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« Loin des circuits financiers, nous avons voulu créer un salon à taille humaine, afin de revenir à des choses sincères », promet le galeriste Olivier Robert, à l’origine du nouveau salon Bienvenue, qui s’installe en bord de Seine, dans le dédale de la Cité internationale des arts. Vingt-six galeries, essentiellement françaises, participent à ce lancement, convaincues de leur rôle déterminant dans la promotion, la découverte et l’enrichissement de la scène artistique. Ce n’est pas sans rappeler l’esprit de la foire Galeristes, qui va d’ailleurs rejoindre les off de la Fiac en 2019, après une dernière édition en décembre. Bienvenue propose un format long de deux semaines permettant un approfondissement des échanges, une équipe de médiateurs étant présente la seconde semaine. Les temps forts ? Nina Childress chez Bernard Jordan (Paris) et une installation du Néerlandais Erik Mattijssen (en résidence à la Cité des arts) qui lui a été inspirée par une épicerie du quartier, à voir chez Jean Brolly (Paris). La Parisienne Caroline Smulders propose un dialogue entre les sculptures en plâtre brûlées réalisées par Tinka Pittoors et les peintures déchirées de couchers de soleil d’Emmanuel Régent. Enfin, haut lieu de l’abstraction, Oniris (Rennes) offre une exposition personnelle à Frédéric Bouffandeau, dont les tableaux et néons se superposent pour un effet des plus cinétiques.
Derek Mainella, Untitled (Lavender Pink Beige Yellow), 2017
Huile et acrylique sur toile • 145 × 130 cm • The Flat-Massimo Carasi, Milan • Courtesy Derek Mainella et The Flat-Massimo Carasi, Milan
Bienvenue
Du 16 octobre 2018 au 27 octobre 2018
Cité internationale des arts • 18, rue de l'Hôtel-de-Ville • 75004 Paris
www.citedesartsparis.net
Après avoir occupé les anciens locaux un brin déglingués du quotidien Libération, Paris Internationale, créée en 2015, investit les cinq étages d’un immeuble haussmannien. Choix délibéré des organisateurs : « Réduire la voilure pour proposer une expérience intimiste entre exposants et visiteurs. » Une variété d’atmosphères différentes témoigne des multiples identités des 42 participants, provenant de 21 pays. Elle accueille 11 nouveaux, dont A Thousand Plateaus (Chengdu) et ses six artistes chinois, Damien & The Love Guru (Bruxelles), avec un solo de Christiane Blattmann, ou encore Fons Welters (Amsterdam), qui fait dialoguer l’Américain Win McCarthy et le Néerlandais Gabriel Lester.
Jonathan Lyndon-Chase, Lover in Chair, 2017
Acrylique, marqueur, paillettes sur toile • 106 × 83,2 cm • Company Gallery, New York • Courtesy Jonathan Lyndon-Chase et Company Gallery, New York
Paris Internationale
Installation éphémère dans un appartement haussmannien du VIIIe arrondissement, Private Choice offre une nouvelle façon de vivre la relation aux œuvres dans un espace privé, et se visite comme un intérieur aménagé par un collectionneur. Les œuvres d’art et de design de créateurs du monde entier ont été sélectionnées par la fondatrice de l’événement, Nadia Candet, et son comité artistique. Pour donner le ton, le néon Your Choice d’Éric Michel est placé dans l’entrée. Le grand salon sert d’écrin aux œuvres délicates de papiers déchirés de Sophie Whettnall et aux maximes latines que Sabine Pigalle a détournées en amusantes formules érotiques gravées dans le marbre. Les tables à plateau cuivré de Sebastian Herkner sont illuminées par la guirlande de Jeanne Susplugas. Enfin, la salle à manger s’éclaire d’un magnifique lustre du designer espagnol Álvaro Catalán de Ocón.
Studio ACdO, Pet Lamp, 2018
17 abat-jour, bouteilles en plastique recyclées et fil électrique • © Enrique Romero / Pet Lamp Studio
Private Choice
Pour sa 6e édition parisienne, l’Outsider Art Fair, dédiée à l’art brut, déménage à l’atelier Richelieu, entre le Palais Royal et l’hôtel Drouot. Parmi les œuvres les plus étonnantes, les sculptures figuratives d’Egidio Cuniberti, construites avec des bâtonnets de sucettes (Rizomi, Parme), ainsi que les sculptures d’A.C.M., cathédrales ou labyrinthes créés à partir de pièces électroniques usagées, chez Pol Lemétais (Saint-Sever-du-Moustier) et Jean-Pierre Ritsch-Fisch (Strasbourg). Notons encore des boro (assemblage de tissus traditionnels rapiécés) réalisés par des anonymes japonais à la galerie Atsuko Barouh (Tokyo). Beaucoup plus établis sur le marché international, Henry Darger (Andrew Edlin, New York) ou encore Eugen Gabritschevsky (Les Yeux fertiles, Paris). De nouveaux exposants renforcent le rayonnement international du salon : Atelier Herenplaats (Rotterdam), Gli Acrobati (Turin) et Tak (Poznań), toute premi.re galerie dédiée à la promotion de l’art brut en Pologne.
Kwame Akoto Almighty God, The Miracle of Human Vision, 2016
Peinture sur toile • 120 × 120 cm • Galerie Artpool Project, Paris • Courtesy Artpool Projects
Lancée en 2010 en tant que foire de découvertes, Young International Art Fair (YIA) peine à maintenir son positionnement dans un contexte davantage concurrentiel. Avec une soixantaine de galeries, la foire affirme présenter « un panorama de la scène artistique actuelle ». Plusieurs participations étrangères intéressantes, comme la Japonaise Kamakura Gallery (Kamakura), AC Contemporary Art (Buenos Aires), Analix Forever (Genève) ou encore Persona/Curada (Berlin), qui fait découvrir Pablo Rodríguez Blanco, jeune Chilien installé à Londres.
YIA
Du 18 octobre 2018 au 21 octobre 2018
Carreau du Temple • 4 Rue Eugène Spuller • 75003 Paris
www.carreaudutemple.eu
Avec ses quatre pavillons éphémères s’enchaînant pour abriter une centaine de galeries (art moderne et contemporain, street art et design), Art Élysées reste la foire la plus éclectique. Bénéficiant d’un emplacement de choix, sur l’avenue des Champs-Élysées, elle happe le visiteur à la sortie de la Fiac. Près de 40 000 curieux s’y ruent. Dans cette 12e édition, les amateurs d’art urbain trouveront leur compte, notamment avec de récentes peintures aérosol de Speedy Graphito, des sculptures de Psyckoze 156 et des œuvres du pochoiriste C215 (Berthéas, Paris) ou encore Blek le Rat (Ange Basso, Paris). Dans la section design, on verra notamment des objets des années 1940 à 1970, dont un escalier hélicoïdal de Roger Tallon (Damien Tison, Paris) et une sélection fine de design belge, à l’instar d’un tabouret en grès signé Maarten Stuer, à l’atelier Jesper (Bruxelles).
Pascal Bernier, Accident de chasse, 2018
Technique mixte • échelle 1 • Art 22 Gallery, Bruxelles. • Courtesy Tokyoïte, Paris-Tokyo
Art Élysées
Du 18 au 22 octobre
Avenue des Champs-Élysées (de la place Georges Pompidou à la place de la Concorde) • 75008 Paris
Pour sa 4e édition, Asia Now reçoit 40 galeries soutenant la scène asiatique. Dans le cadre du 160e anniversaire des relations diplomatiques entre la France et le Japon, la jeune scène nippone est mise à l’honneur, via une plateforme conçue par l’agence Sou Fujimoto Architects. La foire accueille notamment les Tokyoïtes Cohju, The Container, Mori Yu, S.O.C. Satoko Oe, Talion et Mizuma Art Gallery qui présente l’importante installation Ground No Plan de Makoto Aida – artiste provocateur très populaire dans son pays, abordant les problèmes de l’espace urbain. L’édition 2018 est également marquée par un fort contingent de galeries chinoises, le retour des galeries coréennes, ainsi que par la présence de trois exposants venus de Makati (Philippines) : The Drawing Room, Vinyl on Vinyl et Finale Art File. Un riche programme de discussions est proposé tous les jours.
Fantasista Utamaro, Re Construct SG #1, 2018
Acrylique sur bois, or • 90 × 90 cm • Galerie Tokyoïte, Paris-Tokyo • Courtesy Art 22 Gallery, Bruxelles
Asia Now
Une association de jeunes professionnels de l’art à Paris, Juvenes Artifices, lance une plateforme pour faire découvrir la scène émergente. Trente artistes non représentés par une galerie ont été retenus pour cette première édition. Parmi les découvertes, Loup Lejeune et ses sérigraphies à la poudre d’os calcinée ou au pétrole.
Æmergence
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