Monaco

La sublime villa « tatouée » par Jean Cocteau dans l’œil du photographe Mauro Restiffe

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C’est un rêve de poète entièrement couvert de fresques. Le Nouveau musée national de Monaco, à la villa Sauber, présente « Santo Sospir », un accrochage du photographe Mauro Restiffe, inspiré de la maison que Jean Cocteau habita et décora à Saint-Jean-Cap-Ferrat, entre 1950 et 1962.
Mauro Restiffe, Santo Sospir #19
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Mauro Restiffe, Santo Sospir #19, 2018

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Tirage C-print • 90 x 90 cm • © Mauro Restiffe. Courtesy de l’artiste et Fortes D’Aloia & Gabriel, São Paulo / Rio de Janeiro © Adagp / Comité Cocteau, Paris

Tout poète, cinéaste, illustrateur, dramaturge et metteur en scène qu’il était, Jean Cocteau aimait transformer les intérieurs en théâtre. Et si sa bucolique maison de Milly-la-Forêt en est le parfait exemple, l’artiste avait aussi jeté son dévolu sur la Côte d’Azur transformant une villa en havre de beauté.

Nous sommes en 1950 quand Jean Cocteau, 61 ans, vient sur les bords de la Méditerranée, à Saint-Jean-Cap-Ferrat, invité par Francine Weisweiller, richissime héritière, à passer ses vacances au soleil dans sa propriété. Cocteau a le coup de foudre pour la villa Santo Sospir, où il reviendra pendant douze ans…

Mauro Restiffe, Santo Sospir #6
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Mauro Restiffe, Santo Sospir #6, 2018

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Tirage C-print • 120 × 180 cm • © Mauro Restiffe Courtesy de l’artiste et Fortes D’Aloia & Gabriel, São Paulo / Rio de Janeiro © Adagp / Comité Cocteau, Paris

Surtout, il imprègne les murs de sa présence. Surgit un premier dessin, une tête d’Apollon, rejoint par une série de personnages entre érotisme, mythologie et douce rêverie. Progressivement, au fusain, à la peinture ou au crayon, le dessinateur « tatoue », selon ses mots, les 320 m2 de la maison d’immenses fresques, transformant cet écrin balnéaire en œuvre d’art totale.

L’âme du poète plane à Santo Sospir

Une exposition du photographe brésilien Mauro Restiffe, justement baptisée « Santo Sospir », nous déroule aujourd’hui, au sein de la villa Sauber, nouveau musée National de Monaco, cette rencontre fabuleuse entre Jean Cocteau et la villa de Saint-Jean-Cap-Ferrat.

Le parcours prend des allures de rêverie, où l’on croise chimères et songes.

Rien n’a bougé à Santo Sospir depuis la mort de Jean Cocteau en 1963, et c’est comme si les murs attendaient son retour. Tout respire ici Cocteau et transpire dans l’objectif de Mauro Restiffe. Passionné par les intérieurs modernistes, le photographe qui vit à São Paulo a eu le bonheur de séjourner seul en 2018 dans la villa, expérience inédite dont est née la série de tirages présentés à Monaco.

Mauro Restiffe, À gauche, “Santo Sospir #26” (2018). À droite, “Santo Sospir #23” (2018)
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Mauro Restiffe, À gauche, “Santo Sospir #26” (2018). À droite, “Santo Sospir #23” (2018)

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Tirage C-print • 40 x 60 cm ; 80 x 80 cm • © Mauro Restiffe Courtesy de l’artiste et Fortes D’Aloia & Gabriel, São Paulo / Rio de Janeiro © Adagp / Comité Cocteau, Paris

Cette plongée dans l’intimité de « l’Enfant terrible » est complétée par une sélection d’œuvres (dessins, peintures, tapisseries, films) réalisées par Jean Cocteau. Inspiré par les vers de Stéphane Mallarmé, et tout particulièrement l’introduction de L’Après-midi d’un faune, le parcours prend des allures de rêverie, où l’on croise chimères et songes, guidés par les images de Restiffe.

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Santo Sospir - Mauro Restiffe

Du 13 juin 2023 au 15 octobre 2023

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Villa Santo Sospir

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