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La Grèce récupère 351 antiquités volées

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Vue du Parthénon sur l’Acropole d’Athènes, en Grèce
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Vue du Parthénon sur l’Acropole d’Athènes, en Grèce

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© Nurphoto via AFP / Nikolas Kokovlis

Dans la nuit du 19 au 20 mai, le ministère de la Culture grec a annoncé que la Grèce allait enfin récupérer, au terme de dix-sept ans de bataille juridique, 351 artefacts datant du Néolithique à l’époque byzantine, qui avaient été pillés sur son sol. Parmi les pièces les plus notables de ce trésor retrouvé figurent une statuette en pierre blanche vieille de plus de 6 000 ans, une figurine cycladique datant d’entre 3 200 et 2 700 avant notre ère, et une statue en bronze du IIe siècle représentant Alexandre le Grand jeune.

17 000 remarquables artefacts étrusques, grecs et romains

Ces œuvres étaient en possession de l’un des plus importants marchands d’antiquités de Grande-Bretagne, Robin Symes (né en 1939). Démasqué en 2016 par les autorités italiennes comme étant l’un des acteurs clés d’un réseau international de trafic d’antiquités, qui avait nourri notamment les collections du J. Paul Getty Museum de Los Angeles, l’homme avait caché pendant quinze ans 17 000 remarquables artefacts étrusques, grecs et romains (dont de précieux vases ornés de gladiateurs et des fragments de fresques de Pompéi) dans un entrepôt du port franc de Genève, afin de les mettre hors d’atteinte de la famille de son ancien associé grec, Christo Michaelides, mort en Italie en 1999.

Vue de la salle 18 du département d’art grec et romain antique au British Museum, dans laquelle est exposée la frise du Parthénon
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Vue de la salle 18 du département d’art grec et romain antique au British Museum, dans laquelle est exposée la frise du Parthénon

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Photo Wikimédia Commons

Pour la Grèce, la récupération de ces objets représente à la fois une victoire et un maigre lot de consolation au regard des nombreuses pièces pillées qu’elle réclame. À commencer par les frises du Parthénon, que le British Museum de Londres ne semble toujours pas prêt à lui rendre, arguant les avoir achetées légalement en 1802 au diplomate britannique Lord Elgin… qui les avait arrachées au monument (dans le but, dira-t-il plus tard, de les « sauver ») avec la bénédiction des Ottomans alors au pouvoir à Athènes depuis 1458.

Trois fragments restitués par le Vatican

Au musée de l’Acropole (qui fut inauguré à Athènes en 2009 et expose les restes des sculptures du Parthénon sous la forme d’un vaste puzzle incomplet, entrecoupé de vides et de moulages en plâtre), de grands blocs de pierre tranchés témoignent du fait qu’elles ont été découpées volontairement du monument, aux côtés d’un film documentaire relatant le démantèlement piloté par Lord Elgin. En mars, le Vatican avait restitué à la Grèce trois fragments du Parthénon. Espérant, sans succès, inciter Londres à suivre son exemple…

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Musée de l'Acropole - Athènes

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