Série – Ces questions que vous vous posez sur l’art

Quelle est la différence entre art rupestre et art pariétal ?

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Publié le , mis à jour le
Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement… Oui, mais quel est le bon mot pour parler des peintures de la Préhistoire ? Beaux Arts vous dit tout dans le cadre de sa série quotidienne de la rentrée sur ces questions que vous posez sûrement sur l’art
Les lions de la caverne du Pont d’Arc, réplique exacte de la grotte Chauvet
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Les lions de la caverne du Pont d’Arc, réplique exacte de la grotte Chauvet

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© Marc Dozier / Hémis

La mise au jour de vestiges remontant à la Préhistoire fascine chacun d’entre nous. Rupestre ou pariétal : quels sont les bons mots pour qualifier les merveilles découvertes ? Faisons un petit point de vocabulaire pour mieux s’y retrouver.

Peinture, dessin, gravure ou sculpture… L’art pariétal et l’art rupestre ont tous deux comme point commun de s’exprimer sur une paroi rocheuse qui leur sert de toile de fond. Les motifs représentés, des animaux, des figures humaines et des signes abstraits, sont également semblables.

Mais alors quelle distinction ?

La différence entre pariétal et rupestre réside dans la localisation et l’exposition des découvertes. Pour résumer, l’art pariétal désigne l’ensemble des expressions réalisées à l’intérieur des grottes ou au cœur d’abris sous roche. Le mot de pariétal dérive d’ailleurs du latin scientifique paries qui signifie « mur, muraille ». Pour découvrir cet « art des grottes », il faut souvent s’enfoncer sur des dizaines de mètres à l’intérieur des cathédrales de pierre où les artistes préhistoriques ont mis à profit les anfractuosités, jouant parfois avec les formes naturelles du relief.

Peintures pariétales paléolithiques montrant des animaux dans la grotte de Lascaux en Dordogne
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Peintures pariétales paléolithiques montrant des animaux dans la grotte de Lascaux en Dordogne

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© Pictures from History / Bridgeman Images

Préservées de la lumière et des intempéries étant donné leur localisation sous abri, les peintures et gravures pariétales ont pu traverser des milliers d’années et parvenir jusqu’à nous. C’est le cas de la grotte Chauvet découverte en 1994 et abritant parmi les plus anciennes peintures pariétales vieilles d’environ 36 000 ans ! Lascaux, mise au jour en 1940 en Dordogne, est surnommée « la Sixtine de la Préhistoire » avec ses plus de 600 peintures dont ses spectaculaires taureaux, chevaux et cerfs. Enfin, dans le Lot, la grotte du Pech Merle permet d’approcher ses fameux « chevaux pommelés » datant d’environ 25 000 ans.

Du rupestre en plein air

Exécuté sur des rochers, flancs de montagnes ou sols escarpés – et systématiquement en plein air – l’art rupestre est davantage vulnérable aux conditions climatiques. Placé aux carrefours ou sur des chemins stratégiques, l’art rupestre se manifeste parfois de manière très visible.

Un guide touareg montre les girafes gravées du parc national du Tassili n’Ajjer, Oued i-n-Djerane
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Un guide touareg montre les girafes gravées du parc national du Tassili n’Ajjer, Oued i-n-Djerane

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© Gil Giuglio / hémis

D’une grande diversité, on retrouve ces formes d’expression dans le monde entier, des gravures rupestres de l’Alta (4 200 à 500 av. J.-C.), en Norvège, au vaste plateau saharien du Tassili n’Ajjer en Algérie, lequel abrite des milliers de scènes de chasse, des animaux et des figures humaines datant de 12 000 à 4 000 ans avant notre ère.

Mais, attention, encore une nuance !

Notez que les spécialistes utilisent cette distinction terminologique principalement pour la période du Pléistocène, soit jusqu’à 12 000 ans avant notre ère, ce qui correspond globalement au Paléolithique. Au-delà de cette borne chronologique, les productions artistiques « récentes » sont toutes qualifiées de rupestres !

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