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5 créations de la Design Parade qui valent le détour

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Publié le , mis à jour le
Après délibération des jurys, les lauréats des concours de design et d’architecture d’intérieur ont été sacrés le week-end dernier à la villa Noailles de Hyères. Cette année, nombreux sont les talents émergents à nous avoir impressionnés grâce à leurs objets et installations. En voilà cinq, toutes catégories confondues, visibles jusqu’au 1er novembre.

On a fortement craint l’annulation de l’événement. Mais la villa Noailles, qui doit se remettre de son endettement colossal et des accusations de dérives dont fait l’objet son ancien directeur Jean-Pierre Blanc, fait bel et bien tenir le festival Design Parade qu’elle programme chaque année pour défendre la jeune création. La présidente Pascale Mussard, dans un discours remerciant son équipe, a conclu qu’il leur fallait désormais « danser sous la pluie ».

En présidents des jurys cette année : le célèbre Espagnol Jaime Hayon pour le design (à Hyères) et le très branché Harry Nuriev pour l’architecture d’intérieur (à Toulon). Tous deux exposent leurs créations aux côtés des lauréats de l’édition précédente et, bien sûr, des finalistes en compétition, venus du monde entier. Un événement incontournable que l’on aimerait voir encore durer, évoluer et briller à travers l’Hexagone !

L’atelier sans artiste de la talentueuse Marie Gastini

Exposition de Marie Gastini à Toulon
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Exposition de Marie Gastini à Toulon, 2025

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Photo Luc Bertrand

Le peintre vient de déserter son atelier méditerranéen. Il y a laissé ses vêtements, son matériel et ses bougies. Libre à nous d’y jouer les intrus… L’artiste textile Marie Gastini, passée par la maison Hermès, a poussé son scénario jusqu’à créer un futon brodé, une douche de fortune et des pinceaux en céramique comme fossilisés dans la gouache. Dans cette salle de l’ancien évêché de Toulon, investie pour l’occasion, les murs sont couverts de plâtre pigmenté appliqué à la main… On aurait presque envie de prendre la relève !

S’endormir au printemps, la magie de Thomas Takada, lauréat à Toulon

Exposition du lauréat Thomas Takada à Toulon
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Exposition du lauréat Thomas Takada à Toulon, 2025

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Photo Luc Bertrand

Le jeune architecte et artiste a récolté des centaines de végétaux (branchages, cailloux…) aux alentours de la villa Noailles pour meubler sa pièce de l’ancien évêché de Toulon. Feuilles mortes en guise de drap, d’abat-jour, de bureau, et même de chaise ! Un seul matériau pour les structurer : des profilés standards métalliques à peine visibles qui lient industriel et fragilité du vivant. Au mur, un tableau de feuilles disposées avec soin et chacune dorée à la main… La prouesse technique de ce projet l’aura mené tout droit à la victoire. Thomas Takada a été couronné du Grand Prix Design Parade Toulon.

De la baudruche pour des vases, par l’artiste slovaque Štefan Sekáč

Exposition de Štefan Sekáč à Hyères
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Exposition de Štefan Sekáč à Hyères, 2025

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Photo Luc Bertrand

Iridescents et glossy, les vases de Štefan Sekáč attrapent l’œil par leur aspect de boudins enchevêtrés. La méthode employée ? Un moule fabriqué à partir de ballons de baudruche gonflés à bloc, assemblés et collés ensemble, dans lequel le diplômé de l’Académie des beaux-arts de Bratislava coule de la porcelaine. Leur plasticité nous intrigue tout autant que la tendance qu’ils incarnent : celle du kitsch, des objets potelés, des couleurs vitaminées. L’artiste dit chercher l’iconicité… L’aurait-il trouvée ?

La salle de bain queer de Gregor Jahner

Exposition de Gregor Jahner à Hyères
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Exposition de Gregor Jahner à Hyères, 2025

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Photo Luc Bertrand

C’est sans doute la collection la plus audacieuse de cette édition. Militante, décalée et joyeusement queer, elle se compose d’une lampe tout en rondeurs qui évoque l’émoji pêche si connoté, d’un tabouret doté d’un véritable piercing et, surtout, de toilettes rose bonbon dont la cuvette, vue d’en haut, semble tirer la langue au conservatisme ambiant. Le designer allemand cherche la provoc et c’est tant mieux, dans un monde où vont bon train les discriminations sexuelles et les exclusions sociales. Son design pop et ludique s’insurge.

Les lampes mi-industrielles mi-végétales de Simon Dupety, lauréat à Hyères

Exposition du lauréat Simon Dupety à Hyères
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Exposition du lauréat Simon Dupety à Hyères, 2025

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Photo Luc Bertrand

Malgré leur éclatante sobriété, les lampes de Simon Dupety font leur effet. Lorsque l’on s’en rapproche, on identifie tout de suite qu’elles sont constituées de dizaines de cupules de glands de chêne qui renferment de petites LED. Récupérés en forêt, ces végétaux très réguliers sont fixés sur d’élégantes structures métalliques qui traduisent l’excellence de ce diplômé des Arts Déco. Un mix entre naturel et industriel (encore) récompensé : serait-ce le signe d’une tendance à suivre ?

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Design Parade 2025

Jusqu'au 7 septembre 2025 à Hyères et jusqu'au 1er novembre 2025 à Toulon

Plus d’informations sur le site de la villa Noailles 

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