À deux pas du Louvre et de la Bourse de Commerce, le 110 Honoré est une nouvelle adresse dédiée aux plaisir des yeux, de l’esprit et de la chère, dont la direction artistique vient d’être reprise par Véronique Rieffel, déjà à la tête d’une galerie en Côte d’Ivoire. D’un côté, une galerie donc, dédiée aux artistes issus du continent africain et du Moyen-Orient, et où est présenté en ce moment le travail l’artiste togolais Clay Apenouvon, qui explore les possibilités artistiques du film plastique étirable noir. De l’autre, un restaurant – la Table du 110 – où la cheffe Ève Maillé met à l’honneur des produits bio et locaux dans des assiettes colorées, à la fois saines et gourmandes. À l’étage de la galerie, on trouve aussi un studio de yoga. Et pour finir en beauté, un speakeasy accueillera bientôt dans une belle cave voûtée du XVIIe siècle, des rencontres artistiques et littéraire… Et plus si affinités ! I.B.
Vue de l’exposition « Noirtotal » de Clay Apenouvon à la Galerie 110 Véronique Rieffel, Paris
© Patrick Laffont
Nichée entre les Arts et Métiers et la place de la République, la rue Notre-Dame de Nazareth a, ces dernières années, changé de visage. Jadis haut lieu de la vente en gros, elle est désormais l’un des spots les plus branchés du Haut-Marais, avec ses restos, ses librairies d’art et bien sûr ses galeries. Une place de choix donc, pour Lara Sedbon qui, après quatre années de nomadisme, y a installé sa galerie. L’exposition inaugurale, « Nazareth », qui permet de faire les présentations avec les artistes qu’elle représente, dévoile l’esprit que la jeune galeriste souhaite insuffler à cet espace de 150m2, principalement dédié à la création émergente… À suivre ! I.B.
Vue de l’entrée de l’exposition « Nazareth » à la Galerie By Laura Sedbon, Paris
© Bertrand Huet
Ouvert en février dernier, ce nouvel espace, lové sous une vaste verrière – d’où son nom – au fond d’une cour de Saint-Germain-des-Prés, tire son épingle du jeu en associant deux galeries, et donc deux esprits. La première, portée par Charles-Wesley Hourdé, partage sa passion pour les arts anciens venus d’Afrique et d’Océanie (l’inauguration a été l’occasion de découvrir de merveilleuses raretés), tandis que la galerie 31 Project, sous la houlette de Clémence Houdart, se tourne vers la scène contemporaine venue du continent africain et de sa diaspora. Résultat : un dialogue fécond et deux personnalités chaleureuses qui accueillent le visiteur dans ce joli lieu rénové par l’agence NeM, entre sols de béton brut et volumes immaculés. Jusqu’au 17 juin, on y découvre la carte blanche du curateur Ntshepe Tsekere Bopape, qui invite quatorze artistes, parmi lesquels Jean-Charles de Castelbajac ou Kendell Geers, à penser la notion d’hospitalité radicale. Le sens de l’accueil jusqu’au bout ! F.G.
Les Galeries 31 Project et Charles-Wesley Hourdé s’allient pour créer « Les Verrières », mêlant la scène contemporaine venue du continent africain et sa diaspora
© Nicola Brasseur
Elle a fleuri au printemps à deux pas de la place de la République. Initiée par Thomas Havet, la DS galerie a dit adieu à six années de nomadisme (ainsi qu’à son nom initial, Double Séjour) et a pris ses quartiers, entre le Carreau du Temple et le garage Béranger. Le lieu, où les cimaises blanches laissent apparaître en creux les murs originaux en pierres et en briques rouges, qui lui confèrent une atmosphère chaleureuse, se partage entre un premier espace d’exposition au rez-de-chaussée, et un autre, plus intimiste, nommé le Salon, où défilent de jeunes pousses de la création contemporaine (en ce moment, le peintre Louis Jacquot et Alison Flora – qui dessine à partir de son sang !). Prometteur ! I.B.
Vue de l’exposition de l’artiste Alison Flora à la DS Galerie, Paris
© Romain Darnaud
Implantée depuis 1997 rue des Filles-du-Calvaire, qui lui a donné son nom, la galerie des Filles du Calvaire a inauguré l’hiver dernier un nouvel espace (en plus de son adresse initiale, donc) à deux pas de là, rue Chapon. La galerie, qui représente une trentaine d’artistes, commençait à se sentir à l’étroit dans ses murs. Elle gagne ainsi 300 m2 supplémentaires sur deux niveaux, qui se déploient tout en longueur – un ancien showroom de mode niché dans une cour, et traversé par une superbe baie vitrée. On se réjouit d’y découvrir sa programmation estivale : en ce moment, un hommage à Marseille qui rassemble Jérémie Cosimi, Léo Fourdrinier et la dessinatrice Karine Rougier. I.B.
Un nouvel espace de la Galerie des Filles du Calvaire vient d’ouvrir à Paris
© Matthieu Gauchet
Du nouveau rive gauche ! Au commencement était Artdib, galerie nomade fondée par Camille Pouyfaucon. Après un an d’expositions dans l’Hexagone et à l’étranger, elle s’est installée, à son nom, rue Guénégaud, non loin des Beaux-Arts. Véritable laboratoire de jeunes artistes, l’endroit fait la part belle à la peinture, qu’elle soit figurative, comme chez Eugénie Didier ou Adrian Armstrong (à l’affiche de l’expo estivale de la galerie) ou tende vers l’abstraction, comme chez Ben Arpéa ou Mercedes Semino. Du beau monde ! I.B.
Vue de l’exposition de Ben Arpea : « Present Time », à la Galerie Camille Pouyfaucon, Paris
© Jean Baptiste Monteil
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