Le Pass Culture est une application vouée à favoriser l’accès des jeunes aux arts et à la culture
© Fanny Monnier pour le Quotidien de l'Art
Dans le programme culturel de Renaissance, le pass Culture reste sur sa lancée et constitue l’élément fondamental des propositions. Réforme prioritaire du gouvernement, il s’est jusqu’ici appuyé sur une application vouée à favoriser l’accès des jeunes aux arts et à la culture, mais avait également pour objectif de diversifier leurs pratiques.
En fonction de leur âge, le dispositif leur permet de bénéficier d’un crédit (jusqu’à 300 euros pour les majeurs), de dépenser ce montant dans une palette d’offres en format physique ou numérique et de s’initier ou approfondir une pratique artistique.
Un tiers de la population hexagonale vit dans ces milieux ruraux, soit quelque 22 millions de Français – 15 % dans des bourgs et 18 % dans des zones à habitat dispersé ou très dispersé –, l’offre culturelle apparaît souvent moins dense pour eux.
Parallèlement, dans le cadre de la politique d’éducation artistique et culturelle (EAC), un volet collectif fait l’objet d’une attribution directe aux établissement scolaires, destinée à prendre en charge des activités réalisées en groupes et encadrées par les professeurs. Par ailleurs, à travers le Printemps de la ruralité, la coalition Ensemble souhaite poursuivre sa démarche de concertation nationale sur la vie culturelle en milieu rural, afin d’être en mesure d’annoncer un plan « Culture et Ruralité ». En effet, alors qu’un tiers de la population hexagonale vit dans ces milieux ruraux, soit quelque 22 millions de Français – 15 % dans des bourgs et 18 % dans des zones à habitat dispersé ou très dispersé –, l’offre culturelle apparaît souvent moins dense pour eux.
Enfin, le projet de fusion de l’audiovisuel public amorcé avant la dissolution de l’Assemblée nationale devrait être maintenu : porté par Rachida Dati, actuelle ministre de la Culture, il revendique « un audiovisuel public fort » dans un contexte marqué par la montée en puissance de groupes privés et une intensification de la désinformation. Il ne s’inscrit pas dans une remise en question du statut d’intermittent et s’oppose à la logique de privatisation annoncée par certains programmes culturels concurrents.
Rassemblement contre la fusion de l’audiovisuel public, 23 mai 2024
© Edmond Sadaka / Sipa
Face aux GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft) ou à Netflix, la volonté affirmée de la ministre de la Culture de faire naître une « BBC à la française » est soutenue par la liste « Ensemble pour la République », émanation de Renaissance. Le projet prévoit notamment la création d’une holding « France Médias » pour préparer la fusion de France Télévisions, Radio France et de l’Institut national de l’audiovisuel (INA) à l’horizon 2026.
Dans une logique de continuité du programme culturel initial, d’autres engagements devraient être poursuivis, concernant les États généraux de l’information, la circulation du spectacle vivant ou encore le patrimoine. Sur ce dernier point, la perspective de la réouverture de la cathédrale Notre-Dame de Paris avant la fin de l’année 2024 est envisagée comme un geste particulièrement fort.
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