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Mené de longue haleine par Andrea & Magda, un duo de photographes, ce projet parcourt le monde arabe et examine la façon dont la modernité s’y modèle. Une urbanisation construite comme un décor qui attend ses personnages, des divertissements peuplés d’artifices dans le but d’attirer les touristes ou de nourrir les fantasmes des téléspectateurs… Quatre séries photos, à l’esthétique léchée, révèlent la vacuité de ces tentatives de renouveau. Où l’on découvre un monde qui, tout entier, rêve à un autre.
Andrea & Magda, Horizons occupés, 2013
© Andrea & Magda
Andrea & Magda. Horizons occupés
Du 8 mai 2018 au 27 mai 2018
Ancien collège Victor Hugo • 3 Rue Raspail • 34200 Sète
Après un travail saisissant sur la répression dans les dictatures sud-américaines (Condor, en 2014), le photographe João Pina poursuit son engagement : c’est au Brésil, coincé entre la coupe du Monde 2014 et les JO 2016, qu’il a transporté son objectif et son regard acéré. Sans détours, ses images d’un noir et blanc brûlant font éclater une réalité sociale alarmante, bien loin de l’image glamour renvoyée par le Brésil à l’ère de la surmédiatisation. Les désirs d’émancipation démocratique se heurtent violemment à l’insécurité et à la misère.
João Pina, De la série « 46750 », 2008
© João Pina
João Pina, 46 750
Du 8 mai 2018 au 27 mai 2018
Entrepôts Larosa • 1978 Avenue Gilbert Martelli • 34200 Sète
Les commémorations de Mai 68 sont partout. Un symbole de la jeunesse éprise de liberté, de fougue… Mais il y a 50 ans, comment les journalistes rendaient compte de cette actualité parfois dramatique ? En plein âge d’or du photojournaliste, le quotidien France-Soir missionne pas moins de 20 photographes pour couvrir les « événements de Mai ». Ces images, devenues documents historiques, permettent dans le parcours de scruter notre rapport actuel aux médias. L’exceptionnel fonds photographique de l’agence Roger-Viollet, dévoilé pour la première fois, aux côtés d’affiches et de vidéos d’époque, nous projettent au cœur de cette révolte populaire. Ambiance électrique.
Tony Bosco, Daniel Cohn-Bendit (né en 1945) et des étudiantes au café. En arrière-plan, le premier numéro d’Action, journal militant créé par le journaliste Jean Schalit., 8 Mai 1968
© Tony Bosco / Fonds France-Soir - BHVP / Roger-Viollet
Mai 68 par les photographes de France-Soir
Du 8 mai 2018 au 27 mai 2018
Entrepôts Larosa • 1978 Avenue Gilbert Martelli • 34200 Sète
Mauricio Toro Goya, photographe chilien, utilise la technique peu commune de l’ambrotype (négatif sur verre, présenté devant un fond noir) pour exprimer une vision tout aussi originale de son pays. Les couleurs sourdes et les reflets métallisés de ces objets précieux tranchent avec l’iconographie : trash, absurde ou kitsch. Les compositions picturales baroques de Mauricio Toro Goya, saturées de détails, agglomèrent symboles religieux, illustrations d’épisodes sanglants vécus sous la dictature, et figures typiques de la latino-américanité. Entre délire et confession autobiographique, ces images disent bien plus qu’un long discours. Une révélation !
Mauricio Toro-Goya, Mis 15 – Caprichos, imágenes rebeldes, 2014–15
© Mauricio Toro-Goya
Mauricio Toro Goya. Caprichos, imágenes rebeldes
Du 8 mai 2018 au 27 mai 2018
Entrepôts Larosa • 1978 Avenue Gilbert Martelli • 34200 Sète
En immersion auprès des yakuzas, Chloé Jafé s’est intéressée au rôle des femmes dans ces clans de la mafia japonaise très hiérarchisés et tenus par des hommes. Ses photographies en petit format, rehaussées de couleurs, de dessins ou d’écrits, montrent avec délicatesse le confinement au secret des femmes de yakuzas. Elles deviennent des objets précieux, dont le corps tatoué se dévoile, entre fierté et audace. Des images qui transcrivent l’engagement dont elles font preuve, corps et âme, mais aussi leur liberté dans un univers extrêmement codifié où elles sont souvent reléguées en arrière-plan. Chloé Jafé, Inochi Azukemasu, le don de sa vie, Entre 2013 et 2016 © Chloé Jafé
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Chloé Jafé. Inochi Azukemasu - Le Don de sa vie
Du 8 mai 2018 au 27 mai 2018
Entrepôts Larosa • 1978 Avenue Gilbert Martelli • 34200 Sète
Suite à une résidence à Sète, le photographe Stéphane Couturier livre, le temps du festival, sa propre vision de la ville : chaleur, grincements, engins de chantiers et ensembles d’habitations. Les formes se superposent et font crier les couleurs. Dans ces photographies grand format, en double exposition, la ville devient un puzzle précaire, un chaos duquel émerge fugacement harmonie et équilibre.
Stéphane Couturier, Sète #18, 2018
© Stéphane Couturier / La Galerie Particulière, Paris – Bruxelles
Stéphane Couturier. Sète #18
Du 8 mai 2018 au 27 mai 2018
Chapelle du Quartier Haut • 2 Rue Borne • 34200 Sète
Festival ImageSingulières
du 8 au 27 mai à Sète
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