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Le musée d’Orsay entame (tout en restant ouvert) une colossale métamorphose

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Le musée d’Orsay à Paris
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Le musée d’Orsay à Paris

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© Wikimedia Commons

Entre 2025 et 2027, le musée d’Orsay va se transformer de fond en comble ! Motivée par l’explosion de la fréquentation du lieu (conçu pour recevoir 1,5 millions de visiteurs annuels, il en accueille aujourd’hui plus de 3 millions, et sans cesse davantage), cette grande métamorphose nécessitant un budget de 50 millions d’euros (dont 25 qui restent à trouver auprès de mécènes) a fait l’objet d’une conférence de presse jeudi 15 juin, au cours de laquelle Christophe Leribault, président de l’établissement depuis un an et demi, en a dévoilé les grands axes…

« Rendre le musée plus vivant et populaire »

« Réorganiser les espaces pour mieux accueillir le public, recontextualiser les œuvres, et rendre le musée plus vivant et populaire que jamais », le tout « avec le souci d’être à la pointe du défi environnemental », afin que « visiter Orsay » soit « un éblouissement du début à la fin » : telles sont les grandes lignes du projet. Un programme touffu qui sera mené morceau par morceau, sans jamais fermer les portes du musée !

Les simulations des différents travaux à venir pour l’entrée du musée d’Orsay (à gauche) et l’Orangerie (à droite)
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Les simulations des différents travaux à venir pour l’entrée du musée d’Orsay (à gauche) et l’Orangerie (à droite)

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© Sophie Crepy

De grands travaux, d’abord, vont être effectués afin de rendre le musée plus agréable et adapté à son intense fréquentation : la rénovation du parvis, la restauration de la marquise d’entrée, divers réaménagements dans le hall des arrivées et le haut de la nef afin de réduire les files d’attente, d’agrandir l’accueil et de fluidifier la circulation des visiteurs, et enfin la création d’une nouvelle sortie indépendante, sur le bord de Seine. À ces changements s’ajoutera, en 2027, l’inauguration du centre de recherches Daniel-Marchesseau, qui prendra place à deux pas du musée, dans l’hôtel Mailly-Nesle. Son ambition ? Qu’Orsay devienne le leader mondial de la recherche en histoire de l’art portant sur la seconde partie du XIXe et le début du XXe siècles !

« Faire une plus grande place aux questionnements contemporains »

Et ce n’est pas tout : au fil d’un grand redéploiement des œuvres, qui a déjà commencé et se poursuivra étape par étape au cours des trois ans à venir, le parcours sera entièrement repensé pour parler à un public plus large, offrir davantage de clés de compréhension et « faire une plus grande place aux questionnements contemporains ». Auparavant présentées par mouvements artistiques, les œuvres seront donc réaccrochées de façon thématique pour se focaliser sur la manière dont elles se lient aux grands bouleversements de la période (démocratie, colonisation, progrès de la science, émancipation des femmes…) qui résonnent avec les problématiques d’aujourd’hui.

Hortense Belhôte sera en résidence au musée d’Orsay en 2024
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Hortense Belhôte sera en résidence au musée d’Orsay en 2024

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© Julien Benhamou

Le cinquième étage sera toujours consacré aux impressionnistes et postimpressionnistes, mais s’enrichira d’une réflexion sur la naissance de l’art moderne.

Après une introduction sur la naissance de la modernité, trois grandes notions ouvriront ce nouveau parcours dans la nef : les débuts de la mondialisation, le peuple et les mouvements révolutionnaires, puis le rapport à la nature à l’heure de l’ère industrielle. Viendront ensuite des focus sur la peinture d’histoire et le nu, puis un accrochage dense à la manière des Salons de la fin du Second Empire, suivi d’une exploration des thèmes de la ville et de la guerre. Le second niveau du musée sera, lui, consacré à « l’entre-deux siècles », avec notamment l’Art nouveau, les spiritualités fin-de-siècle et une présentation spécifique dédiée à la place grandissante des femmes dans le monde de l’art.

Un programme (encore) plus riche

Pas de panique : le cinquième étage sera toujours consacré aux impressionnistes et postimpressionnistes, mais s’enrichira d’une réflexion sur la naissance de l’art moderne et les mutations du monde de l’art, comme le développement du marché et des expositions indépendantes. Enfin, le pavillon Amont sera dédié aux grandes collections modernes et accueillera à terme les donations Marlene et Spencer Hays (293 œuvres) et Philippe Meyer et Marcie-Rivière.

Une exposition immersive qui reconstitue la première exposition impressionniste

Josépha Madoki dans la salle de l’Horloge au musée d’Orsay, Paris
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Josépha Madoki dans la salle de l’Horloge au musée d’Orsay, Paris

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© Julien Benhamou

À chaque niveau, les visiteurs trouveront en complément un espace dédié à la présentation des collections d’arts graphiques et de photographies, et des accrochages temporaires en lien avec les thèmes abordés. En prime, les grandes expositions à venir – dont une, à partir du 24 mars 2024, sera immersive et reconstituera en réalité virtuelle la première exposition impressionniste de 1874 – seront complétées par de nombreux programmes pour enfants, pour les jeunes et les familles (visites guidées, jeux de piste, ateliers…), ainsi que des spectacles mêlant danse, chant, musique, funambules et acrobates, qui accorderont autant de place à la danse classique et au chant lyrique qu’au rap, à l’électro et au waacking. Le musée d’Orsay nouvelle génération est en marche !

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