Greg Dunn, Self reflected in violets
Neuro-Art • © Ave l'aimable autorisation de Greg Dunn
Aristote, en son temps, le soulignait déjà à propos du théâtre : l’art a une fonction cathartique. Selon le philosophe grec antique, il est ce qui nous permet d’expurger nos passions. Et les travaux les plus récents en matière de neurosciences confirment cet effet bénéfique !
Mieux, l’art serait thérapeutique. C’est l’observation qu’en fait le neurologue Pierre Lemarquis, auteur de L’Art qui guérit (éditions Hazan, 2020). Selon ce spécialiste, si la contemplation d’un tableau nous transporte, c’est notamment parce que l’art provoque des réactions chimiques dans notre cerveau. Face à une œuvre d’art, nous pouvons sécréter de la dopamine et de la sérotonine, hormones du plaisir et du bonheur.
Fréquenter les musées peut même contribuer à nous soigner. Ce que d’aucuns, du Québec à la France, ont compris ces dernières années en ouvrant leurs portes aux visiteurs/malades sur prescription médicale…
Un visiteur devant une toile
© Derick Mckinney / Unsplash
Car ces hormones, outre une sensation de bien-être immédiate, agissent aussi en profondeur sur notre organisme.
Selon les études, face à une œuvre d’art, nous activons nos « neurones miroirs », également appelés « neurones empathiques », car ils joueraient un rôle dans la cognition sociale, notamment dans l’apprentissage par imitation, mais aussi dans les processus affectifs, tel l’empathie. Conclusion : si nous avons besoin d’art, c’est parce qu’il nous aide à être en bonne santé et à nous aimer !
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