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Lignes de Nazca : 303 nouveaux géoglyphes découverts grâce à l’IA

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Un des 303 géoglyphes Nazca découverts par l’université de Yamagata (vue aérienne + AI)
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Un des 303 géoglyphes Nazca découverts par l’université de Yamagata (vue aérienne + AI), 2022-2024

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© Handout / Yamagata University Institute of Nasca / AFP

L’intelligence artificielle peut se révéler un formidable accélérateur de recherche. Des archéologues japonais de l’Université de Yamagata viennent d’annoncer, lors d’une conférence de presse tenue ce lundi 23 septembre à Lima, capitale du Pérou, que cette technologie fournie par IBM Research leur a permis de découvrir encore 303 nouveaux géoglyphes dans le désert de Nazca, dans le sud du Pérou… Ce qui double presque le nombre connu de ces mystérieux dessins tracés dans le sable il y a plus de 2 000 ans !

L’équipe de chercheurs japonais, qui ratisse la zone depuis 2004 sous la direction de l’archéologue Masato Sakai, l’a photographiée morceau par morceau en haute résolution et en vue aérienne grâce à des avions et des drones, avant de soumettre ces images à une IA capable de débusquer des tracés difficilement détectables par des yeux humains.

L’IA, un nouvel outil essentiel pour l’archéologie

Il avait fallu près d’un siècle pour découvrir les quelque 300 premiers géoglyphes avec la méthode visuelle traditionnelle.

L’identification est désormais bien « plus rapide et précise », s’est réjoui Masato Sakai. L’intelligence artificielle a en effet permis à la recherche de faire un incroyable bond dans le temps : il avait fallu près d’un siècle pour découvrir les quelque 300 premiers géoglyphes avec la méthode visuelle traditionnelle, contre seulement six mois pour mettre au jour ces 300 dessins inédits.

L’étude, validée par la communauté scientifique et publiée lundi dans la prestigieuse revue de l’Académie nationale des sciences des États-Unis (Proceedings of the National Academy of Sciences, PNAS), fait état de « géoglyphes géants de type linéaire » qui « représentent principalement des animaux », dont une orque et des camélidés, mais aussi des motifs renvoyant à des activités humaines.

Montage de 8 des 303 géoglyphes découverts par l’université de Yamagata (vue aérienne + AI)
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Montage de 8 des 303 géoglyphes découverts par l’université de Yamagata (vue aérienne + AI)

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© Handout / Yamagata University Institute of Nasca / AFP

En décembre 2022, 168 nouveaux géoglyphes (des personnages mais aussi des lamas, des oiseaux, des félins et des serpents), mesurant entre deux et six mètres de long, avaient déjà été identifiés sur ce site antique par ces mêmes archéologues grâce à l’IA.

Des dessins toujours aussi mystérieux

C’est par soustraction que ces étranges lignes, découvertes en 1927 et classées au patrimoine de l’UNESCO en 1994, ont été tracées : pour créer ces dessins gris sur fond rouge, les Nazcas – civilisation pré-Incas qui s’est développée entre le IIIe siècle avant notre ère et la fin du VIIIe siècle – ont retiré des roches et des cailloux, révélant sous forme de sillons la couleur du sol gypseux situé sous le sable.

Rituels chamaniques, calendrier astronomique, messages adressés à des entités célestes ? La signification et le but de ces dessins, appréciables seulement depuis les airs, et parfois monumentaux (un singe de 93 mètres de long et 55 de large, un colibri de 50 mètres de long), restent inconnus. L’un des plus grands mystères de l’archéologie, que ni les hommes ni l’IA n’ont encore réussi à résoudre…

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