulière • © Philharmonie de Paris – Cité de la musique / Photo Joachim Bertrand

« En hurlant, nous allons déchirer ton cerveau », scandait en anglais Metallica dans Hit the Lights, tube de leur premier album Kill ’Em All sorti en 1983. S’il fallait un mot pour résumer le metal, genre musical qui a émergé à la fin des années 1960 à Birmingham, ce serait l’excès, en tout genre : sons, scénographies, tenues, attitudes provocantes…

Mais alors, que peuvent bien avoir en commun le groupe Black Sabbath, dont les riffs de guitare et les vociférations vrillent les tympans, et la douceur plastique de l’Éternelle idole de Rodin ? L’une a fait la couverture et a donné son nom à un album de l’autre. Lorsque l’on parle de metal, les références à l’histoire de l’art sont en fait légion.

De la Renaissance à Wim Delvoye

Les hallucinations de Jérôme Bosch et de Monsù Desiderio comme les peintures éthérées des romantiques allemands ont inspiré les albums de The Obsessed, Machine Head ou Reverend Bizarre. Cette musique infuse à son tour chez des artistes contemporains, de Damien Deroubaix à Wim Delvoye.

Jérôme Bosch, Le Jardin des délices
voir toutes les images

Jérôme Bosch, Le Jardin des délices, vers 1500

i

Huile sur bois • 200 × 195 cm pour le panneau central, 220 × 97 cm pour les panneaux latéraux • Coll. musée du Prado, Madrid

La Philharmonie de Paris explore les méandres de ce courant polymorphe dont les ramifications se sont étendues en dehors de la sphère anglo-saxonne. Des pubs poisseux de Londres jusqu’à Tokyo, des garages de la banlieue californienne jusqu’au Togo, le mouvement est partout, réussissant même à fondre les traditions musicales locales dans ses partitions énervées.

Un courant polymorphe

Entre bande-son tonitruante, force objets et instruments, et une incontournable séance de pogo filmée lors du Hellfest – le plus grand festival de metal en Europe – et projetée sur écrans géants, l’exposition se transforme en grand-messe jubilatoire.

Arrow

Metal – Diabolus in Musica

Du 4 avril 2024 au 29 septembre 2024

Vous aimerez aussi

Carnets d’exposition, hors-série, catalogues, albums, encyclopédies, anthologies, monographies d’artistes, beaux livres...

Visiter la boutique
Visiter la boutique

À lire aussi