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Lucas Cranach dit l’Ancien, À gauche : Adam, à droite Eve, vers 1508-1510
Huile sur bois • 139,3 x 53,9 cm chacun • Coll. musée des Beaux-Arts et d’Archéologie de Besançon • © CRRCOA
Agnolo Bronzino, Déploration sur le Christ mort, 1543-1545
Agnolo Bronzino : l’élégance d’un chef-d’œuvre
Ce chef-d’œuvre d’Agnolo Bronzino (1503–1572) appartient aux collections de Besançon depuis 1545. Commandé par Cosme Ier Médicis pour la chapelle d’Éléonore de Tolède au Palazzo Vecchio, à Florence, le tableau est offert à Nicolas Perrenot de Granvelle. Le roi David annonce la mort du Christ, la sibylle d’Érythrée, sa résurrection. Les postures des personnages, la composition sophistiquée et les couleurs acides rattachent l’œuvre au maniérisme toscan.
Huile sur bois • 268,5 x 172 cm • Coll. musée des Beaux- Arts et d’Archéologie de Besançon • © Musée des beaux-arts et d’archéologie, Besançon – Photo Pierre Guénat
Simon Vouet, Anges portant les instruments de la Passion, 1624
Fragment d’un décor perdu de Simon Vouet
En 1626, le peintre français Simon Vouet (1590–1649), qui séjourne en Italie, reçoit la commande d’une grande peinture murale pour la basilique Saint-Pierre de Rome : L’Adoration de la Croix et des symboles de la Passion, qui devait voisiner avec la pietà de Michel-Ange. De ce prestigieux décor perdu, il subsiste ce grand tableau imprégné de la leçon baroque de Caravage.
Huile sur toile • 132 x 77 cm • Coll. musée des Beaux-Arts et d’Archéologie de Besançon • © Musée des beaux-arts et d’archéologie, Besançon – Photo Chipault & Soligny
François Boucher, Le Jardin chinois, 1742
François Boucher, à la chinoise
En 1740, Jean-Baptiste Oudry, directeur de la Manufacture royale des tapisseries de Beauvais, demande au peintre le plus en vue, François Boucher (1703–1770), de réaliser les esquisses des cartons d’une nouvelle « suite chinoise ». Cette commande correspond au goût des Européens du XVIIIe siècle pour l’Orient, nourri par les récits de voyages et l’importation d’objets exotiques. Cette « chinoiserie » est une libre interprétation d’une scène de toilette occidentale.
Huile sur bois • 40,5 x 48 cm • Coll. musée des Beaux-Arts et d’Archéologie de Besançon • © Musée des beaux-arts et d’archéologie, Besançon – Photo Pierre Guénat
Edme Bouchardon, Maquette pour la statue équestre de Louis XV, vers 1748-1749
Edme Bouchardon : le vice est à cheval !
En 1748, la Ville de Paris commande au sculpteur Edme Bouchardon (1698–1762) une statue équestre du roi destinée à la place Louis XV (actuelle place de la Concorde). Pendant à celle de Louis XIV réalisée par François Girardon pour la place Louis-le-Grand (actuelle place Vendôme), la statue fut détruite en 1792. Cette maquette en est la seule trace. On critiqua violemment les vertus du piédestal, qui sont à pied, alors que le vice est à cheval.
Cire et plâtre • 36,5 x 23 x 28,5 cm • Coll. musée des Beaux-Arts et d’Archéologie de Besançon • © Musée des beaux-arts et d’archéologie, Besançon – Photo Chipault & Soligny
Théodore Géricault, Portrait d’homme en Oriental dit Portrait de Mustapha, vers 1817-1819
Sous le pinceau de Théodore Géricault, une présence troublante
Fasciné par l’Orient, Théodore Géricault (1791–1824) engage en 1819 le jeune Turc Mustapha comme modèle, assistant et serviteur. Le peintre multiplie les portraits du jeune homme en héros oriental avec une verve romantique. Il s’attache aux expressions du visage, qui se détache sur un fond sombre, au regard nostalgique et lointain, aux détails orientalisants du costume, aux enroulements du turban et aux broderies des étoffes.
Huile sur toile • 59,3 x 48 cm • Coll. musée des Beaux-Arts et d’Archéologie de Besançon • © Musée des beaux-arts et d’archéologie, Besançon – Photo Chipault & Soligny
Jean Gigoux, Les Derniers Moments de Léonard de Vinci, 1835
Jean Gigoux ou la grande fresque de l’histoire de l’art
Présentée au Salon de 1835, la toile de Jean Gigoux (1806–1894), qui correspond à l’engouement pour le style troubadour et le retour à la culture médiévale, est acclamée par les romantiques. Le tableau reprend le thème de la mort du grand artiste de la Renaissance dans la demeure de son protecteur, François Ier, au Clos-Lucé, près d’Amboise. Le peintre s’est représenté à l’extrême gauche, s’inscrivant ainsi dans l’Histoire. La toile gigantesque (3 × 4,88 m) a été restaurée après être restée roulée dans les réserves du musée pendant plus de 40 ans ! Le peintre et collectionneur bisontin Jean Gigoux l’avait léguée, ainsi que toute sa collection, au musée de Besançon.
Huile sur toile • 344 x 488 cm • Coll. Musée des beaux-arts et d’archéologie de Besançon • © Musée des beaux-arts et d’archéologie, Besançon – Photo Chipault & Soligny
Gustave Courbet, L’Hallali du cerf, 1867
Gustave Courbet : réalisme monumental
Ici, pour la dernière fois, Gustave Courbet (1819–1877) utilise le grand format pour une scène de genre. Sur plus de cinq mètres de long, il dépeint une scène de chasse, peuplée de gens du village ordinaires et parfaitement identifiables. La rudesse réaliste : un cerf, attaqué par une meute de chiens de chasse, écroulé sur le sol enneigé, attendant sa mise à mort.
Huile sur toile • 355 x 505 cm • Coll. musée des Beaux-Arts et d’Archéologie de Besançon • © Musée des beaux-arts et d’archéologie, Besançon – Photo Chipault & Soligny
Félix Vallotton, Baigneuse assise sur un rocher, 1910
Félix Vallotton : un sentiment d’étrangeté
Le nu, souvent associé à une scène mythologique, est un sujet de prédilection de Félix Vallotton (1865–1925) depuis 1904. Or ici la baigneuse, peinte dans un environnement dépouillé et austère, face à la mer, est un personnage profane, ce qui ne correspond pas à la conception du nu académique. Sous une froideur formelle se détache un corps à la sensualité presque provocante.
Huile sur toile • 50 x 60 cm • Coll. musée des Beaux-Arts et d’Archéologie de Besançon • © Musée des beaux-arts et d’archéologie, Besançon – Photo Charles Choffet.
Albert Marquet, Le Vieux Port à Marseille, 1917
Avec Albert Marquet, de port en port
Albert Marquet (1875–1947) a passé sa vie à voyager, s’arrêtant chaque fois dans un port, au bord d’un fleuve, d’un lac, près d’un océan. À Paris, il peint les quais de Seine. À Marseille, le Vieux Port. Si le mouvement de l’eau le fascine, il se pose aussi en spectateur de la vie urbaine et portuaire, animant les scènes de personnages croqués dans une palette de gris, de bleus, de beiges.
Huile sur toile • 60 x 73 cm • Coll. musée des Beaux-Arts et d’Archéologie de Besançon • © Musée des beaux-arts et d’archéologie, Besançon – Photo Charles Choffet
Pierre Bonnard, La Place de Clichy, 1912
Le Paris de Pierre Bonnard
En 1912, Pierre Bonnard (1867–1947) travaille dans le quartier de Pigalle, près de Montmartre, où nombre d’artistes ont élu domicile. Ici, il adopte le point de vue du spectateur depuis la terrasse de la brasserie Wepler pour évoquer un Paris animé et plein de vie. Seize ans plus tard, il exécutera Le Café du Petit Poucet, qui, cette fois, dépeindra l’atmosphère des lieux phares la place Clichy le soir.
Huile sur toile • 138 x 203 cm • Coll. musée des Beaux-Arts et d’Archéologie de Besançon • © Musée des beaux-arts et d’archéologie, Besançon – Photo Charles Choffet
Musée des Beaux-Arts et d'Archéologie de Besançon
1 Place de la Révolution • 25000 Besançon
www.mbaa.besancon.fr
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La Tentation selon Lucas Cranach
L’un des principaux artistes de la Renaissance allemande, Lucas Cranach (1472–1553), a peint une trentaine de versions de cette scène biblique de la Tentation. Ici, Ève dépose la pomme dans la main d’Adam, et apparaît comme la tentatrice. La femme au corps longiligne et l’homme à l’anatomie parfaite reflètent la beauté idéale, avant de succomber au péché.