L’ÉDITO

Beaux Arts Magazine célèbre ses 40 ans et envisage l’avenir en 2063 !

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C’est en mars 1983 que Beaux Arts Magazine a été créé sous l’impulsion de René-Marc Chaffardon avec deux rédacteurs en chef : l’historien de l’art et conservateur au musée d’Art moderne de la Ville de Paris Patrice Bachelard (aujourd’hui décédé) et le journaliste Jean-Louis Gaillemin.

Dès sa parution – avec en couverture un gros plan du Déjeuner sur l’herbe de Manet –, il connaît un fort succès et bouscule les revues d’art par son esprit magazine, son esprit critique, ses reportages, son intérêt pour toutes les périodes de l’histoire de l’art et l’ensemble du champ des arts visuels incluant le design, l’architecture, les métiers d’art, le graphisme

Depuis, alors que la très grande majorité des titres de presse, du fait de la diminution du nombre de kiosques et de l’avènement du numérique, connaissent une forte érosion de leurs ventes, Beaux Arts Magazine rassemble de plus en plus de lecteurs et occupe la place de mensuel culturel le plus vendu en France. Ainsi, quand la diffusion nette payée était de 60 000 exemplaires il y a dix ans, elle est aujourd’hui de plus de 72 000 (dont 55 % d’abonnés et 45 % de ventes en kiosque), réunissant chaque mois 400 000 lecteurs en France, Belgique et Suisse, avec un lectorat très diversifié.

En effet, 30 % d’entre vous ont moins de 25 ans, 40 % entre 25 et 50 ans, et 30 % plus de 50 ans. J’en profite ici pour remercier nos lecteurs mais aussi l’équipe du magazine et tous les collaborateurs extérieurs, journalistes, critiques d’art, artistes, dessinateurs, photographes ou architectes qui y participent.

Grâce à eux, nous réalisons chaque mois un magazine au style profondément contemporain, qui est exigeant tout en veillant à être accessible à tous, un magazine qui parle de tous les arts et de tous ses acteurs avec une grande liberté critique et de vrais points de vue. C’est un modèle unique au monde (et d’ailleurs Beaux Arts est, en nombre d’exemplaires, le magazine d’art le plus vendu au monde !), car partout ailleurs la presse artistique est spécialisée sur une période ou une discipline.

En cela, Beaux Arts Magazine est l’expression de l’exception culturelle française qui, quoi qu’on en dise, demeure une référence internationale. Mais ce numéro anniversaire n’a pas pour objectif une autocélébration ou la valorisation des nombreux reportages, entretiens exclusifs ou dossiers thématiques que nous avons créés et dont nous sommes fiers, que beaucoup de lecteurs ont commentés par lettre ou e-mail. Non, nous faisons ici le pari fou, entre analyses prospectives et fictions, d’envisager l’art, l’architecture, le design, le cinéma, la mode et même l’art culinaire en 2063.

Penser l’avenir pour mieux comprendre notre présent. Rédacteur en chef depuis septembre 1996, je n’ai que deux certitudes sur ce que sera Beaux Arts Magazine en 2063 : un ou une autre rédacteur·trice en chef sera aux commandes et non pas une intelligence artificielle ! Et en format papier ou sur le métavers, lu sur Mars dans la station de l’un des enfants d’Elon Musk ou sur un banc dans une rue de Paris, il demeurera vibrionnant et apprécié par encore davantage de lecteurs, tant l’art est une actualité qui se renouvelle sans cesse, tant il est vivant, politique et essentiel à l’humanité ! L’art est même sans doute ce qui définit le plus l’être humain. Bonne année 2063 !


Retrouvez dans le numéro de décembre (N°474) notre dossier spécial 40 ans « L’art en 2063 » !

 

 

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