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Les chefs-d’œuvre de l’art moderne du 21, rue La Boétie

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Publié le , mis à jour le
Au 21, rue La Boétie s’accumulaient des chefs-d’œuvre de l’art moderne, certains à peine sortis de l’atelier de ses plus éminents représentants. Le musée Maillol dévoile quelques-unes des pépites promues par Paul Rosenberg.
Georges Braque, Compotier et cartes
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Georges Braque, Compotier et cartes, début 1913

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À commencer par ce très cubiste Compotier et cartes signé Georges Braque, composition audacieuse qui fait voler la perspective en éclat pour donner à voir un monde imaginaire fragmenté.

Huile rehaussée au crayon et au fusain sur toile • 81 × 60 cm • Coll. Centre Pompidou, Paris • ADAGP, Paris © Centre Pompidou, MNAM-CCI / Bridgeman Images

Pablo Picasso, Nature morte à la cruche
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Pablo Picasso, Nature morte à la cruche, 1937

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Comme son ami Braque, Pablo Picasso se joue de la représentation du réel dans une nature morte à l’équilibre précaire, dont la réussite tient au contraste net et efficace des couleurs – ce tableau fera partie des œuvres volées en 1941 par les nazis dans le coffre-fort de Rosenberg à Libourne ; il lui sera restitué au lendemain de la guerre, en septembre 1945.

Huile sur toile • 46,3 × 64,8 cm • Coll. David Nahmad, Monaco • © Succession Picasso 2017, Paris

Henri Matisse, La Leçon de piano
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Henri Matisse, La Leçon de piano, 1923

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Aux côtés de Braque et de Picasso, Henri Matisse incarne le meilleur de la galerie, présent ici avec une scène intimiste et familiale où perce son talent de coloriste dans une gamme de rouge et brun des plus chaleureuses.

Huile sur toile • 65 × 81 cm • Coll. particulière • © Succession H. Matisse

Marie Laurencin, Les Deux espagnoles
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Marie Laurencin, Les Deux espagnoles, 1915

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Chez Paul Rosenberg, on croise aussi Marie Laurencin, auteur de ces Deux Espagnoles peintes lors de son exil, pendant la Grande Guerre (suite à son mariage avec un baron allemand).

Huile sur toile • 85 × 70 cm. • Coll. particulière • ADAGP, Paris © Fondation Foujita © Studio Sebert / Galerie Troubetzkoy

André Masson, Enlèvement
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André Masson, Enlèvement, 1932

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Sans oublier le surréaliste André Masson, qui décide en 1930 de rejoindre le galeriste, alors en pleine gloire et dont l’influence s’étend dans toute l’Europe et de l’autre côté de l’Atlantique.

Huile sur toile • 136,5 × 116,5 cm • Coll. Centre Pompidou, Paris • ADAGP, Paris © Centre Pompidou, MNAM-CCI, dist. RMN-Grand Palais / Droits réservés

Fernand Léger, Trois Femmes (Le Grand déjeuner)
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Fernand Léger, Trois Femmes (Le Grand déjeuner), 1921

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C’est aussi ce qui a poussé Fernand Léger à rejoindre l’écurie Rosenberg, où il présente Le Grand Déjeuner, trois jeunes femmes aux formes géométriques évoquant la machine et le monde moderne industriel si cher à l’artiste.

Huile sur toile • 183,5 x 251,5 cm • Coll. MoMA, New York • ADAGP, Paris © Digital image, The Museum of Art, New York / Scala, Florence

Cet article est paru dans notre Journal de l’expo.

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21 rue La Boétie

Du 2 mars 2017 au 23 juillet 2017

www.museemaillol.com

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